Découvre les Portraits des Adhérents à la CASIM33 au travers de quelques questions :

1) Ton parcours motard:
(ex: comment es-tu venu à la moto, année de permis, kilométrage parcouru, motos conduites, expériences, frayeurs, accidents, chutes, difficultés, grands voyages, destinations exceptionnelles…)

2) Pourquoi es-tu venu(e) à la CASIM ? (Comment l’as-tu connue ? Qu’en attendais-tu ?)

3)Que t’a-t-elle apportée ?

4)Si tu es un deuxième année et +, pourquoi te ré-inscrire?

5)Si tu as un(e) passager(e), quelles remarques depuis que tu es CASIMir?

6)Si tu es un Encadrants & Cie, pourquoi t’investir dans cette asso’?

Si tu es CASIMIR et que tu souhaites aussi partager tes propres réponses tu peux les envoyer ici : communication.casim33@gmail.com

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Florian vous présente Christophe alias GANA99 qui roule en Kawa Versys 650 1. Ton parcours motard ?Je suis venu à…

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Portrait d’Olivier M,

qui roule en VERSYS 1000

1) Mon parcours motard

J’ai commencé la circulation en deux roues avec une mobylette de 18 à 21 ans sur une MBK Magnum. J’ai effectué je pense 12000km en 3 ans.

Depuis l’âge de 30 ans, je rêvais d’avoir une moto. J’ai franchi le pas à 37 ans en commençant à prendre 8 heures de cours pour rouler en 125. J’ai acquis une Kawasaki KMX, avec laquelle j’ai roulé environ 10.000km en 4 ans.

L’envie de passer le gros cube a été plus forte, et j’ai obtenu mon permis en 2012.

J’ai aussitôt acheté une Yamaha FZ6, avec laquelle j’ai roulé environ 12.000km en 4 ans, c’était jusqu’en 2017.

J’ai investi pour un trail routier une Kawasaki Versys 1000. J’ai fait 8000km en 18 mois avec celle-ci. Je sors plus en groupe et avec les copains tout en allant de temps en temps avec au travail.

J’organise et j’encadre des sorties motos au sein de mon comité d’entreprise depuis 3 ans. J’aime sortir avec mes potes comme cette année nous avons fait à 6 motards , un week-end au Circuit de Barcelone pour le grand prix GP. 

Je n’ai eut aucun accident, je touche du bois, avec ces véhicules. Hormis deux ratés où j’ai été contraint de poser ma FZ6 au sol.

L’un c’était à un rond-point où j’ai calé au démarrage, roue tournée !

Et l’autre en voulant monter un trottoir avec un angle trop fermé. Dans ces deux cas je ne suis pas tombé parce que j’ai eu le temps de sauté de la moto.

Mon rêve ou plutôt mes rêves seraient de faire un trip moto en Irlande , en Ecosse et en Corse, mais mon épouse n’apprécie pas assez la moto pour faire autant de route…

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’ai connu la CASIM grâce à Patrick et Griselda, qui ont participé à deux sorties que j’ai organisé.

J’ai souhaité intégrer la CASIM, pour mieux appréhender la circulation avec ma moto, travailler l’équilibre et les virages avec elle.

3) Que t’a-t-elle apportée ?

La CASIM m’a apportée une meilleure aisance à la conduite de ma moto, moins d’appréhension à aborder les virages et une vigilance accrue sur mon environnement et les autres usagers de la route.

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Portrait de Daniel A.

qui roule en Kawasaki ER-6N

1. Ton parcours motard ?

Deux roues, un moteur ? Le premier c’était à 15 ans avec une Honda MTX 50 (trafiquée pour aller plus vite… mais finalement elle était surtout plus… en panne !).

Une anecdote, le moulin tournait tellement vite que je bloquais le compte-tours, le câble de celui-ci d’ailleurs en avait rendu l’âme…. Et cette odeur d’huile qui me suivait partout …

Un jour, j’ai 16 ans et mon « superbe équipement » (short, tee-shirt!) ne me dissuade pas un instant de sauter sur l’occasion de pouvoir essayer un 600XT, en portant ma petite copine de surcroît (ma future épouse). Un moment de folie… Ce jour là, j’en suis certain, c’est fait pour moi… dès la majorité, j’aurai le permis gros cube et une moto moi aussi !

Je suis pompier volontaire dès mon adolescence. Quand j’ai 18 ans, un drame me touche de près, arrête tout net mon projet : mon meilleur ami périt dans un accident moto. Impossible pour moi alors d’envisager le deux roues.

Mais 20 ans plus tard, les autres projets de vie aboutis, la quarantaine approchant, l’exemple dans mon entourage de personnes touchées par la maladie ou d’autres drames, je me demande : « Et moi, à présent, si je pouvais faire quelque chose qui me fasse vraiment plaisir tant qu’il en est encore temps ? ».

Tout à coup, c’était comme une évidence : le permis moto ! C’était aussi pour mieux comprendre la passion de cet ami perdu trop tôt ainsi qu’un autre pote qui a fait des championnats de moto-cross.

Direction le code, pas de souci particulier. Le plateau obtenu au deuxième passage (à cause d’une sombre histoire injuste la première fois, mais bon…)

Nous sommes en février 2017 quand j’obtiens le précieux sésame, l’autorisation d’utiliser mon ER-6N commandée avant même la finalisation du permis, c’est dire que je n’avais pas de doute sur le fait d’aller jusqu’au bout… j’avais déjà assez attendu !

Depuis, j’ai dû parcourir environ 30.000 km.

Des moments « oups » ? Un jour, je béquille sur un caillou, ça ne tient pas, la moto me tombe sur la jambe, j’en suis quitte pour une poignée d’embrayage et quelques égratignures… Depuis, je fais attention où je béquille ! Il m’est arrivé une ou deux fois de déclencher l’ABS lors de freinages sur route mouillée, sur bandes blanches, mais pas au point de chuter, juste une petite sueur. Une boite à roues qui se déporte pour doubler sans clignotant à 130 km/h sur l’autoroute après Virsac alors que je la dépassais.

Mon meilleur souvenir en moto ? Mon tout premier cours de pratique.

C’était un sentiment particulier, celui que j’avais franchi une étape importante. Ce n’était encore que quelques tours de roues sur la piste. Le début du commencement. Mais à cet instant, j’allais à la rencontre des sensations sûrement éprouvées par mon meilleur ami. Je prenais pleinement conscience de cette griserie que provoque le fait de maîtriser un tel engin. Je me souviens de ces fois où il me portait sur route viroleuse et je comprends mieux l’éclat du plaisir dans son regard. Et même si je doute un jour être capable de pencher autant qu’il le faisait dès lors, je saisis l’euphorie que peut générer la moto. Ce premier jour de cours est celui qui symbolise que son départ ne me paralyse plus !

Je n’ai d’autre objectif en moto que de pouvoir en faire longtemps.

Profiter de l’instant présent. Le simple fait de sentir le vent, les odeurs… Ça peut paraître trop simple mais c’est pourtant ce qui m’anime.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Pendant les heures de cours pour le permis, je me suis vite aperçu qu’on nous prépare surtout à passer le permis, mais pas forcément à la réalité de la conduite. Je cherchais donc à me perfectionner et ce dès le début. J’ai trouvé le site de la Prévention Routière et en fouillant le net, je suis tombé sur celui de la CASIM.

Sur liste d’attente plusieurs mois avant la rentrée, j’ai pu servir de cobaye aux aides-moniteurs qui préparaient leur CAMABC (diplôme de formateur). Un aperçu de ce qu’est une CASIM !

3. Que t’a t’elle apportée ?

Premièrement des personnes comme moi qui se posent de drôles de questions, des animateurs super chouettes, une convivialité…

En quelques mois, je perçois une meilleure maîtrise de l’embrayage, du régime moteur, de l’équilibre et surtout ce foutu regard !

Je suis plus vigilant aux véhicules qui peuvent se déporter. Je suis sensibilisé à la trajectoire dite de sécurité qui permet de mieux anticiper les risques, tel qu’un usager qui coupe un virage dans la voie d’en face.

Surtout elle répond à mon besoin de sécurité.

4. Tu as des passagers, qu’ont-t-ils remarqué depuis que tu es CASIMir ?

Oui, ma femme, mes enfants et ils ont remarqué que ma conduite était plus souple donc plus agréable pour eux.

Depuis que je suis CASIMir, ils remarquent que ça a un peu calmé l’euphorie, moins de prise de risque, j’ai une conduite plus responsable.

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Portrait de Jean-Thomas M,

qui roule en CBF600

1) Ton parcours motard

Devenir motard, toute une histoire ». Je ne suis pas motard, je ne cesse de le devenir et ce, dès mes premiers tours de roues sur la mob / scooter des copains du lycée. Un jour, me disais-je… Et ce jour vint enfin: ma 103 clip dans les mains, je découvrais le plaisir de traverser la ville le samedi matin pour aller en cours. Pas un chat dans les rues et le doux plaisir de filer par les rues endormies. C’est aussi le temps de la prise de conscience du risque et du sens de la responsabilité qui l’accompagne. Le passage du permis B a éclipsé pour un temps cette magnifique sensation gyroscopique.

10 ans plus tard, me voilà en Thaïlande avec un pote, et nous décidons sur un coup de tête, de faire un road trip de 10 jours vers le triangle d’or et la frontière birmane. Je rougis aujourd’hui de l’inexistence de mon équipement mais dieu que c’était bon d’enfourcher ce destrier cross de 250 cc les cheveux au vent, le sac à dos sanglé sur la selle. Routes nationales, chemins de terre, villes, notre liberté était totale: journée rythmées par les paysages et les « Sawadi crap » (Bonjour en Thai) aux enfants que nous croisions sur les routes. Expérience rééditée 2 ans plus tard au Laos, le virus m’était revenu.

L’âge d’homme étant là, je procrastinais le passage du permis A en pensant aux risques inhérents à la moto. La passion a été plus forte et je me suis décidé. Permis A passé sans encombres, j’achetais ma première moto (Suzuki 500 GSE). Achetée en plein hiver, j’ai été bien timide à l’utiliser. Ceci m’a donné le temps de m’intéresser à la mécanique. En attendant de prendre le courage de rouler et, guider par un pote, je commençais à réaliser moi-même les premiers entretiens: chaîne, vidange, plaquette, liquide de frein, huile de fourche, j’ai même refait l’équilibrage des carbus.

Les beaux jours arrivant, j’enfourchais de plus en plus régulièrement ma petite bécane bleue. Me sentant encore très « bébé nageur », je décidais de plonger dans le grand bain et faire ma première traversée: parti de Paris, je traversais par les départementales la Beauce, la Creuse, la Corrèze, le Périgord, la Gironde, puis remontais vers la Loire pour boucler cette première virée de 1200 km. Ce premier trip m’a donné la confiance, sans doute trop, car rapidement après j’eus mon premier accident: roulant énervé, je pilais du frein avant pour éviter le choc avec une voiture m’ayant grillé une priorité au feu. Le prix de cette leçon d’humilité a été une clavicule cassée en 3 morceaux, 1 plaque, 5 vis et 1 mois d’immobilisation. Ayant opté pour une moto plus sûre (Honda 600 CBF avec ABS), je transformais radicalement mon comportement au guidon: plus calme, plus anticipé, plus prudent.

Moto et mécanique étant pour moi intimement liés, j’ai continué à me former pour restaurer ma première bécane: une Yamaha 535 de 91 (Trop fier). Un solex 5000 suivra par la suite.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Aujourd’hui, je me sens plus serein au guidon et malgré les 15000 km parcourus, je mesure encore tout l’apprentissage qu’il me reste à faire. Je perçois également de plus que la communauté motard n’est pas un vain mot: nous empruntons une évolution similaire dans notre décision de devenir motard (appréhension, plaisir, partage…). C’est dans cet esprit que je me suis inscrit à la CASIM: recevoir et partager des connaissances et savoirs faire afin de continuer à devenir un meilleur motard.

3) Que t’a-t-elle apportée ?

Étant encore un newbie, j’attends la fin de l’année pour faire le point. Cependant je sens déjà l’influence sur ma conduite, particulièrement sur l’attention portée à mes trajectoires et à l’anticipation en conduite.

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Portrait de Claude S,

Président de la CASIM 21 et Président CASIM France (2019),

qui roule en Honda Pan European 1300

 

1) Ton parcours motard :

Je suis venu à la moto en roulant avec quelques camarades de lycée qui roulaient en « 4 pattes honda » (CB 750), CB 125, et CB 350 Honda et qui m’emmenaient comme passager pour assister aux grands prix moto (Le Castelet, Spa,…)
J’avais alors 16 ans et c’est avec eux que j’ai appris à conduire (sur route avant de passer le permis)
J’ai alors passé le « très difficile » permis A à 17 ans après 1 heure de moto-école pour apprendre à passer les vitesses du scooter 175 de la moto-école.
En septembre 1971, j’ai alors réussi l’examen (code et conduite le même jour) avec l’épreuve de conduite consistant à parcourir 300m de part et d’autre d’un croisement d’où l’inspecteur pouvait nous contrôler.
Dès lors, je pouvais conduire tout type de moto, y compris les mythiques CB750 super puissantes de 70cv.

A l’issue des études, j’ai pu m’acheter ma première moto, une 125 XLS Honda, et enfin apprendre à conduire en prenant mes premières expériences sérieuses.
A la suite, j’ai pu conduire V50 Moto-Guzzi, R65 BMW, K75 BMW, 350DR Suzuki, Deauville 650, Pan European 1100.
En ce qui concerne le kilométrage annuel, il a varié énormément entre les périodes avec ou sans enfants.

Aujourd’hui je suis en Honda Pan European 1300, oui, je reste fidèle à un V4 souple et agréable à tout régime.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Lors mon départ en retraite, j’ai eu besoin de garder des activités et surtout des responsabilités en fonction de mes centres d’intérêt.
Le thème de la sécurité routière et la transmission des compétences m’ont dirigés vers la CASIM que j’ai connu grâce au président fondateur de la CASIM 21.

3) Tu es un Bénévole, pourquoi t’investir dans cette asso’ ?


Après une année comme adhérent, j’ai pris des responsabilités au sein de la CASIM 21 puis la présidence. Cela m’a amené à devenir Vice Président CASIM France l’an dernier et à présent Président CASIM France.

Dans le même temps, je suis devenu IDSR (Intervenant Départemental Sécurité Routière) toujours dans la même optique de baisse de la mortalité des motards en particulier.

J’aimerai beaucoup pouvoir facilement toucher les motards débutants, en particulier les jeunes, ou les motards occasionnel sur la Côte d’Or qui reste une région où la moto est utilisée en loisirs et non par nécessité comme nous pouvons trouver dans les grandes agglomérations.

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Portrait d’Olivier D

qui roule en H.D. Fat Bob 1584

1. Ton parcours motard ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé la moto.

J’habitais la campagne parisienne quand mon grand-père m’a donné une Motobécane orange. Je n’avais donc pas plus de 8-10 ans quand je faisais mes premiers tours de roues dans les champs. Puis j’ai eu un PX 50… très moche. J’ai aussi roulé avec la Yamaha DT 50 MX de ma sœur.

Le deux-roues, c’est finalement une histoire de famille. Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris que mon grand-père avait son permis moto (et pas le permis auto) car je ne l’ai jamais vu que sur des petits deux-roues (mob, 125…). Mon père aussi a tous les permis, mais il ne s’est remis à la moto qu’une fois que je suis moi-même devenu motard en gros cube. Est ce que l’influence transpirait quand même ? Je ne sais pas. Mais mon souvenir, c’est qu’avant l’âge d’en avoir le droit, je roulais régulièrement sur des deux-roues motorisés (à la campagne, il y a fort longtemps…), notamment pour entraîner mon père qui faisait de la compétition vélo. Et puis j’ai eu 14 ans !

Donc la liberté… et je commençais à être déjà bien infecté par le virus car tout était prétexte pour faire un tour avec la Yamaha DT50.

Tous les mercredis, je partais chez mes grands-parents en passant par la forêt et routes, soit 100 km aller-retour. J’ai eu aussi un 125 TS de Suzuki avant la majorité.

En 1990, à 18 ans, j’ai passé mon permis voiture parce que c’est important et utile, mais j’ai enchaîné directement le permis moto ! Je l’ai obtenu après dix heures de leçons car ce n’était pas obligatoire d’effectuer les 20 heures minimum à cette époque.

Mon père avait retapé un GPZ 750 ZX de 1983 : aussi souvent qu’il ne l’utilisait pas, j’étais dessus. A défaut, je continuais d’utiliser une 125 SR. Quoi qu’il arrive, je roulais tous les jours avec ces deux machines durant cinq ou six ans.

Puis j’ai eu un ZXR 750 de 1993 durant trois ans. J’ai eu l’occasion de rouler sur le circuit Carole et j’admets que j’avais le goût de la vitesse. Un peu trop sans doute. Je me suis d’ailleurs demandé s’il ne fallait pas que j’arrête de rouler sur la route. J’ai essayé de me ranger… dans une Clio, mais même la 125 me faisait alors envie et la Clio restait au garage ! L’appel du guidon était plus fort.

J’ai cherché une moto plus « pépère ». J’ai choisi un R100R de 1993 chez BMW… très moche… violette. J’essayais vraiment de soigner mon addiction à la moto ! Elle n’avançait pas, elle n’avait pas de frein moteur… pfff, sa seule qualité était d’avoir des valises ! Avec elle, j’ai découvert le plaisir de n’avoir plus de sac sur le dos. Je ne l’ai pas gardée un an…

Puis j’ai eu un R60/5 de 73 (l’arrière grand-mère de la R100R, mais avec beaucoup plus de caractère). Cette moto à kick avec le compteur dans le phare était très vivante et attachante. Même si elle ne roulait pas si vite, elle procurait beaucoup de sensations. Mais il fallait être très attentif à son entretien comme c’est souvent le cas avec les machines anciennes. Avec elle, j’ai eu aussi l’occasion d’une expérience très particulière dans l’univers de la moto : le side-car !

Rouler avec ce poids mort sur le côté, dépourvu de frein, était une vraie gageure. Il m’a fallu au moins 3.000 km pour m’habituer à ses us et coutumes. Tout le comportement de la machine s’en trouve perturbé : accélération, freinage, virage… Il faut réapprendre à conduire autrement. J’ai réussi à convaincre ma femme (qui ne l’était pas à l’époque) de m’accompagner en vacances de Paris à Annecy, puis Aix les Bains, Gap , Chamonix… et retour, le tout en camping. Mais c’était sans compter un été particulièrement pourri : même dans le side, elle était en vêtements d’hiver… pas de quoi la rallier à la cause de la moto !

Puis nous sommes allés habiter à Grenoble et avec l’arrivée de nos trois enfants, j’ai forcément fait moins de moto : seulement pour aller travailler quand nous n’étions pas sous la neige.

Au bout de 11 ans de bons et loyaux services, cette machine déjà ancienne méritait de prendre sa retraite. Comme je cherchais sa remplaçante, une moto qui me donne des sensations sans être brûle-permis, un copain m’a convaincu d’essayer une Harley-Davidson. La Road King avec sacoches était jolie, mais pas aussi amusante à conduire que le Fat Bob que j’ai choisi, c’était en 2012.

Bien que mes enfants soient montés sur la BMW (avec ou sans panier), à l’arrivée de la Harley, ma femme ayant peur de l’accident a opposé un veto afin probablement de les éloigner du virus moto. Et finalement, en arrivant à Bordeaux, ils n’ont été autorisés à y poser leurs fesses que pour de courts trajets et seulement pour une question logistique (patinoire-maison), par nécessité.

Des blagues en moto. Évidemment !

A mes tous débuts, avec le GPZ, je démarre sur une route pleine de boue à cause de travaux. Je le dis « il me semble que ce serait plus prudent de ralentir, vu le revêtement ». Je freine… avec le frein avant : je me retrouve le nez par terre avec quelques petites réparations à faire.

Une autre fois, j’étais à la fac’, j’avais l’habitude de remonter les files de voitures, mais cette fois, je reste sagement dans la file de voitures. Évidemment, ça ne roulait pas vite du tout. Comme je me méfie, je jette un œil dans mon rétro pour m’assurer que personne ne vienne m’emboutir (qu’on m’a bien vu). Mais pendant cette poignée de secondes, ça pile devant moi ! Je dois freiner fort sur une route bosselée, je finis donc par terre… avec la moto en panne, cette fois !

Toujours avec ma première machine gros cube (le GPZ), je roule avec des pneus pour usage sur circuit (moto achetée comme ça), ils sont plus larges à l’arrière et gomme ultra tendre. Mais quand je repasse à des pneus d’origine, sur route mouillée, dans une courbe, je découvre un comportement de ma machine inédit : elle décroche d’un coup ! Cette fois, c’est plus sérieux : fracture du genou, luxation de l’épaule.

Surtout je suis perplexe parce que cette fois, je roulais pas vite du tout, bien moins que d’habitude.

Mes meilleurs souvenirs moto ?

Avec la ZXR, une petite semaine en Angleterre avec un passager. Bon, ça limite les bagages et même s’il est très difficile de se garer à Londres où on ne peut pas se mettre sur un trottoir et qu’il faut sans cesse se souvenir tout ce que la conduite à gauche perturbe nos habitudes, c’était un chouette voyage.

Mais le meilleur, c’est ces 3.000 km en trois semaines en camping avec Madame et ce, même si l’amortisseur du side a lâché en montant le col du Galibier en cours de route. Et malgré les conditions climatiques exécrables, ce voyage est le seul vrai périple à moto que j’ai fait.

De plus, ce fut une des rares fois où j’ai pu partager ma passion avec mon épouse et pour quitter la région parisienne en prime (prospection avant ma mutation) !

Dans mes rêves, je voyage en moto, je découvre notre planète. D’abord l’Europe, mais aussi l’Amérique du Sud en priorité… et si c’était avec ma femme, alors là…

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Quand j’étais dans le Vercors, j’avais entendu parler par des amis motards des journées de perfectionnement avec les gendarmes. Mais je n’ai jamais pu y participer.

Arrivé depuis un an seulement en Gironde, je me suis demandé s’il y en avait aussi ici. En fouillant sur le Net, j’ai trouvé le site web de cette asso’

( http://c33.casim-france.fr/ ).

Depuis ma blessure au genou, j’ai été contraint de choisir une moto avec commandes avancées (une des principales raisons de mon immersion dans le monde HD). Mais c’est aussi une autre façon de conduire, avec des appuis en moins pratiquement, et du coup, pas toujours l’impression de maîtriser ou piloter correctement. De plus, je suis passé de la campagne au monde urbain… Je suis venu à la CASIM parce que je pensais pouvoir acquérir quelques astuces pour mieux négocier les virages, entre autres.

3. Que t’a-t-elle apporté?

Premièrement, la bonne humeur : c’est ce qui se dégage de cette association, de ses bénévoles, des CASIMirs et j’en suis enchanté.

Concernant le pilotage moto, ça m’a permis de reprendre les bases (d’autant que mon apprentissage s’est limité à apprendre les parcours rapides et lents du plateau).

L’enseignement de la CASIM m’a permis de trouver des réponses à beaucoup de questionnements sur le pilotage. La plus importante pour moi fut la décontraction et le positionnement des avant-bras et des poignets, avec effet immédiat lors de l’application de la correction !

Mais il y a plein de petites choses auxquelles on ne pense pas, que les exercices des Casimirs nous permettent d’attirer notre attention sur leur importance ou tout bêtement de découvrir.

C’est donc un enseignement qui je pense est profitable à tous, à la fois aux débutants qui ont encore pas mal de choses à découvrir comme aux moins débutants qui ont soit pas tout appris, soit mal appris, soit tout oublié… ou encore pris ou appris plein de défauts !!

4. Pourquoi te ré-inscrire ?

Je n’en suis pas encore là, mais je peux donner la réponse en avance.

Avant que le pilotage parfait devienne automatique, de l’ordre de l’inconscient, il va s’en passer des années ou décennies ! Et donc je pense qu’il sera nécessaire de poursuivre les bons conseils des grands chefs CASIMIRS pour continuer à m’améliorer.

Et puis, qu’est-ce que je m’amuse sur chaque journée CASIM !!! Donc mis à part le fait qu’il n’y ait pas assez de place pour accueillir de jeunes pilotes ayant besoin de formation, je rempilerai.

5. Et ta passagère ?

Et bien, comment dire… Elle n’est pas encore encline à suivre son beau chevalier sur mon beau cheval mécanique. Je la joue donc en solo.

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Portrait de Gisèle C

qui roule en Gladius

1. Ton parcours motard ?

En 1989, avant de divorcer, une envie commune avec mon ex-mari nous a fait nous inscrire dans une moto-école de la banlieue parisienne pour passer le permis moto. Entre une moto trop haute et un moniteur qui ne pensait qu’à râler dès que je la faisais tomber, mon rêve s’est vite arrêté et rangé au placard pour d’autres priorités.

Je me suis remariée et aujourd’hui avec Dom, je partage ma nouvelle vie dans une nouvelle région. Nos enfants ont grandi et sont tous partis du foyer.

Ma fille décide de passer son permis moto et l’obtient en 2008.

Habitant sur Paris, elle ramène sa première moto chez nous, ce qui ne laisse pas Dom indifférent – possédant déjà le permis, il se laisse tenter par l’achat d’un Z750. Tous les deux m’ont donné l’envie de remonter sur une moto. J’achète une Kymco 125cc, style custom, mais sans reprendre de cours, mes sorties n’ont pas été très réjouissantes, c’est alors qu’ils me poussent à passer le permis (mon mari et ma fille).

Beaucoup de questions, je suis trop vieille pour cela, trop petite, rien que d’en parler, la boule au ventre me prenait. ALLEZ, on essaye!

D’abord le premier contact – très important pour moi, j’ai téléphoné à plusieurs moto-écoles et seule celle de Mérignac CER de Capeyron me donne bonne impression. Je prends RDV avec eux. Eux, c’est Corinne la secrétaire qui est aussi la femme de Franck, le moniteur. Dom m’avait accompagnée à ce premier rendez-vous, on a conclu pour signer ce pari fou et ce rêve de « gamine » en février 2010.

Tout au long de mes cours, Franck ne m’a jamais découragé. Même la fois où il a voulu m’expliquer « embrayage et accélération », et là je l’ai éjecté de la moto en arrière, et il s’est retrouvé la tête directement sur le béton. Certes, il n’avait pas le casque, mais jamais cela ne lui était arrivé d’avoir une élève comme moi. On a fini le cours à l’hôpital, quelques points de suture. Convaincue qu’ils me diraient « Gigi, laisse tomber, la moto ce n’est pas pour toi ». Et bien NON, autant Corinne que Franck m’ont redonné rendez-vous et m’ont dit : « On reprend à zéro ». C’est peut-être là que j’ai eu un déclic, une confiance et pas le regard sur une « incapable ».

Il m’a fallu six passages au permis, beaucoup de soutien de ma petite famille et de l’encouragement de mon moniteur pour enfin décrocher ce permis en avril 2011.

Je peux respecter ma promesse d’aller au travail avec ma Gladius qui attendait sagement dans le garage dès le lendemain de mon permis. J’ai un peu la trouille, mais ça se passe bien quand même.

Les accidents importants de mon mari et de mon fils m’ont démontré l’importance de l’équipement. Pour autant, je continue de rouler mais peu, et le doute subsiste, environ 20 000 km en sept ans.

Tout récemment, lors du « week-end 1000 virages » : l’ouvreur a fait un tout droit dans un virage. Il a freiné, mais sa roue est tombée dans le fossé. La copine qui le suivait a très bien réagi en continuant sa route, mais moi en tournant, je me suis aperçue qu’à droite, il y avait « quelque chose » de rouge et je l’ai bien regardé… alors j’ai pris le même chemin. Ce fossé en bord de route a réceptionné ma moto en contrebas et moi j’ai été éjectée de la moto.

Merci l’airbag !

La veille, Olivier avait voulu me montrer sur la route un serpent, j’ai pris ça pour un bâton de bois. Peut être parce qu’il n’était pas rouge, je ne l’ai pas bien vu ??? J’aime bien le rouge (je rigole). En voiture, tu peux te permettre de jouer la curieuse, mais en moto, c’est plus dur. Surtout dans les virages…

Le plus souvent, je roule en groupe, ce qui est un grand plaisir. Je me souviens par exemple de cette concentre à Guéret où il y avait plus de 500 motos : c’est très impressionnant. Si je suis allée jusqu’à Guéret avec ma machine, sur place, après ce long voyage, j’ai préféré monter derrière mon mari.

Je rêve de pouvoir voyager en moto et surtout de me déplacer n’importe où sans appréhension, mais pour ça j’ai encore besoin de me rassurer.

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Toujours ce manque de confiance en moi qui fait que je cherche des stages de perfectionnement.

Mon premier stage a été sur un circuit avec Vincent Boquet, organisé par la boutique LNLM « 100% femmes ». On a travaillé la trajectoire des virages. Très bénéfique et enrichissant.

Ensuite, par internet, j’ai trouvé la CASIM et j’ai tout de suite adhéré à ce programme.

Mon mari, bien qu’il ne rencontre pas spécialement de difficulté, m’a accompagné pour me soutenir dans cette démarche. Moi je viens pour tout, mais surtout pour améliorer la maniabilité à basse vitesse. Ce qui me met en panique, c’est surtout le demi-tour.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Déjà, j’y ai trouvé des motards qui ont le même ressenti que moi. Je me sens moins seule dans ce qui me panique. C’est rassurant aussi de rencontrer des gens qui ont eu du mal, mais y sont arrivés finalement, c’est encourageant.

C’est une super équipe de volontaires, armée de patience et de simplicité. Aucun jugement, mais un grand partage de leur connaissances.

4. Pourquoi te ré-inscrire ?

Parce que je n’ai pas fini de travailler. J’en ai encore besoin, c’est sûr!

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Portrait 2,0 de Nicolas Pl., CAMABC 2018,

qui roule en Suzuki 650 Bandit

1. Ton parcours motard ?

La moto d’abord c’était un grand rêve : « un jour, j’en conduirai une! »

Mais je crois qu’au début, cela ressemblait plus à une idée entre potes de vouloir passer notre permis moto plutôt que de ma propre envie. Et comme pour un marin et la mer quand la moto vous prend, c’est pour la vie.

Cela fut assez difficile pour moi de passer le permis, surtout le plateau. Mais qui a bien pu inventer cette épreuve?!?

Il faut dire que je n’étais pas très doué sans parler du stress, j’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de décrocher le Graal. Puis la conduite, que dire de plus qu’à première vue, c’est une simple formalité si l’on sait éviter les pièges.

Depuis que j’ai le permis, nous avons pu apprécier les plaisirs de le conduite tout d’abord sur nos magnifiques routes bretonnes. Avec nos virages et nos jolis paysages. Oui, pour ceux qui ne le savent pas, je roule principalement en duo. Déjà le plaisir de partager ces bons moments.

Puis nous sommes arrivés en Gironde il y a 5 ans et nous avons découvert les belles balades dans les vignes et les virages landais.

Mais nous avons aussi découvert ce que c’est que de conduire en ville, la rocade bordelaise, tant de pièges à savoir éviter et surtout à anticiper. Ce qui m’a rapidement conduit à contacter la CASIM.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Ah, la CASIM !

Je dois remercier deux amis: ils avaient la passion de la moto et portaient un grand intérêt à notre association. Mais je ne saisissais pas encore l’importance de l’apprentissage que pouvait m’apporter la CASIM. Ils m’avaient dit «Viens à la 22, tu vas voir, tu vas gagner en assurance grâce à la mania’ et tu vas apprendre plein de trucs».

Mais je n’avais jamais osé sauter le pas.

Comme je le disais précédemment la métropole bordelaise nous réserve beaucoup de danger et je ne me considère pas non plus comme un « pilote », c’est donc tout naturellement que j’ai voulu pousser les portes de la CASIM33.

3. Que t’a-t-elle apporté ?

Ce qu’ elle m’a apporté… tant de bonnes choses.

De bonnes rencontres car la CASIM, c’est avant tout un groupe de personnes partageant la même passion, les mêmes envies et la même motivation pour progresser sur sa moto.

Dernièrement, elle m’a également apporté du soutien suite à mon problème de santé et je suis sûr que je ne serais pas remonté aussi vite si je n’avais pas eu autant la motivation de revenir.

Du point de vue de la conduite, je n’ai j’aimais fait autant de kilomètres que depuis que je suis CASIMir. Que ce soit avec la commission Loisirs ou personnellement.

Ce qui est sûr, c’est que je ne roule plus pareil. J’ai vraiment la sensation de rouler en sécurité grâce à l’expérience de route et à nos exercices de maniabilité.

4. Pourquoi te ré-inscrire ?

CASIMir un jour, CASIMir…

5. Tu as une passagère, quelles remarques depuis que tu es CASIMir ?

Ma passagère je crois que je lui dois une certaine admiration car elle supporte nos balades très matinales sans pouvoir profiter de sa grasse matinée.

Et elle fait vraiment partie de mon épanouissement sur la moto.

Le fait d’être à la CASIM lui a aussi permis à elle de mieux appréhender la route et ses virages. Car elle a ressenti que j’étais plus sûr de moi qu’avant et ça lui a permis de se détendre et profiter.

Nous avons donc pu envisager les grandes distances.

L’année passée, nous sommes partis à deux motos en duo, direction les Bardenas. Une magnifique aventure où nous avons pu profiter des paysages grandioses que nous réserve cette jolie région. Nous en gardons un très très bon souvenir. Et nous avons hâte de repartir à l’aventure à deux ou plus.

Je crois que lorsque l’on roule en duo, nous avons vraiment un sentiment maintenant de plaisir partagé.

6. Pourquoi t’investir dans cette asso’ ?

Ha, dure question… je crois que c’est venu naturellement.

Dès ma première année, j’ai été conquis par les cours et j’ai tout de suite souhaité aider, alors même que je ne savais pas trop quoi faire.

Je me suis donc proposé pour rejoindre le bureau et la commission Loisirs.

Et regardez où cela m’a mené !

En trois ans, j’ai eu mes Visa 1 & 2. Et cette année, malgré un petit manque d’entraînement j’ai réussi à obtenir mon CAMABC (diplôme nationale pour devenir Moniteur Bénévole CASIM).

Après trois ans, me voilà moniteur, je crois que c’est encore une nouvelle aventure que de transmettre aux autres ce que des bénévoles ont bien voulu généreusement nous apprendre.

Je tiens à remercier l’ensemble des moniteurs et aides-moniteurs pour tout ce qu’ils m’ont apporté sur le plan motard et personnel.

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Portrait 2.0 de Christophe LD alias Papyprudent, CAMABC 2018,

qui roule en BMW R 1150 R de 2002:

1. Ton parcours motard ?

Tout a débuté en septembre 2013 (comme relaté lors de mon premier portrait!) à tout juste 51 ans, j’ai voulu trouver une seconde jeunesse en roulant à moto!

Les étapes?

1) Septembre 2013, sept heures de formation 125 cc et acquisition de ma première moto, une 125 Varadero.

2) Octobre 2013, première frayeur et adhésion à la CASIM 33 (à l’époque, j’ai eu la possibilité et la grande chance de pouvoir intégrer directement le programme!)

3) Février 2014, inscription à la moto-école de Coutras pour l’obtention de mon permis A (et oui vu la période et mon grand âge, pas de restriction A2 à ce moment là…)

4) Début juillet 2014, obtention de mon permis et achat de mon premier gros cube, une Triumph Trophy 900 de 1998… (super trois cylindres mais très peu maniable!)

5) Septembre 2014 (j’étais en vacances en juin), session de rattrapage et obtention de mon Visa 1!!! Yes, je deviens un petit motard!

6) Saison 2014-2015, je suis TRÈS assidu aux CPM proposés par la CASIM et obtiens en juin 2015 mon Visa 2 (cette fois je pense être motard!)

7) Saison 2015 2016, je reste très présent, m’investis au sein du bureau de cette formidable association et essaie de mon mieux d’aider les moniteurs (-trices). Ma Triumph étant vraiment très lourde, j’achète une deuxième moto qui me semble plus adéquate pour les exercices de maniabilité et aura l’opportunité de remplacer au pied levé ma moto principale à plusieurs reprises! (lol). C’est une (très) fidèle Honda 650 NTV de 1993.

8) Saison 2016-2017, cette année sera particulière: ils (les monitrices et teurs) m’ont convaincu, je m’engage à passer mon Certificat d’Aptitude Moniteurs Animateurs CASIM…

Je me présente fin avril 2017 en région parisienne à cet examen et malheureusement, j’échoue ce jour là… Suis-je un motard??

Pour autant, sur le chemin du retour, ayant vendu quelques jours auparavant ma Triumph, je m’arrête récupérer ma nouvelle acquisition: une BMW R 1150 R de 2002

9) Saison 2017 2018, je bénéficie du soutien inconditionnel de tous à la CASIM et malgré une certaine réticence, je décide de me présenter à nouveau à l’examen fin avril 2018 à Nantes et cette fois ce sera le succès…

J’en profite pour revendre mon NTV et mon frère vendant son Honda VFR 800 FI de 98, je le lui rachète!

Je suis aujourd’hui très heureux et fier de me préparer pour la saison suivante en tant que moniteur bénévole CASIM!

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Les premiers kilomètres avec ma Varadero ont été fort agréables et je commençais à prendre un peu d’assurance!

Un dimanche après-midi ensoleillé, lors d’une balade en solitaire, j’étais suivi de près par un automobiliste quand j’ai abordé un peu vite un virage un peu serré! Là, je me suis fait très peur: tout droit, sortie de route, je ne suis pas tombé, mais heureusement que personne n’arrivait en face… J’ai pris conscience que 7h de formation ne suffisaient en aucun cas!

Je suis à ce jour persuadé que même l’obtention du permis moto ne nous prépare en aucun cas à nous confronter sans autre préalable aux autres usagers de la route!

J’en ai parlé à mon jeune frère, motard, qui avait entendu parler de la CASIM en Bretagne. J’ai donc allumé mon ordinateur, visité le site, et ni une ni deux, j’ai postulé à la CASIM 33.

3. Que t’a-t-elle apporté ?

Après avoir lu la première partie consacrée à mon parcours motard, ainsi que mon premier portrait, vous vous en doutez déjà!

La CASIM pour moi, c’est d’abord une formation et du soutien, ensuite une vraie équipe de copains et copines motard(e)s avec qui je peux partager passion, aventures et émotions.

Et bien entendu le but recherché: à savoir aisance et sécurité aux guidons de mes motos.

J’ajouterais que, comme il existe autant de pratiques que de motards, nous partageons ou découvrons aussi d’autres usages!

· Off road

· Trial

· Piste

· Rallye

· Etc.

4. Pourquoi te ré-inscrire ?

Est-il indispensable de répondre à cette question? A la vue de ce que j’ai décrit plus haut?

Je dirais tout de même que je suis très heureux de partager avec toutes et tous (y compris avec les adhérent(e)s des autres CASIM départementales) de très agréables moments d’échanges et de convivialité! Notamment lors de nos week-ends de l’Ascension (1000 virages)! Et rien que pour ça, je signe pour une nouvelle saison…

5. Tu as une passagère, quelles remarques depuis que tu es CASIMir ?

Mon épouse (au début TRÈS réticente) partage et apprécie nos randonnées dominicales, nous partons en vacances à moto en duo!

Elle se sent en sécurité, je roule tranquille en respectant au mieux ses attentes et ces moments sont d’un absolu bonheur.

En plus de nos balades régionales, nous avons pu profiter pendant nos vacances deux fois des gorges du Verdon, les gorges de l’Ardèche, ainsi que la Haute-Loire! Cette année, au programme, 14 jours en Corse…>

6. Pourquoi t’investir dans cette asso’ ?

Cette association m’apporte tellement, tant du point de vue humain que sécuritaire, que je ne peux pas imaginer une seule seconde dire simplement « merci »!

Même si je sais pertinemment que personne ne me réclamera jamais quoi que ce soit (on ne m’a par ailleurs jamais rien imposé, tous les actes sont bénévoles au sens noble du terme!) sans pour autant me sentir redevable, tous les CASIMirs m’ont élevé au rang de formateur bénévole, la moindre des choses est donc, je pense, de faire de mon mieux (en fonction de mes possibilités et emploi du temps) pour transmettre à mon tour, ce que j’estime être important pour la Sécurité et l’Information de chacun au bénéfice des usagers de la route!

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Portrait 2.0 de Karine F., VISA 2,

qui roule en Tiger 800 xr :

1)Ton parcours motard ?

Plus jeune, j’utilisais un Ciao !!!!!! Ça dépannait bien. Ma copine avait un truc plus sympa au look déjà plus causant, ça me tentait bien ……..mais je me suis contentée du Ciao.

Et les années sont passées.

Jamais je n’aurai pensé être motarde un jour ! Mais la patience de mon mari, motard depuis plusieurs années, pour me mettre en confiance quand j’étais derrière lui sur sa moto, a eu gain de cause. Tout d’abord, j’ai connu le plaisir de me faire balader et puis un jour de l’été 2011, ce fut le déclic, j’ai eu l’envie farouche de piloter moi-même une moto. Mais je me disais d’abord que c’était une idée utopique et pas réalisable à mon âge. Pourtant, l’idée était bien germée, gagnait en force et en intensité. Je me suis inscrite à la moto-école début 2012 et exultait de joie en l’annonçant à mon mari le soir même !!! J’ai eu mon permis en juillet 2012. Depuis, je roule dès que je peux. Entre l’envie de rouler et avoir le temps pour rouler, pas toujours facile de tout concilier. Je ne peux pas me déplacer en moto dans le cadre professionnel, donc ça limite un peu, mais je m’en sers en loisir le plus souvent possible : environ 6.000 km/an à mes débuts et maintenant 9 à 10000km/an environ. Rocade, un peu d’autoroute, ville et surtout routes de campagne sont mes parcours les plus fréquents. (80% de mon roulage se fait sur petites routes……)

Outre l’ER-6N de la moto-école, j’ai commencé avec une Suzuki Gladius que j’ai gardé 18 mois. En janvier 2014, j’ai changé pour une Honda Hornet 600 et depuis novembre 2016 je roule avec ma Tiger 800 xr.

Pas beaucoup de Grands voyages à mon palmarès…. Beaucoup de balades sur une journée, quelques WE Montagne, quelques petites semaines pure moto :TOP !!!!!!

Des balades en solo ou avec mon mari ou en groupe , tout est toujours bien !!!Tant que ça roule c’est toujours de bonnes journées.

2) Pourquoi la CASIM ?

C’est en cherchant des cours de perfectionnement que j’ai découvert Fabien qui m’a bien sûr parlé de la Casim. J’ai adhéré de suite à l’idée d’être une Casimirette, depuis septembre 2013 jusqu’à présent. Je cherchais à être plus à l’aise et plus en confiance sur ma moto.

3) Que t’a-t-elle apportée ?

La Casim m’a déjà apporté beaucoup: position sur la route : dynamisme, virage, maniabilité sont des domaines où maintenant je me sens vraiment plus à l’aise et en confiance. Rester à la Casim, c’est progresser encore, dans un cadre sécurisant et convivial.

4) Tu es une « ancienne »: pourquoi te ré-inscrire?

Une ancienne… oui.

Car l’ambiance est ultra sympa , les apprentissages sont méga bien avec une pédagogie ultra formatrice et adaptée à chacun.

Car les progrès sont visibles et que les CPM m’apportent beaucoup.

Car il est toujours intéressant de pratiquer, d’apprendre et approfondir.

Car la convivialité et les échanges entre Casimirs sont appréciables.

Car j’adore aussi les sorties dont le We 1000 virages !!

Car les formateurs/trices sont trop trop sympas !!!!!!!.

Car ………. bref la liste pourrait être longue.

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Portrait de Michaël CH; Major VISA 2 en 2019

et  Aide-Animateur;

qui roule en Honda CB 650 F.

1. Ton parcours motard ?

Parti en vacances à Chamonix avec mes parents alors que j’étais minot, il y avait un circuit de mini-moto avec bottes de paille pour le délimiter. J’ai essayé et n’y suis pas du tout arrivé. Loin de me dégoûter, je me souviens m’être dit qu’un jour j’y arriverais. Je devais avoir six ou sept ans.

Ado, comme beaucoup de jeunes, j’ai une une mobylette, une Honda PX avec le lot de mésaventures qui va avec : chute à l’arrêt, virage loupé, excursion dans un champs de maïs, guêpes dans le t-shirt…

Mais ce n’est que des années plus tard que le virus m’a rattrapé : au boulot, il y avait pas mal de collègues qui étaient motards, alors ça m’a rappelé le défi que je m’étais lancé pour contrer mon dépit d’enfant.

C’était en 2002. J’ai dû repasser mon code. Ça s’est bien passé, même si j’avais un peu la pression : nous étions les derniers à le passer avec les diapos comme support. En cas d’échec, il aurait fallu le passer avec comme support les DVD et à l’époque, ce changement générait beaucoup de candidats recalés. Le plateau et la circulation

se sont déroulés sans difficulté.

J’ai tout de suite eu un Dominator 650 de chez Honda. Peu de temps après, j’avais également un Hornet 600. J’ai parcouru plus de 15.000km par an les deux premières années : j’allais régulièrement voir mes parents dans la Drôme au pied du Vercors.

Après, ça s’est calmé un peu, surtout avec l’arrivée des enfants et de la maison: 34.000 km en 14 ans. Ce qui a mis à mal cette moyenne kilométrique, c’est mon déménagement en Aquitaine en 2007. Avant ça, j’avais l’habitude de faire des sorties dans ma région sinueuse et vallonnée: le Jura et la Drôme. Alors l’Aquitaine m’a semblé beaucoup moins amusante pour rouler avec un manque très important de virages.

J’ai changé pour le CB 650 F il y a juste quelques mois.

Moment « oups » ? À mes débuts : une portière s’ouvre juste devant moi, j’ai réussi un évitement sans trop savoir comment (l’intérêt de l’apprendre au permis sans doute). Je me suis arrêté juste après, les jambes flageolantes. Je ne suis pas un fou-de-la-poignée, cette expérience m’a tout de suite démontré qu’il fallait être raisonnable en moto en particulier.

Devenir papa a fini de me rendre prudent. D’ailleurs, ma femme aussi pousse cette réflexion au point de ne plus être ma passagère: ne pas risquer un accident des deux parents à la fois pour nos enfants.

Deviendrait-elle motarde elle-même? À la rigueur, mais c’est pas certain.

Mon plus grand voyage jusqu’à présent a été de ramener ma Hornet du Jura à l’Aquitaine.

J’aimerais bien partir en voyage plusieurs jours en moto… et le week-end « 1000 virages » de la CASIM aura été le premier périple qui accentuera sûrement cette envie?!

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Ma pauvre moto, seule et abandonnée dans mon garage, me regardait d’un air si triste qu’il fallait bien que je fasse quelque chose pour elle! J’ai alors fouillé le Net pour trouver un groupe de motards avec qui je pourrais rouler cool. Au bout de la Xème page, je suis tombé sur cette asso qui semblait proposer de rouler raisonnablement, comme j’aime. En découvrant qu’elle proposait du perfectionnement, je me suis dit « Pourquoi pas, depuis le temps je dois être rouillé.».

3. Que t’a t’elle apporté ?

Ce que j’étais venu chercher.

Un groupe sympa.

Il y a toujours une bonne ambiance.

Et j’aime comment ça roule.

4. Pourquoi se ré-inscrire ?

Pour continuer.

Continuer de m’exercer et me perfectionner.

Continuer de faire des balades cool!

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Portrait de Corinne C, Vis Major VISA 1 2018,

qui roule en Honda Africa Twin CRF 1000

1. Ton parcours motard ?

J’ai toujours voulu « faire de la moto » : mon premier souvenir est d’avoir assisté à une course de motocross, avec side-car, j’avais trois ans.

J’ai passé mon permis moto en 1989, sans aucune transition du vélo au gros cube : grosse galère et fichu frein avant (ah les mauvaises habitudes : le levier droit d’un vélo actionne le frein arrière, imaginez la suite !!!).

L’année suivante, j’achète un gros monocylindre Kawasaki 650 Tengai, qui m’accompagne encore. Beaucoup de kilomètres au début, puis avec la vie de famille, beaucoup moins et essentiellement pendant les vacances. Elle m’a tout de même amenée dans les Alpes Maritimes, jusqu’à la frontière italienne.

J’ai eu aussi une Yamaha 125 cm3 DTMX, pour suivre les potes dans la boue et le sable. Bon, « suivre » n’est pas le mot approprié, j’essayais de ne pas me vautrer trop souvent.

J’ai essentiellement roulé sur route, de campagne et en montagne, et ma plus grosse frayeur s’est faite dans un virage d’accès à la rocade.

Un accident en 125 avec une voiture en agglomération. Quelques surprises, comme se retrouver face à un car de tourisme en pleine montagne : même en étant à la bonne place, on espère trouver rapidement une solution pour que ça passe. Quelques chutes sans gravité dues aux gravillons, aux vides sous le pied lors d’arrêts intempestifs (tiens, y a un trou !!!)…

Quelques fou-rires : éviter une poule qui change plusieurs fois de direction avant de décider enfin de se jeter sous vos roues, gros nuage de plume mais elle s’en est sortie…

Prochaine balade avant la rentrée de septembre : un petit road trip au Portugal.

Un rêve moto : acheter une Royal Enfield en Inde et faire la Route de la Soie pour la ramener en France.

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

J’ai découvert la CASIM lors d’une sortie moto. Je reprenais le guidon avec ma petite vieille et je n’avais pas l’habitude de rouler en groupe. Une motarde m’expliqua le fonctionnement de l’association et les bénéfices qu’elle en avait retirés. Puis j’ai rencontré Griselda et Patrick, qui ont fini par me convaincre.

J’ai beaucoup de défauts à rectifier, de mauvaises habitudes.

Reprendre les bases me semblait essentiel, d’autant plus que je souhaitais acquérir une moto plus moderne. Il fallait que je reprenne confiance pour maîtriser au mieux la « bête » et être une « moutarde » heureuse.

3. Que t’a-t-elle apportée ?

Cette première année a été au-delà de mes espérances, au début avec la Tengai (quoi, il est possible de faire ça !) et maintenant avec l’Africa (houa, je n’ose imaginer tout ce que je peux faire…).

Ce n’est qu’un début, j’ai encore une belle route à faire, revenir sur les fondamentaux, travailler et retravailler, acquérir les techniques (freinage, déhanchés…), mais maintenant avec moins d’appréhension, même s’il reste le manque de confiance en soi, i tutti quanti…

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Portrait de Maxence T; VISA 2 Aide-Animateur;

qui roule en Kawasaki Versys 650 couleur « bouton d’or » 🤣

1. Ton parcours motard ?

Déjà adolescent, j’aimais mes parties de jeu du gendarme et du voleur avec un copain. Tour à tour, l’un roulait et l’autre courait dans les champs pour ne pas se faire attraper. C’était d’abord sur un 50, puis sur une 125 de chez Yamaha.

Puis mon travail m’a beaucoup amené à l’étranger avant de revenir en France, fonder ma famille.

Quand mes trois fils ont grandi, comme je savais qu’on échapperait pas à la phase « deux-roues », je voulais qu’ils aient de bonnes bases pour être en sécurité. Je les ai emmenés chez Moto Verte à Saint Laurent d’Arce. Au fur et à mesure de nos séances, je me suis rendu compte que je me faisais plaisir et que finalement, c’était mon kif.

On est en 2016 quand je réalise ceci et dès lors, il me faut une moto immédiatement. Pour ne pas attendre, je m’offre une 125 YBR rouge et prends sept heures de leçons. Je roule avec pendant un an, en même temps que je fais ma formation pour mon permis gros cube car je sais que cette YBR n’est que transitoire. J’ai tout de suite su que je voulais quelque chose qui tienne la route. Contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, une moto plus lourde et plus puissante est aussi plus sûre.

Pour mon permis, je me suis inscrit au CF2R. Le code, c’est assez simple. Par contre je «réussis » trois échecs au plateau : un au lent, un à l’évitement puis un à l’arrêt d’urgence.   Un champion…

Au CF2R, je fais la connaissance de Fabien L (de Moto Passion Sécurité) qui vient un jour y donner des leçons la veille de mon passage de permis (d’ailleurs il lorgnait mon YBR pour sa cops). Je me souviens que sa méthode différente m’a désarçonné, je n’avais pas assez de temps pour opérer dans ma tête les changements demandés. Pourtant, j’ai immédiatement capté que les bases qu’il m’a données sont fondamentales.

L’apprentissage de la moto à 50 ans pour moi n’est pas si simple. J’ai pris la mauvaise habitude de vouloir un peu trop contrôler les choses.

J’ai le sentiment que plus jeune, on est plus intuitif (on doit être moins sujet aux « SR » à la Keith Code, merci Nico B.).

J’obtiens mon permis en février 2017 et je roule sur mon ER6N vert. Le N voulant dire « Nu », en ville elle est super, mais les balades endurantes de la CASIM et les douleurs au dos m’ont convaincu de préférer le confort au style.

En tout cas, avec mon ER6N, je me souviens qu’en la ramenant à la maison, j’ai lu dans les yeux de mes fils que je gagnais des points:

leur Padre assure graaaave avec son roadster manga.

Ceci dit, c’est en venant à la CASIM que j’ai compris qu’il me fallait un trail (merci Nico P.) plus adapté à ma taille … C’est pour ça que j’ai pris ce Versys. Sa couleur bouton d’or 🤣 m’a fait perdre mes bons points auprès de mes enfants qui trouvent que je fais à présent plutôt «Power Ranger» ! Qu’importe le look, pourvu qu’on a le plaisir.

Des blagues ? Après un atelier théorique CASIM animé par Martine, en repartant je suis tombé (encore champion). C’était la semaine de mon anniversaire et j’étais obnubilé par le fait de rentrer chez moi pour avoir le temps de m’occuper du repas de mes fils. La route était mouillée et glissante, j’étais sur mon ER6N sans ABS, alors quand je suis sorti du parking j’ai accéléré un peu trop fort. Je me suis vu arriver trop vite sur le ralentisseur et j’ai freiné trop brusquement, c’est ainsi que j’ai glissé. J’ai appris de cette mésaventure qu’il faut rester concentré, qu’une moto avec ABS c’est mieux et qu’il faut aussi régulièrement vérifier la pression des pneus. La moto, c’est de l’immédiateté et c’est bien là le plaisir.

Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais pouvoir voyager partout sur la planète en moto : les premiers trips seront en Crète, en Inde et… clin d’œil de la vie, j’ai vendu mon YBR à une jeune retraitée, partie sur la route du Che, en Amérique du Sud.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Parce que j’avais grande conscience qu’avec le permis en poche, c’était encore insuffisant. Qu’il fallait avoir plus d’expérience pour plus de sécurité. Celle des autres pouvait m’aider.

Mon ancienne compagne, qui connaît un CASIMir et sachant mon point de vue sur la question, m’a parlé de ce concept. Quand j’ai appris l’existence de cette asso, illico je me suis inscrit en liste d’attente pour la rentrée 2017.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Apprendre la théorie, la pratique et ceci avec le A de Amical.

J’ai pu approfondir mes connaissances et en découvrir certaines que je ne savais pas, grâce par exemple aux ateliers sur la législation et les assurances ou ce qu’il faut faire en cas d’accident.

Évidemment la mania’ très détaillée pour être mieux préparé à rouler sur la route et déjouer les pièges. Ici il n’y a pas de compétition.

C’est reposant et confortable, on y trouve une vraie sécurité, physique et mentale. Les balades sont vraiment la mise en application de ce qu’on y apprend et rouler en groupe, c’est top. Il y a un vrai esprit de camaraderie (par exemple quand Michael crève son pneu).

Au terme de cette première saison CASIM particulièrement pluvieuse, j’ai découvert que la pluie ne m’arrête plus parce que je sais comment m’y prendre, ce à quoi il faut être vigilent. En juste huit mois, j’ai le sentiment d’avoir appris autant qu’en hit années de pratique solo!

J’ai aussi le sentiment de faire partie d’une communauté, sans arsouille et adaptée à tous les types de profils.

4. Pourquoi te ré-inscrire ?

Depuis que j’y suis, je développe un sévère syndrome de Stockholm: je suis tombé amoureux de mon ravisseur, la CASIM. Cette association est devenue plus qu’une chose qu’on doit faire pour aller dans le bon sens. C’est devenu MON plaisir à moi. J’en ai fait ma priorité.

J’ai tant appris en une saison ! Mais j’ai conscience qu’il faut confirmer encore quelques pièces du puzzle pour avoir plus de plaisir en moto en sécurité. Et puis, je me régale vraiment lors de nos journées CASIM!

J’ai aussi l’envie de porter mon fils, je prospecte déjà pour un équipement complet, évidemment, mais il faut encore m’exercer pour mettre toutes les chances de notre côté pour que ça se passe bien.

Bref, je suis heureux d’être motard et CASIMir!

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Portrait de Christine

qui roule en R1100R

1. Ton parcours motard ?

Alors que je faisais un remplacement en tant qu’ infirmière libérale, je suis en voiture pour aller voir un patient, je suis arrêtée à un feu et je vois un motard arriver en face de moi. Comme une illumination soudaine, un appel, je me dis que ça a l’air bien ce truc là. Dès cet instant, j’y pense tout le temps et me dis qu’il faut que j’en ai le cœur net: est-ce que c’est aussi chouette que ça en a l’air? Alors je me fais porter, juste pour voir. J’en conclus que je n’aime pas du tout être à l’arrière, mais que je suis certaine que je vais adorer tenir le guidon. Quand une idée germe dans ma tête, pas le choix, il faut que je mette tout en œuvre pour la faire éclore. Je suis ainsi en toute chose. Par manque de temps à accorder à ma formation, je choisis la formule intensive, le stage en une semaine. De toute façon, je n’envisage pas de reculer : j’ai rendez-vous avec ma moto qui piaffe d’impatience dans son box depuis déjà 3 mois. Plateau à la deuxième tentative. Le 1er septembre 2016 me voit arriver en motarde, c’est officiel!

Le choix de ma moto? Je savais que je voulais une BM. En enfourchant la GS, je ne me suis pas sentie encore de taille pour une moto si haute. C’était trop tôt. Dès la deuxième que j’essaie, la R1100R, je sais que c’est elle.

Une évidence, dès que je m’assieds sur sa selle… un coup de foudre.

Jusqu’à présent, nous sommes toujours amies, très proches même. 20 000 km plus tard, j’ai le sentiment de former un bon binôme avec elle. Elle ne me laisse jamais tomber.

Alors que moi… Je rentre chez moi à moto, je m’apprête à la mettre sur béquille centrale quand mon chien, un bouledogue français, accourt nous saluer, ça me déconcentre et je l’échappe. Horreur et damnation : mon « bébé» gît au sol sur son flanc. Je suis seule, je ne peux la secourir toute seule! Je me précipite sur ma route de campagne et, affolée, arrête la première voiture qui passe. Au volant, c’est une jeune femme, qu’importe, à deux c’est  possible… il le faut! Ma sauveuse lit sur mon visage qu’il y a une urgence vitale! Faudra-t-il trouver un défibrillateur, se demande-t-elle avant de découvrir la victime… d’acier?! L’énergie du désespoir, associée à l’aide précieuse, décuple nos forces. Ouf! Ma moto ne m’en tient pas rigueur et reprend fière allure dès qu’on la remet sur ses roues.

C’est qu’avec elle, je vis des moments d’évasions et de liberté. Quand nous partons en groupe découvrir les Bardenas en passant par le Pays Basque, les Pyrénées, l’Espagne, le Gers, la Dordogne, c’est 1500 km en 4 jours d’une rare intensité. Un moment de grâce! Parce que c’est la première fois que j’expérimente la montagne au guidon de mon destrier. Soutenue, guidée par les potes motards, j’en reviens enchantée, mais aussi avec le sentiment profond d’avoir passé un cap important dans mon expérience motarde.

Mais avec ma moto, c’est aussi que je fais quelque chose pour moi. Quelque chose de jouissif. Impossible d’expliquer pourquoi quand je pars seule durant 4 jours, 4 jours de déluge pourtant, j’adore!

La moto, c’est aussi une histoire de partage. Depuis 2 ans je tiens tout particulièrement à participer à l’événement «RARE» qui consiste à proposer sa selle le temps d’une balade à une personne ayant combattu le cancer du sein. Une façon de les remettre en selle, celle de la vie! Grâce au partage d’une sensation forte, d’un sentiment de liberté. A cette occasion, je voudrais ici encore remercier ma passagère car ce fut une expérience d’une RARE richesse et une grande émotion pour moi.

Enfin, je travaille aussi avec les chevaux et j’ai résolument la sensation que la moto a pris le relais de cette autre passion. Ma moto est comme mon destrier et j’y retrouve beaucoup de points communs.

J’ai l’objectif de continuer de partager des voyages avec elle. Et aussi avec mon dogue français qui, comme sa maîtresse, a une âme de globe trotteur, bien niché dans sa sacoche.

Mais je prévois aussi un voyage au Pérou. Bien sûr, il faudra sans doute que je loue une autre machine sur place.

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Le moniteur moto avec qui j’ai passé mon permis a monté un groupe de balade qui permet de prolonger notre progression. J’aimais bien ça, mais au bout d’un moment, je n’y trouvais plus tout à fait mon compte, du moins en terme de progression puisque des nouveaux débutants arrivent sans cesse… ce qui est bien normal. Je cherchais donc sur le Net une formule, un club qui me permettrait de continuer de progresser dans ma pratique. Je suis un peu jusqu’au-bout-iste!

3. Que t’a t’elle apportée ?

Dès ma première rencontre avec les CASIMirs et les encadrants, j’ai pu me saisir de trucs et astuces, de petits détails qui changent pourtant beaucoup de chose dans ma pratique. J’étais surprise que bien que j’avais déjà beaucoup roulé avec nombre de motards chevronnés et attentionnés pour me dispenser leurs recommandations, en deux-deux je rentrais déjà chez moi avec des découvertes. Je suppose que c’est toute la force de la CASIM: un vrai travail de longue date pour sans cesse améliorer notre aisance et notre sécurité.

Lesquelles? La toute première c’était: s’arrêter en première, prête à repartir! Jusque là, je m’arrêtais en 3e ou 4e, puis s’ensuivait une enquête minutieuse pour retrouver mon point mort, ma première pour repartir.

En groupe, si chacun fait ainsi, ça lui donne encore plus d’inertie à chaque intersection. Mais surtout, seule sur la route, être prête à repartir avant qu’un autre véhicule ne nous pousse, c’est une vraie question de sécurité.

Que dire aussi de cette simple technique d’utiliser son frein arrière pour un démarrage en côte ? C’est tellement plus efficace et sécure. Je m’étonne encore qu’il ait fallu attendre la CASIM pour l’apprendre!

Cerise sur le gâteau: la CASIM, c’est aussi une histoire de rencontres avec nombre de motards avec qui on partage la même passion. Chaque journée est toujours très conviviale.

4. Si tu es une ancienne: pourquoi te réinscrire ?

Parce que j’ai encore beaucoup à découvrir pour progresser encore. J’ai conscience de n’avoir encore qu’aperçu tout ce que la CASIM peut m’apporter.

En plus, j’ai un copain qui vient de passer son permis à qui j’ai chaudement recommandé cette assoc’, donc y venir avec un pote c’est encore mieux!

5. Tu as un passager, qu’a-t-il remarqué depuis que tu es CASIMirette ?

Dès le début, j’ai porté mon fils qui ne cessait de me dire « Mais Maman, vas’y! »… Il trouvait que j’étais pas assez énergique à son goût.

Aujourd’hui, il ne le pense plus! Mais surtout il trouve ma conduite plus fluide, sans à-coup, plus précise.

Quant à mon chien, dès qu’il comprend qu’on va se balader, il est ravi. Il faut croire qu’il se sent en confiance puisqu’il s’endort souvent dans sa sacoche. Quand je lui demande ce qu’il pense de la CASIM, il me répond… «Ouafff’», allez donc savoir ce qu’il entend par là?!

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Portrait d’Olivier O; VISA 2 Aide-Animateur;

qui roule en BMW R1200GS

et est Major VISA 1 2018.

1. Ton parcours motard ?

J’ai mon permis moto depuis juin 2010. Et cela faisait longtemps que j’en avais envie.

Depuis ces dernières années, je tourne à 8.500 kilomètres par an.

Je rêve de faire un grand road trip traversant plusieurs pays et partir pour l’aventure.

J’ai eu quelques petits accidents, mais jamais de grande frayeur.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Je suis venu chez la CASIM pour améliorer ma conduite, mon comportement sur une moto. Et voire, valider mes acquis.

Après cette année, je reste sur cette même ligne. Mais en plus je souhaite découvrir le circuit et le off road.

3. Si tu es un ancien: pourquoi te réinscrire ?

Je souhaite me ré-inscrire pour encore m’améliorer, progresser avec la CASIM et faire partager mes acquis. A l’heure actuelle, je souhaite passer le Visa 2 et me porter bénévole au sein de l’association.

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Portrait de Sabrina

qui roule en Suzuki Bandit 600 N noir

1. Ton parcours motard?

En fait, je ne sais pas vraiment à quel moment cela a commencé:

– à 14 ans avec ma magnifique 51 Super rouge métallisé?

– à 25 ans où j’étais attirée par le monde mystérieux des motards. Il y avait dans mon imaginaire une impression de cool attitude et de puissance mélangées?

– à 35 ans quand je me suis surprise à regarder et à envier tous les matins toutes les motos qui remontaient la file dans ce charmant bouchon bordelais que je subissais?

– à 40 ans quand que je me suis lancée?

Donc pour mes 40 ans, c’est décidé: je passe mon permis moto. Il est ma « crise de la quarantaine ».

Auto/boulot/dodo mêlée à ma vie de femme et maman, j’avais vraiment besoin de faire un truc rien que pour moi.

Quelque chose d’un peu fou où personne ne peut m’aider. Mon challenge, mon défi!

Tout d’abord, je trouve une moto-école. Avec le recul, je n’aurais pas choisi celle-là. Non pas que les moniteurs n’étaient pas bons.

Bien au contraire, ils étaient supers, mais la formule était trop impersonnelle pour moi: blocs de quatre heures pour entraînement plateau par groupe de 4 à 10.

Je me suis vite trouvée perdue et un peu seule dans cet apprentissage.

C’est dur de passer le permis moto!!!

Mais revenons au commencement du début: l’équipement. Anniversaire oblige, mon chéri m’a offert mon cuir. Je me trouve un casque, des gants et une tenue de pluie.

Prévisible, je suis née en novembre. Autant vous dire que le froid de l’hiver sur les pistes du plateau ne m’a pas eue (ou presque!)

Première leçon, j’arrive toute fière de mon défi dans mon beau blouson en cuir et pour mon premier cours, le moniteur me donne une 125.

Comme je partais vraiment de rien, il était plus prudent que j’apprenne les manettes, les vitesses… sur une petite moto.

Et là, pendant trois heures, je me suis vraiment demandée ce que j’étais venue

faire dans cette galère!

J’ai compris pourquoi ils nous vendent un forfait payable d’avance: pour qu’on n’abandonne pas dès la première leçon. Ils sont malins!!!

La dernière heure, je suis montée sur la Gladius. Eh! C’est pas si mal que ça finalement, même si je ne suis toujours pas capable de passer le 25 km/h sans me faire peur.

Ensuite, ce fut le long parcours du combattant. Je suis passée par toutes les phases. Du kiff à la boule au ventre avec larmes en bonus, j’ai tout eu!

Je suis tombée quelques fois. Je me suis fait de « mal » à « très très mal ». Mais je me suis accrochée jusqu’à être enfin prête pour passer l’examen.

On a beau se dire qu’avec les examens scolaires, les entretiens d’embauche… que nous avons connus au cours de notre vie, le plateau n’est finalement qu’un examen de plus et bien non!

Là aussi, j’y ai mis ma petite touche artistique: il y a eu les plateaux où j’ai adapté le parcours du lent à ma convenance pour finalement ne pas partir au deuxième coup.

Faire du lent avec les genoux qui jouent des castagnettes et tout le haut du corps qui tremble, vous me croirez ou pas, c’est pas possible!

Le plateau où j’ai préféré monter sur le tas de terre plutôt que de finir mon demi-tour arrêté… Quand on nous dit que la moto va là où on regarde, c’est pas pour nous embêter.

Bref au bout de quatre saisons, de quatre tentatives plateau, une seule conduite (trop forte!) et deux jours avant mes 41 ans, j’obtenais enfin mon permis.

Défi de la quarantaine réussi!!

Achat de la moto dans la foulée. J’ai opté pour un Bandit 600N noir. Pas trop puissante, pas trop chère et avec un petit look de roadster que j’aime bien. Parfaite pour débuter. Je l’ai faite rabaisser, mais il faudrait que je retravaille encore un peu sur la selle.

Quoi qu’il en soit, je suis motarde maintenant.

Une motarde qui avait déjà conscience des dangers sur deux roues, mais encore plus maintenant qu’il n’y a plus le moniteur pour nous sécuriser le périmètre.

L’aventure ne doit pas s’arrêter là, je ne le veux pas. Je n’envisage pas la moto comme un simple moyen de transport.

J’ai envie de comprendre et de ressentir ce lien étroit qui existe entre le motard et ses virages.

Le jour où j’en serai à ce niveau là, je pourrai enfin me dire : « Pari gagné ma fille, félicitations! »

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM?

Pendant que je passais mon permis, un collègue m’a parlé de la CASIM. Il en a fait partie pendant plusieurs années.

Je n’ai donc pas hésité un seul instant pour m’inscrire après l’obtention du merveilleux sésame!

Ce que je viens y chercher, c’est plutôt simple mais vital pour moi:

– maîtrise de ma machine,

– prendre de l’assurance et sortir de ma minuscule zone de confort. Et oui aujourd’hui elle se résume à route droite, beau bitume, beau temps.

– pouvoir affirmer haut et fort que le pilote ici, et bien c’est bibi et non

mon beau bébé de 200 kg!

J’ai envie d’accomplir ce challenge jusqu’au bout et d’en être fière.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Je ne vais pas m’étendre sur mes nouvelles compétences techniques. Trois leçons à mon actif, on va rester humble avec les pieds bien sur terre.

Par contre, humainement et même si je ne m’attendais pas à rencontrer des

gens méchants, je n’aurais pas imaginé un tel accueil.

Après la semaine de boulot, la logistique familiale plus ou moins contraignante, je suis ravie de me lever tôt le dimanche pour vous retrouver.

Merci !

4. Si tu as un passager, quelles remarques depuis que tu es à la CASIM?

Je rêverais d’avoir un passager. Les balades à deux en amoureux, les petits WE

sympa…

Deux choses pour cela :

– apprendre à porter un passager à la CASIM -> facile!

– convaincre mon mari de monter -> aïe!!! Pas gagnée cette histoire…

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Portrait de d’Alexandre

qui roule en Triumph Tiger 800 et HD Street Glide

1. Ton parcours motard ?

Je suis du Nord et en 2009, quand j’arrive à Bordeaux, j’ai très envie d’avoir un deux-roues pour aller à la plage et ne pas rester coincé dans les bouchons. De mon propre chef, même si à l’époque la réglementation ne l’exige pas, je prends cinq heures de leçons qui m’apparaissaient nécessaires avant de rouler sur un 125 YBR. Je parcours environ 2000 km/an et ce durant deux ans.

Puis je passe sur un MP3 parce que c’est un 500 cc, que j’ai plus d’autonomie, de puissance et de sécurité, mais ça reste un scooter.

Comme souvent dans ma vie, ma femme est mon moteur (elles le sont souvent, non ?!). Elle comprend avant moi que l’étape d’après, c’est le permis gros cube pour une vraie formation et de vraies possibilités. Pour mon anniversaire, elle m’inscrit au permis moto en juin 2015. En août, j’achète une Deauville 700 d’occas’, je me la fais livrer et je vais régulièrement l’admirer dans mon garage, en attendant le précieux sésame. J’obtiens le permis en octobre et peux enfin découvrir ma belle. En plus de la Honda Deauville, j’achète aussi une Gladius pour sa plus grande maniabilité (machine sur laquelle j’ai passé mon permis à l’auto école). Tour à tour avec l’une ou l’autre, je parcours environ 3000 km/an. Je découvre les rassemblements motos.

En 2016, je pars au Portugal avec ma femme où je loue une Harley. La 1200 prévue n’est pas disponible, alors je me retrouve avec une 1600, la Street Glide. Au départ, elle m’impressionne, la belle bête : elle est chouette, mais elle est lourde et j’ai souvent peur en manœuvre très lente… Quand je reviens chez moi, je revends la Deauville et la Gladius pour prendre une Harley 1200 parce que j’aime cette moto, son look, puis passe sur une Street Glide et opte aussi pour un trail Tiger 800.

Deux types de motos différents, mais une même envie de voyager….

J’adorerais en Harley parcourir les States, notamment la fameuse Route 66, et avec ma Tiger, parcourir les petites routes de Corse.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Dès que j’ai le permis, je comprends que je ne sais pas conduire, du moins qu’il me manque des éléments dans ma vraie vie de motard. Je vois pourtant d’autres motards qui semblent maîtriser leur machine, alors je me demande comment acquérir ce niveau de maîtrise. Par exemple, sans comprendre pourquoi, je me rendais compte que les virages m’attiraient vers l’extérieur. J’avais donc l’intime conviction que j’avais à progresser si je ne voulais pas y laisser des plumes.

C’est mon épouse (est-ce que j’ai déjà dit combien elle est formidable?) qui a compris que j’étais friand de connaître plus de choses et a cherché sur le net pour trouver cette asso’ qui pourrait aider son homme à devenir un motard chevronné.

3. Que t’a-t-elle apporté?

Quand sur la rocade j’ai dû freiner sec et fort, puis faire un évitement, on se rend compte que le danger rôde. A la CASIM, j’ai appris plus en un an que je n’aurais appris seul en dix ans, c’est évident ! Ici, les exercices ont du sens, sont toujours rattachés à la réalité de la route, c’est parlant.

Un exemple parmi tant d’autres : utiliser mon frein arrière en virage pour me ralentir encore sans danger si j’avais été trop optimiste ou sur un virage qui se referme plus que prévu.

Honnêtement, 65 euros par an pour une assurance vie, c’est cadeau!

4. Pourquoi te ré-inscrire ?

Parce qu’on n’a jamais fini d’apprendre.

Ici, les motards veillent sur toi. Même en balade en groupe, un formateur aura un regard sur chacun pour le petit conseil individuel et constructif. Tous sont très attentifs.

5. Et ta passagère ?

Elle perçoit une meilleure maîtrise à allure lente et dans les virages. Par exemple grâce au point de patinage nous avons pu longer les plages de Normandie et en profiter un maximum en toute sécurité.

D’une manière générale, elle me sent plus à l’aise.

6) Le mot de la fin

En y regardant bien, les anges gardiens existent vraiment!

Ils revêtent des formes diverses et variées comme celle de ma chère et tendre, de la CASIM 33 et de tous les animateurs au service des autres sur leurs temps libre.

Merci à toutes ces bonnes âmes!

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Portrait de Pascal C,

qui roule en Suzuki SV650S

1. Ton parcours motard ?

J’ai commencé à m’intéresser aux deux-roues en voulant faire comme les copains au collège avec un scooter 50. J’ai donc eu un très très moche Piaggio Typhoon dès 14 ans, lequel m’a apporté l’autonomie nécessaire pour aller au collège et au lycée, mais surtout pour aller vadrouiller avec les copains à droite et à gauche.

Je lisais beaucoup de magazines de scooter et moto à l’époque, principalement « Motos & Motards ». C’est ce qui m’a montré le vrai aspect convivial de la moto et surtout de la communauté motarde.

Puis vint le moment de la majorité et du passage du permis B… J’ai alors lâché le scooter et j’ai continué à rêver quelques temps de celle que je considère comme la plus belle moto de l’univers : la Yamaha R1…

J’avais prévu de passer mon permis moto avant que mon code ne soit plus valable, mais les études, le premier boulot et les premières mutations professionnelles n’ont pas tardé à arriver et j’en ai oublié mon rêve en chemin… L’année dernière, je me suis rendu compte que ma société me permettait d’utiliser mon droit à la formation pour passer le permis A2… Mon rêve d’ado est alors revenu dans ma tête et j’en ai profité.

Je m’étais d’abord fixé comme objectif de ne pas m’éterniser sur le code qu’il fallait que je repasse et qui, bien qu’obligatoire, ne donne pas vraiment envie d’y passer des mois… Je l’ai eu en un mois et une faute, j’ai pu attaquer mon plateau au mois de novembre 2016. J’ai fait une chute lors de la première heure en faisant un demi-tour sans mettre assez de gaz.

Cette chute s’est soldée par une belle fracture du poignet… J’ai été immobilisé pendant plusieurs semaines et en comptant la rééducation, je n’ai pu reprendre le guidon qu’au mois de février 2017. Mes proches se sont amusés à essayer de me faire croire que cette fracture était un signe qui voulait dire « arrête, c’est pas fait pour toi », mais j’ai quand même enchaîné mon plateau et ma circulation pour finalement obtenir mon permis A2 en juin 2017. Pas de chute à déplorer depuis que je roule seul…

En attendant la R1, je roule sur une Suzuki SV650S qui est connue pour être une très bonne moto de débutant, mais qui reste typée sportive et donc plus proche du type de moto que j’affectionne. Mon objectif de conduire une R1 tous les jours n’est pas mort, j’attends la passerelle A2 / A en 2019 avec impatience.

Depuis que j’ai le permis, c’est à dire depuis juin 2017, pas encore de grosse frayeur, je touche du bois… Le pneu arrière qui chasse en rétrogradant un peu violemment, au début ça fait bizarre… Les accélérations en sortie de stop un peu trop forte sur route mouillée, ça surprend aussi un peu… J’ai aussi failli me viander une fois en virage à une intersection après avoir raté mon rétrogradage 2eme -1ere, je suis resté au point mort et en voulant remettre du gaz pour virer… oups ;). C’est d’ailleurs comme ça que ma seule et unique chute m’est arrivée : à ma première heure de plateau, mais ça je l’ai raconté dans mon parcours motard 😉

Je n’ai pas encore une grande expérience de la moto, j’ai fait environ 6000 kilomètres depuis le mois de juin dont 300 effectués dans le cadre d’une balade des anciens élèves de ma moto-école, le CER de La Brède (j’en profite pour les saluer et les remercier), alors que je n’avais que deux semaines de permis. Expérience de roulage en groupe très agréable, qui m’a donné envie d’en refaire. Rouler tout seul, c’est bien, rouler à plusieurs en s’arrêtant régulièrement en terrasse avec vue sur la mer et une quarantaine de motards, c’est bien mieux!

Quel serait le trip moto que je rêve de faire ? Une envie plus qu’un rêve : j’ai des collègues de boulot qui ont participé cette année au rodibook : 700km de route entre les Pyrénées Françaises et Espagnoles. J’avoue que ça me tente bien, je vais certainement le faire avec eux l’été prochain, même si je risque de prendre cher sur ma SVS 🙂

En revanche, un rêve que j’ai mais ce n’est pas un voyage, c’est de poser le genoux et pour ça, j’ai bien l’intention de commencer le circuit dès le retour des beaux jours. Les mêmes collègues de boulot font souvent des sorties piste en été, je vais être obligé de les accompagner.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Un collègue de boulot m’avait parlé de l’AFDM qui propose des stages de perfectionnement moto. Il n’est pas adhérent, mais connaissait de nom et de réputation. En parallèle, je faisais partie d’une communauté de joueurs en ligne et dans le lot, il y avait un motard qui avait été adhérent à une autre antenne CASIM. Il m’a parlé des activités en détail, m’a présenté les différents types d’ateliers qui étaient proposés…

Sans avoir vraiment choisi entre CASIM et AFDM, j’étais avant tout attiré par le fait de maîtriser mieux sa moto… Après 27 heures de leçons de conduite, plateau et circulation compris, je savais et je sentais que je ne maîtrisais absolument pas mon véhicule. Rouler normalement tous les jours, pas de souci… Sur route mouillée, je devenais un peu plus frileux et je me posais souvent la question en roulant « si le mec devant pile, est-ce que je vais arriver à m’arrêter sans me vautrer ? »

Étant donné que mon contact qui avait fait partie de la CASIM m’avait super bien vendu le truc, j’ai fait mon choix cet été et ça a été CASIM.

Les circonstances dans lesquelles je ressens le besoin de mieux maîtriser ma moto: sur route mouillée, clairement. La prise d’angle sur route mouillée me génère certaines appréhensions qui ont tendance à me crisper et à, je pense, me rendre moins réactif le jour où il y aura un danger à éviter. Et sur route mouillée avec ma passagère, c’est encore pire ! Dès que je roule avec un passager, je suis clairement moins à l’aise. J’ai forcément tendance à rouler moins fort puisque avec un passager on est responsable d’une autre vie que la sienne, mais je ne porte pas assez souvent pour réussir à retrouver mes sensations solo et donc ma confiance en moi.

3. Que t’a-t-elle apporté ?

Je n’ai participé pour le moment qu’à deux CPM pratiques (mania et équilibre) et un CPM théorique (expérience et comportement). Cela a déjà suffi à ce que je me pose certaines question en roulant… Je fais très attention à ma position, je porte une attention particulière à m’assurer d’être bien vu, je me demande sans arrêt si je suis dans les bonnes conditions pour anticiper…

Mais du coup, la CASIM, ce n’est pas non plus que ça: c’est aussi des discussions avec d’autres motards et donc un partage d’expériences et d’astuces qui peuvent apporter aussi bien à la sécurité qu’à la façon de vivre avec sa moto au quotidien.

4. Tu as une passagère, quelles remarques depuis que tu es CASIMir?

Pour le moment, je sais juste qu’en tant que passagère, elle pourra elle aussi profiter du plaisir des balades en groupes, mais je compte bien sur certains CPM pour qu’elle et moi puissions améliorer notre sécurité au quotidien quand nous roulons ensemble.

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Portrait de Sylvie R. VISA 1,

qui roule en Suzuki SV 650

1. Ton parcours motard ?

Je grandis avec comme légende familiale le décès d’un oncle lors d’un accident de deux-roues. Le simple mot « moto » est donc tabou à la maison.

Encore étudiante, le copain de ma petite sœur roule en Transalp. Comme je me dis « Tiens, voilà un truc que j’ai jamais essayé ! ». Ni une, ni deux, il me propose le prêt d’un équipement pour me faire faire un tour. C’est un bon conducteur, j’ai confiance. Peut-être aussi un goût pour la transgression.

Je trouve ça assez chouette, mais sans plus. Un casque trop grand pour ma tête qui menace de s’envoler à chaque accélération. Rien de transcendant.

Quand plusieurs années plus tard, j’apprends que ma sœur passe son permis gros cube, je trouve ça sympa. Même si je me dis que nos parents ne doivent pas trop apprécier la blague. Quand je la vois arriver la première fois sur sa moto, je suis fière d’elle. Je me dis «Elle assure la petite sœur!».

Des années plus tard, mon mari parle régulièrement de se mettre au deux-roues, notamment à cause des bouchons parisiens. C’est finalement revenu sur Bordeaux qu’il se met au scooter 125. Il veut tout de suite m’y associer en m’achetant un équipement (à ma taille!) pour me balader. Je pensais que c’était une lubie qui lui passerait bien vite, mais finalement il est passé, bien vite, au permis gros cube! En attendant, j’ai l’occasion de tester la place passager sur le scooter. J’aime bien, c’est agréable sur les chemins de campagne et confortable, sauf sur route à plus grande vitesse. Plus tard, je deviens sa passagère sur sa Deauville, mais je ne la trouve pas particulièrement agréable.

Un jour, en discutant avec des amis, je dis «Tiens, et si j’essayais de prendre le guidon?». Dès le lendemain, mon mari prend RDV pour moi dans sa moto-école qui propose des initiations. Je suis surprise d’y prendre plaisir et de ne pas trouver ça trop difficile (à ce moment-là…). Je ne vois pas d’obstacle majeur pour m’empêcher d’y arriver, alors je me retrouve dans le bureau pour m’inscrire. Pas de souci, me dit-on : tout est planifié, je pourrais bien être au guidon de ma machine dans moins de 3 mois. A vrai dire, je ne suis pas pressée d’obtenir le permis. Pour moi, le plus important, c’est d’apprendre à conduire une moto et de me sentir en confiance le jour où je me retrouverai sur la route, pour de vrai.

Le code ne me stresse pas, sauf que je m’y présente juste au moment où l’épreuve change et qu’on lit partout dans la presse que c’est un marasme, plus personne ne peut le décrocher. Finalement ça passe, malgré une question sur le voyant pression des pneus (connaissais pas…). C’est parti pour les leçons pratiques. Si au début, ça se passe très bien – je progresse gentiment, et la première chute ne me décourage pas – au bout d’un certain temps, je stagne, je reste comme coincée au même stade car on me laisse m’entraîner sans me corriger, sans chercher comment me guider. Un des moniteurs s’impatiente, s’en agace au point que j’ai bien failli tout arrêter, me demandant si j’étais faite pour ça. Peut-être que j’ai juste besoin d’une pause? Ou bien faut-il que je commence avec un 125?

A force de tergiverser et en discutant avec mon mari, ma sœur et son compagnon, Griselda et Patrick (presque tous des CASIMirs en somme!), je me dis qu’il faut sûrement juste changer de moto-école. Arrêter? J’aurais fait tout ça pour rien?

Ma sœur m’accompagne voir d’autres moto-écoles et j’en trouve une non loin de mon travail (pratique!) qui propose des séances fréquentes, mais surtout des sessions de 2 heures (plus confortable pour moi que la formule intensive par demi-journée). Dès la rencontre avec le moniteur, je comprends que j’ai affaire à quelqu’un de passionné. A chaque fois que je fais une leçon, même si c’est pas toujours facile, j’ai la banane. Ça me rebooste pour une semaine entière. Il sait remettre en question sa méthode d’apprentissage pour trouver ma solution. Quand je baisse un peu les bras, il continue d’y croire quand même, pour lui l’échec n’est pas envisageable.

C’est le 27 novembre 2016, juste avant le changement de loi qui m’aurait restreinte au permis A2, que j’obtiens mon permis gros cube. Avec lui, je réalise que c’est plus qu’un permis. J’avais besoin d’accomplir quelque chose pour moi et après tant de moments de doute sur mes capacités, cette étape franchie me comble de joie, me restaure dans ma confiance en moi.

Dès lors, je pars à la chasse à la moto et c’est en essayant la SV 650 bleu et blanche que je l’adopte tout de suite. Jeune (nouvelle plutôt!) conductrice, j’ai pour l’instant parcouru environ 2000 km avec elle.

Dès mes débuts, chaque balade a été importante car mon mari a eu à cœur de m’emmener dans des lieux à pièges. Démarrage en côte en tête de liste: sympa la voiture qui en a eu marre d’attendre que j’y arrive et qui me double sans se demander si je n’allais pas la percuter. Je me souviens aussi de cette fois où je démarre d’un stop, je tourne et cale au milieu du carrefour, heureusement il n’y avait personne… J’ai aussi la chance de faire mon premier roulage en groupe avec trois experts de la moto en qui j’ai toute confiance : Fred, mon beau-frère, nous prépare une sortie adaptée à mon statut de débutante, Griselda me rassure et prend soin de moi à chaque arrêt, Patrick remarque et corrige un problème de réglage des amortisseurs sur ma moto….Que du bonheur!

Dans mes rêves, je fais de la moto tout le temps, sans avoir peur de la pluie ni du froid! Je pars voyager en moto pendant les vacances: dans des lieux comme la Sardaigne par exemple… un jour peut-être… Ah oui, et je pars faire une virée avec ma petite sœur!

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM?

J’ai entendu parler de la CASIM bien avant de savoir que je prendrai le guidon. Un matin, ma sœur appelle mon mari : sa moto refuse de démarrer alors qu’elle est attendue pour un atelier CASIM. Qu’est-ce donc que cela? Elle m’explique et je trouve qu’en plus «d’assurer» en étant pilote, elle continue de se perfectionner : c’est super ça! Et rassurant.

Ma sœur, mon beau-frère, Griselda, Pat… m’en vantent les mérites.

Alors quand j’obtiens mon permis, m’inscrire à la CASIM va parfaitement dans mon sens, le plaisir de continuer à apprendre tout en prenant du temps rien que pour moi.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Lors de la présentation de la CASIM, Charles, le président, nous explique que, grâce à cette association, nos motos deviendront plus «légères». Je me demande bien par quel miracle enlèvera-t-on des kilos à ma moto?! Mais dès le premier atelier l’après-midi même, j’ai l’occasion de valider ce propos!

Grâce aux enseignements, j’ai l’impression de mieux maîtriser ma machine.

C’est vrai qu’elle me semble plus légère! En prenant ma moto, je suis moins stressée! Je me sens déjà plus à l’aise, plus en confiance. Et j’apprends à chaque atelier, qu’il soit pratique ou théorique. Promesse tenue! Et merci encore à tous les bénévoles de cette belle association!

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Portrait de Virgil

qui roule en SUZUKI GSR 600

1) Ton parcours motard ? 

Je n’ai pas grandi dans une famille de motards mais aussi loin que je me souvienne j’ai toujours aimé la moto. Dès le collège je ne pouvais m’empêcher de me retourner sur une machine qui passait dans la rue. Pour autant je n’ai jamais eu de mobylette, à ce moment là le vélo était bien suffisant.

En 2005, comme je suis encore étudiant, j’ai du temps et un peu de sous grâce à un travail saisonnier, je profite que mon code passé pour le permis voiture est encore valable pour passer le permis moto.

J’habite en Belgique et passe ce permis en hiver dans le Noooorrrrd. Autant dire que ma volonté à été éprouvée : froid, pluie, verglas même, ne me découragent pas. J’ai tout de suite appris l’importance de l’équipement et notamment d’avoir des gants dignes de ce nom. Mais ces conditions m’apprennent qu’à l’avenir je préférerais quand même garder la moto pour des météos moins extrêmes.

Le permis en poche, il a quand même fallu que je patiente jusqu’en 2011 pour que toutes les conditions soient réunies pour m’acheter ma première machine, mon actuelle GSR. Il fallait un garage, et des sous. 

Bien que mon permis avait déjà quelques temps je n’ai pas repris de leçons de conduite, il me semblait que je n’avais pas oublié ce qu’on m’avait enseigné. Ce qui était assez vrai tant que je restais sur route standard, sans piège particulier. Et puis j’avais bien l’intention de rester un motard-du-dimanche-par-météo-tiède ;-). Seulement pour la balade, le plaisir, sans contraintes. Il m’est arrivé de prendre ma moto pour travailler mais je suis kiné et quand j’officie à domicile, m’équiper me fait plutôt perdre du temps qu’en gagner. Ce n’est pas aussi pratique qu’on pourrait le penser. Quelquefois aussi pour éviter les bouchons si je dois aller à Bordeaux mais là encore l’inter-file reste un exercice assez périlleux et c’est loin d’être le plus chouette à faire en moto. Décidément la balade, le dimanche, c’est bien là l’essence du plaisir à moto !

Je roule donc assez peu, peut-être 1000 km/an, par « temps tiède », donc.

C’est suffisant pour avoir déjà eu un accident, heureusement sans gravité pour moi. Un père, suivi de son fils de 13 ans, en moto-cross, sortent d’un chemin de terre mais le jeune garçon n’a pas idée de regarder à gauche avant de suivre son père à droite et il me coupe la route. J‘ai bien tenté de l’éviter mais je me suis tout de même retrouvé projeté de ma machine sur la sienne, « assis » entre sa roue arrière et son garde-boue, à lui taper sur l’épaule pour lui « recommander » de s’arrêter pour laisser descendre son passager clandestin, moi ! Comme j’étais bien équipé, je n’ai que de très légères blessures et ma moto, quelques griffures aussi, le levier de vitesse un peu chafouin… Le plus surprenant c’est que ni le fils, ni même le père, n’ont eu le sentiment de faire quelque chose d’illégal, de dangereux : emmener ce garçon sur une moto-cross sur la route alors qu’il n’a ni l’âge, ni la formation, et encore moins le droit de le faire. J’aimerais croire qu’ils en ont tiré leçon mais ce n’est pas certain… alors rappelons nous de nous méfier de ce qui peut sortir d’un chemin de terre ?!

Mon objectif ? Déjà, me tester sur une balade de 4 jours d’afilée en participant au prochain WE 1000 virages. J’imagine que pour moi qui n’ait jamais roulé plus d’une journée, ce sera déjà une sacrée expérience.

Un autre objectif ? Se profile à l’horizon un changement de machine pour une sans doute mieux calibrée à ma morphologie. Un gros trail routier, genre une Versis par exemple.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ? 

Je me suis rendu compte que j’avais besoin de retravailler la mania, que j’avais des lacunes surtout pour des trucs plus techniques. J’aimerais être plus à l’aise dans ce domaine là. Par exemple savoir faire un demi-tour-classe … sans m’aider des pieds, sans hésiter quoi ! Et aussi en duo où je remarque qu’alors je suis encore moins à l’aise. Il est vrai qu’avec la responsabilité de porter quelqu’un, je prends moins d’initiative. Dans mon métier, je ne peux ignorer les conséquences d’un accident alors ça me rend d’autant plus prudent, raisonnable.

Du coup j’ai cherché sur le net une formation, un perfectionnement post permis pour améliorer tout ça. En fouillant un peu, je suis tombé sur le site de la CASIM et j’ai apprécié le « combo » perfectionnement + balades qui en plus me semblait un bon gage de convivialité. Et surtout des ateliers tout au long de l’année qui allaient me permettre de pratiquer régulièrement. Ça me semble plus pertinent pour bien me former.

3)Que t’a t’elle apportée ?

Des certitudes sur mes lacunes ! Que j’ai vraiment bien fait de venir ! 

Depuis que je suis Stagiaire CASIM, je sors de ma zone de confort « tiède » et découvre que ma moto peut rouler l’hiver, même s’il fait froid, même s’il y a du brouillard ou de la pluie et il n’est pas impossible que j’apprécie de mieux en mieux ma moto pour justifier de la prendre même quand la météo n’est pas optimale car je me rends compte que j’ai augmenté mon kilométrage en moto et pas seulement pour aller aux ateliers 😉 !

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Portrait de Lidia

qui roule en Suzuki GSX 750 Inamuza

1. Ton parcours motard ?

J’ai toujours été très attirée par les motos, surtout les sportives. Depuis mes années de collège, j’avais la certitude qu’un jour, je prendrai le guidon.

J’étais encore lycéenne quand j’ai commencé mon permis voiture, mais ça n’a pas tout de suite été simple car j’avais une perception de la vitesse et de la priorité à droite qui différait quelque peu de l’inspecteur. Je me suis assagie avec l’âge (et oui, même quelques mois comptent ) et je l’ai obtenu qu’au troisième essai enfin !

Pendant mes nouvelles tentatives d’avoir le fameux « A » en voiture, j’ai attaqué en parallèle le permis moto, mais là encore il semble que je sois plus « rapide » que l’administration, car je dois être (du moins j’espère) la seule à avoir quand même dû repasser le code que j’avais pourtant eu du premier coup parce que la préfecture n’avait pas encore validée mon permis voiture et donc mon premier code !

Bon, et bien, je l’ai re-eu du premier coup… la deuxième fois aussi !

C’était en 2006 et j’étais donc à peine majeure. La motivation étant plus importante, j’ai réussi à obtenir mon permis moto avant la voiture, alors que je l’avais débuté bien après ! Le plus important, c’était de l’avoir et j’en suis pas peu fière.

Mais comme j’habitais en Ile-de-France et n’ayant pas de garage, même si j’ai bien tenté de trouver quelqu’un qui me sous-louerait son garage, mes recherches sont restées infructueuses, j’ai donc dû patienter pour enfin avoir une moto.

En 2007, je déménage ! C’est le début de la vie d’adulte et des envies de moto qui reviennent. Comme il y a un parking privatif, je m’octroie enfin en 2009, après de multiples recherche de deux-roues, ma belle Inamuza (peinture noir pailletée bleu). Ce parking n’a pas tout à fait suffi à la mettre à l’abri puisqu’on a quand même essayé de me la voler, mais heureusement, elle s’est défendue…

Des blagues ? Oui ! Quand sur le périph’, une voiture déboîte sans clignotant, j’ai bien évité cette voiture, mais du coup pas celle d’à côté !

Pas pratique, une moto sans levier d’embrayage…

Une autre fois, partie en groupe plusieurs jours en Auvergne, manque de concentration, fatigue : j’ai raté un virage. Mon corps n’a pas suivi ce que ma tête disait ! Penche, penche, mais au lieu de ça, j’ai fait un « tout droit ». Voyant le bord de route s’approcher, j’ai fini par piler. La moto a presque été posée délicatement sur le bas-côté dans l’herbe, sans trop de casse, ma moto allait bien (ce qui est super-important pour une motarde !), mais moi par contre, j’ai mal chuté. J’ai eu une fracture déplacée du poignet qui m’a valu une opération à l’hôpital de Vichy : en tourisme, il ne faut rien négliger ! Comme j’étais la fermeuse, les copains ont mis plusieurs kilomètres avant de se rendre compte que je n’étais plus derrière.

Sur Paris, pour éviter les bouchons, je roulais davantage, mais depuis que j’ai déménagé en Gironde, je privilégie la moto-balade. Je suis plutôt une motarde du dimanche, pour me promener, quand la météo n’est ni trop chaude, ni trop froide. Je suis devenue une motarde-tiède ! J’ai envie que la moto ne rime surtout pas avec contrainte, mais seulement avec plaisir.

Je n’ai pas fait de chose extraordinaire en moto, seulement quelques vacances à plusieurs en Auvergne, en Ardennes françaises et belges. Mon premier voyage en groupe, en Ardennes, m’a beaucoup plu parce que j’avais le privilège d’être la seule fille du groupe. Normalement, les filles y étaient interdites, mais comme j’étais pilote, je n’étais pas vraiment une fille pour

eux. J’étais, je cite, « leur pote à nichons ». J’ai aimé l’ambiance détendue et l’humour graveleux que les gars ne se permettent pas forcement en présence de leur femme, apparemment j’ai su les mettre à l’aise. Il faut dire qu’après 4 ans d’études de mécanique auto pendant lesquels j’étais la seule fille de la classe, j’ai souvent évolué dans un univers exclusivement masculin, alors ça ne me déplaît pas… au contraire…

A vrai dire, c’est plus de rouler sur plusieurs jours, d’avoir un timing et un programme presque imposé qui me convient moins, ça me lasse assez vite alors que l’ambiance lors des pauses ou le soir est toujours super.

Mon rêve ? Aller tâter du circuit de vitesse !!!

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Kristof, un CASIMir et collègue de travail, m’en parlait régulièrement.

Je me suis dit que ce serait intéressant de reprendre les bases de la formation. Refaire de la mania’, me perfectionner et me débarrasser de défauts, de mauvaises habitudes que j’ai peut-être prises. C’était aussi une occasion de reprendre une vie sociale : rencontrer et partager avec des motards, des gens qui ont la même passion que moi et surtout rouler !

3. Que t’a t’elle apportée ?

D’avoir l’opportunité de faire des ateliers par météo plus extrême pour éprouver l’adage que le CASIMir est étanche ? N’y a-t-il pas une certaine fierté à pouvoir changer de statut, passer de motarde-tiède à motarde-toutes-conditions ???

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Portrait de Xab qui roule en Street Twin

et dans le Top 3 des VISA 1 2018

1. Ton parcours motard ?

J’ai commencé la moto en nouveau permis A2 en novembre 2016 après avoir décidé qu’il ne fallait pas attendre de faire ce que l’on souhaite, mais surtout que l’on ne sait jamais ce qui peut arriver, alors autant profiter de faire les choses que l’on désire faire maintenant avant que cela soit trop tard.

En sortie d’école et pour passer l’hiver, j’ai acheté une MT-03 (full A2 avec 320 cc) que j’ai trouvé sans émotion et trop linéaire au niveau des tours. Cela me faisait penser à ma voiture télécommandée électrique de ma jeunesse. Haut dans les tours, pas d’inertie moteur et donc des saccades en tombant les rapports. Au niveau confort, rien d’intéressant. Il faut dire que la moto que je voulais ne se faisait pas encore en A2. J’ai parcouru 1100 km avec cette machine. Depuis que j’ai la Street Twin, nous avons fait ensemble 1700 km.

Pas de frayeur, de chute ni de difficulté particulière pour l’instant.

Pas trop eu le temps et l’occasion pour faire de long voyage, mais j’y compte bien sachant que j’ai l’équipement pour.

J’aimerais bien, pour commencer, faire un week-end dans les montagnes du Pays Basque et une semaine dans le sud de l’Espagne.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Je suis venu à la CASIM par hasard en cherchant à faire un stage de perfectionnement sur le Net. J’y ai trouvé l’état d’esprit que je cherchais en plus d’avoir des stages de perfectionnement. Ce qui me permet de rouler en moto en gardant la tête sur les épaules et surtout en gardant les pieds sur terre.

3. Que t’a-t-elle apporté ?

Pour l’instant, de belles rencontres, de bons conseils de la part d »une équipe de passionnés et une manière de prendre les bonnes habitudes tout en continuant d’apprendre.

4. Pourquoi y rester plusieurs saisons ?

Pour pouvoir me perfectionner et continuer à partager avec une grande famille.

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Portrait de Loïc C. VISA 1,

qui roule en Honda GL 1800 Goldwing

1) Ton parcours motard ?

Je devais avoir 7 ou 8 ans et déjà sur mon vélo de cross, j’adorais cette sensation de tenir en équilibre sur 2 roues. Je savais que je deviendrai motard.

Dès 14 ans à Paris, je suis en scooter 50 cm3 de chez Yamaha. A peine sorti du concessionnaire, à mon corps défendant, je pars en wheeling: la poignée d’accélérateur est piégeuse. Ma mère s’en inquiétera évidement, mais il n’empêche que ça devient mon seul mode de locomotion tous les jours, quel que soit le temps, jusqu’à ma majorité.

Juste après avoir passé mon permis voiture, je me prépare au permis moto dans la foulée pour profiter de la validité de mon code.

J’obtiens le plateau, mais finalement, je pars à l’étranger durant plusieurs années avant d’avoir passé l’épreuve de la circulation.

Quand je reviens à Paris à 25 ans, je reprends mon projet moto et je dois repasser le code. Ma vie personnelle et professionnelle me laisse peu de temps, je ne suis pas assez assidu, alors je finis par prendre un Vespa 125 X8 que mon permis voiture m’autorise sans autre formalité. Sans doute que les cours pris plusieurs années plus tôt pour le plateau m’aident dans cette conduite quotidienne (2 à 300 kilomètres par semaine).

Les années passent ainsi quand un jour, alors que je suis en voiture dans une station d’essence, il y a une très belle Harley-Davidson. Je surprends le regard émerveillé de ma fille qui me rappelle exactement le mien. Je lui dis que je comprends ce qu’elle ressent car à juste 6 ans, j’insistais très régulièrement auprès de sa grand-mère pour qu’elle accepte de faire un détour par la concession HD de notre quartier. Je ne me lassais pas d’admirer ces machines. Ce jour là, j’ai reconnu ce regard chez ma fille,

celui de mon rêve d’enfant. Naturellement, elle m’a demandé pourquoi je n’avais pas une machine comme celle-ci alors ? Je lui ai répondu que je n’en avais pas le droit, pas le permis. Et elle m’a demandé pourquoi je ne passais pas le permis, alors? Et oui, la moto c’est simple comme une question d’enfant ! Dès le lundi suivant, j’ai réussi à récupérer mon dossier d’apprentissage, toujours laissé en suspens… depuis 17 ans!

Plus motivé que jamais, en trois mois seulement, je repassais le code, le plateau et validais la circulation.

Dès le papier provisoire en poche, je partais avec ma fille chez HD pour qu’elle m’aide à choisir la belle. Nous avons jeté notre dévolu sur une Roadster 883 (couleur sable et champagne) et nous repartons le jour même avec… ma fille en passagère évidemment. Je précise qu’elle avait déjà l’équipement et l’habitude que je la porte sur la 125 ! Qui de nous deux avait le plus la banane? Difficile à dire … Nous partagions une joie intense!

Je roule avec durant deux ans et 23.000 kilomètres, mais en arrivant en région bordelaise où je roule tous les jours sur des routes plus variées, alors je ressens le besoin d’une machine plus taillée pour la route. Ma fille refuse que je me sépare de la 883, donc je la garde et achète une première Goldwing 1500 de 20 ans. C’est une machine radicalement différente, alors quand j’en trouve une en vente à Paris, avant de me décider, je fais quatre tours de périph’ avec pour savoir si je serai bien dessus, malgré son poids. Elle a remporté haut la main le défi. Je la ramène donc à Bordeaux. En un an, je parcours environ 15.000 kilomètres.

Lors d’un rassemblement de Goldwing, ma fille et moi avons l’occasion d’essayer une 1800. Ça me permet de savoir que c’est ce que je veux, plus récente, l’ABS… Le confort convaincra même ma fille que nous pouvons vendre ma HD pour acheter cette Goldwing 1800. J’ai mis en vente aussi la 1500, mais le moteur a justement lâché en l’emmenant chez un acheteur potentiel, elle est partie à la casse avec plusieurs milliers de kilomètres au compteur.

C’est ainsi que j’ai mon actuelle machine depuis juin 2016 et j’ai parcouru environ 17.000 kilomètres avec.

Des mésaventures ? Avec mon scooter 50 cm3, j’ai appris l’importance de regarder devant moi car j’avais le nez sur ma roue avant quand une voiture a pilé devant moi. Rien de grave, j’ai eu de la chance, mais ça fait un drôle d’effet de me retrouver sur le toit d’une voiture!

Plusieurs années plus tard, j’ai gardé mon 125 à Paris pour l’utiliser quand j’y retourne. Voilà pourtant pas mal d’années et de kilomètres que je roule en deux-roues sans que rien de fâcheux ne m’arrive. Et ce jour là, est-ce la route détrempée car il pleut à torrent? Est-ce le 125, plus léger, sans ABS?

Mais quand la voiture devant moi pile sans raison, il m’est impossible d’effectuer l’évitement. Le scooter part d’un côté et moi de l’autre. Je roule au sol et j’ai tout de suite conscience qu’on pourrait me rouler dessus.

Très vite, je me relève et cours me mettre à l’abri. Ça s’est bien terminé, à peine quelques contusions, mais j’ai réalisé ce jour là, que jusqu’ici, j’avais sans doute eu une bonne étoile. Je me demandais si je ne pouvais pas mettre un peu plus de chance de mon côté en apprenant mieux quelques techniques…

Le voyage qui m’a le plus marqué, c’est la toute première fois que j’ai quitté Paris en HD pour aller à Clermont-Ferrand. J’ai découvert qu’après l’autoroute, il y avait de vraies routes amusantes, une autre façon d’avoir du plaisir en moto.

Bien que je n’ai pas encore fait beaucoup de destinations extraordinaires en moto, j’ai une âme de voyageur et j’aimerais beaucoup découvrir toute l’Europe à moto. J’espère que le confort de la Goldwing finira par convaincre mon épouse de m’accompagner dans ce genre d’aventure, car pour l’instant, ce n’est pas tout à fait sa passion.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

L’accident que j’ai eu en 125 m’a vraiment révélé que des cours de perfectionnement pourraient m’être profitables. En fouillant le net, je tombe d’abord sur le site de Fabien ( https://www.facebook.com/PassionMotoSecurite/?fref=ts ). Il y parle de

la CASIM. Toutes les semaines, je suis les publications de la page Facebook.

Je m’inscris en liste d’attente parce que je veux vraiment apprendre plus de techniques. Je parcours beaucoup de kilomètres sur des routes très diverses et avec une grosse moto assez lourde : le perfectionnement me semble très important!

Le jour de la rentrée 2016, je suis surpris de trouver autant de personnes venues, comme moi, découvrir cette assoc’. J’espérais ardemment y avoir une place!

3) Que t’a-t-elle apporté?

D’abord de la mania! Avec ma machine, c’est important! Apprendre à faire le tour de ma moto en ne la tenant qu’à deux doigts, ça n’a l’air de rien, mais c’est un exercice bluffant qui me permet de me concentrer sur la notion d’équilibre. C’est tout un ensemble d’ateliers qui m’ont appris les bons mécanismes pour être plus en sécurité avec ma machine.

J’apprécie aussi l’esprit de partage et de rencontrer des motards qui ont la même passion que moi, indifféremment de la marque et de la cylindrée: on parle moto, on parle sécurité, on parle surtout plaisir de la moto sans aucun clivage.

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Portrait de Natie qui roule en CBF 600 Noire

(Nathalie BARON : Natie

Honda CB500X Blanche(jusqu’au 20 octobre)

Honda CBF600 Noire (après le 20 octobre)

1) Ton parcours moto ?

La moto et moi… C’est un rêve d’enfant, mon père motard qui arrivait en «vrombissant». Le son, l’allure, c’était magique pour moi. Ceci dit, la vie en a décidé

autrement… mariage, enfants… etc, etc.

Et juillet 2015, je passe la formation 125. Dans la foulée, j’achète un Yamaha YBR125 Custom rouge et je fais des petites balades avec mon gendre et sa BMW F 650 GS.

Et là… je me suis fais ch… mais grave ! Il me fallait absolument plus gros… une vraie de vraie moto.

Octobre 2015, je m’inscris au permis moto. Bouh, la révolution chez mes enfants!!! « Quoi ? Tu nous as toujours interdit le scooter!!! Et toi, tu passes le permis gros cube? Tu es sérieuse maman? » Ben ouais…

Bref, mes enfants valident contre leur gré (c’est trop cool d’être l’adulte !).

Donc octobre 2015, inscription… Ma petite dame, faut repasser le code!!! Non???Jure!!! Pinaise, ça commence bien!

Je repasse mon code… je prends les cours (chaud patate !!! le parcours lent, un enfer).

Début février 2016, je passe enfin mon plateau… Cool!

26 février 2016, je passe et j’obtiens la conduite.

C’est officiel, je suis une motarde, je peux enfin acheter ma bécane sans restriction (c’est en juillet 2016 que tous les nouveaux permis sont « bridés »).

J’avais repéré une Honda CB500X qui me bottait bien. Donc avec mon gendre, je vais chez Honda, je trouve ma perle rare, mais comme je veux une selle confort, je dois attendre… Nous sommes tout début mars 2016… J’attends, j’attends, j’attends!!!

1er avril 2016 (c’est pas une blague), J’AI MA MOTO : Honda CB500X blanche.

Avec 200 km au compteur, c’est un modèle d’essai…

Suis trop fière, trop contente… Bref, mon rêve d’enfant se réalise et nous n’en sommes qu’au début!!!

Mai 2016 : après moult annulations, Franck (de la CASIM33) et moi entamons nos premières balades. 16 mois et 26000 km plus tard, nous prenons toujours autant de plaisir à sillonner les routes de Dordogne, Périgord, Calvados, etc.

Nous avons d’ailleurs une « team », Franck et moi : celle des Cagouillards!!!!

Si, c’est possible et pas facile à assumer… Mais nous, nous en sommes particulièrement fiers.

Des frayeurs ? Bien sûr que oui, quelques freinages d’urgence, quelques « tout droit», mais peu en proportion du kilométrage.

Des chutes? Tu m’étonnes!!! Premier jour, trajet boulot… avec ma choupinette (oui oui, la Honda ), toute fière. Je me gare devant le bâtiment à l’endroit dédié aux motos. Tout nickel, tout bien. Je béquille, je pose… Euh non, je pose par terre… Béquillage un peu trop violent, la béquille remonte et la moto chute!

Grand moment de solitude (devant mes collègues) et surtout grosse peur: MA MOTO!

J’ai réédité l’exploit de la chute sans béquille plusieurs mois plus tard, mais ce coup-ci, en sortant du boulot!

Mon trip  moto de rêve? Faire le tour de France et Europe sur plusieurs mois.

Partir à l’aventure avec mes potos bien sûr.

2) Pourquoi la CASIM?

Grâce à Franck, mon ami Franck : ça fait deux années qu’il me dit « viens à la CASIM! Tu vas voir, c’est génial! Tu apprends tellement de choses. Tu corriges tes mauvaises manies, tu progresses et tu prends du plaisir. Les moniteurs sont super géniaux… Viens à la CASIM! »

Je l’ai enfin écouté… et je confirme : c’est juste GÉNIAL.

J’apprends, j’apprends dans la bonne humeur, la confiance, la sécurité.

Je suis avide des découvrir encore et encore les ateliers et les cours, de me perfectionner, d’évoluer et d’être de plus en plus à l’aise avec ma choupinette.

La sécurité, le plaisir…

3) Que t’a-t-elle apportée ?

Vous nous donnez l’envie d’être de bons motards qui jouent la sécurité avant tout et qui prennent encore et toujours du plaisir à enfourcher leur petit ou gros engin.

Oui, un énorme merci pour les cours, théoriques ou pratiques, pour votre bonne humeur, votre écoute, compréhension et efficacité.

MERCI, MERCI, MERCI!

Pour info, je change très prochainement de bébé : je passe à la Honda CBF600SA.

Son petit nom : Cagouillette.

Sa couleur : noire pailletée.

Son ambition : faire corps et bien écouter Moman (moi quoi).

Son objectif : participer avec bonne humeur et grande écoute à tous

les cours de la CASIM33.

Son souhait : prolongement de Moman et Casimirette reconnue.

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Portrait de Christian R

qui roule en Yamaha XJ900 Diversion S

1. Ton parcours motard ?

Depuis enfant avec mon frère (de trois ans mon aîné), nous aimons la moto. J’ai commencé à 14 ans avec un MotoGuzzi 50 cross. A 16 ans, je faisais du moto cross avec une Yamaha 125 YZ. Puis à 23 ans, je suis parti pour Paris où je roulais sur une Kawasaki 125 KMX. En 1994, de retour en Dordogne, je roule sur une Honda 650 CBX, puis en 2000 sur une Suzuki 550 GSX, en 2001 une Suzuki 1200 Bandit S, et en 2005 ma Yamaha XJ 900 Diversion S qui me supporte encore et un HONDA 125 XLS pour aller aux Millevaches.

J’ai le permis gros cube depuis décembre 1983 (34 ans ! ) avec 200.000 km environ et deux gamelles conséquentes, je ne parle pas des petit accrocs.

En 1991, la roue avant de la KMX qui glisse en plein milieu de la circulation à Paris, c’est flippant.

En 2011, la Diversion finit sous une Renault Scenic à Périgueux.

Pour le trip effectivement je me suis régalé aux « millevache Authentique en 2013 » sous la neige et aux « millevache Meymac 2017» cette année sous la neige . Gros gros frissons sur la route du retour avec ma 125 xls de 1990. Vent très très fort route gelée et pluie et neige mélangées, j’ai pensé très fort aux conseils de la Casim33 mais ça ne guéri pas tout. Une fois à la maison j’étais très fier de moi (et de vous aussi) !

J’ai deux rêves moto. Un atteignable, c’est de faire la fameuse route 66 aux Etats Unis. Le deuxième inatteignable c’est, un jour, de poser le genoux par terre dans un virage sur circuit et de ne pas tomber, mais là c’est une autre histoire…

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Suite à une balade de trois jours au Pays Basque avec mon moto club (LEÏ BIROLS, en Dordogne). Je suivais une jeune motarde qui roulait comme sur un rail avec sa BMW F700. Après avoir discuté avec elle (Laurence B), celle-ci me donne votre contact et malgré mes 34 ans de permis, je me suis remis en question et me voici avec vous depuis septembre 2017.

3. Que t’a-t-elle apporté ?

De la remise en question et la redécouverte de bases que j’avais complètement oubliées.

4. Si tu as un(e) passager(e), quelles remarques depuis que tu es CASIMir ?

En peu de temps, elle a remarqué plus d’assurance en moi, ce qui la détend et me facilite la conduite à deux.

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Portrait de Danièle LC

qui roule en XJ6

1) Ton parcours motard ?

Depuis ma première jeunesse, je m’ intéresse à la moto : impossible de ne pas me retourner sur une moto qui passe dans la rue.

Mais ma vie familiale ne me permet pas de plonger dans ce monde avant 2010.

Ce n’est qu’à ce moment là que j’ai l’opportunité de faire une balade en tant que passagère et… j’ai bien aimé.

A défaut d’avoir un compagnon pilote, je décide en 2012 de prendre moi-même le guidon d’un 125 Varadero, pour être autonome dans mon envie de moto. Mais malgré les quelques heures de formation nécessaires, je n’ai pas aimé cette machine, trop haute, trop lourde. Je suis  tombée plusieurs fois.

J’ai un rêve à ce moment-là : la Corse en moto. Mes potes motards me persuadent que c’est possible, mais avec une « vraie » moto (un gros cube) et surtout une vraie formation (le permis). Même si je manque de confiance en moi, je me lance, je veux me donner toutes les chances d’atteindre mon but, de réaliser mon rêve. Me voilà, à 59 ans, à m’atteler à ce permis moto. Le parcours lent surtout est difficile pour moi, mais j’ai un super moniteur qui sait m’encourager, et en plus il a une moto rabaissée, ce qui me rassure. Mon premier passage de plateau sous la pluie a fini de me stresser, mais la deuxième fois a été la bonne.

Aussitôt, mon XJ6 actuel est rentré dans ma vie le 3 juin 2015.

La première année, j’ai parcouru environ 2.000 km, mais dès la deuxième année, j’ai doublé ce kilométrage.

D’abord dans les Pyrénées où j’ai vécu quelques « oups ». Un démarrage en côte où le pote motard est venu m’aider en mettant son pied en cale à mon pneu arrière, le temps que je démarre. Le deuxième était vraiment compliqué: une épingle à droite qui monte en plein village. Je cale et me retrouve coincée en fâcheuse posture, là encore le soutien des copains a été crucial pour que je puisse redémarrer «sereinement». Mais aussi en Corse! Mon rêve enfin atteint! J’ai démarré ce périple par une petite chute: l’autoroute pour s’y rendre est embouteillée, le groupe avec lequel je roule remonte la file, donc je suis, mais une camionnette blanche qui me bouche la vue m’inquiète. A force d’hésiter et surtout de la regarder, je tombe à l’arrêt, juste au moment où elle redémarre. J’en suis quitte avec un levier cassé, mais rien de plus et ça n’entache pas la suite de mon programme.

D’une manière générale, ce qui m’inquiète souvent, ce sont les demi-tours et la mania’ lente, surtout sur sol meuble.

J’ai adoré mon voyage en Corse qui avait un grand goût de victoire, mais c’est aussi là que j’ai eu une grande trouille quand il a fallu traverser un village en forte montée, dans des lacets étroits et dont la chaussée était vraiment très dégradée: la totale! J’ai eu l’impression d’arriver à bon port par miracle. Le retour m’inquiétait, à l’idée de reprendre cette route, encore plus en descente ! Mais grâce aux conseils des copains, j’ai réussi et j’en suis ressortie fière. Si je peux manquer de confiance dans mes capacités, je suis aussi « jusque-boutiste » et refuse de me bloquer toute seule. J’aime faire les choses bien et aller au bout de mes projets malgré mes inquiétudes.

Dans l’avenir, je prévois un voyage en Bretagne, en Alsace et un autre en Corse.

D’une manière générale, j’aspire à continuer de voyager toujours plus loin en moto: l’Italie, l’Autriche par exemple…

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM?

Je roulais en groupe grâce aux sites Amiez et OVS, plusieurs CASIMirs m’en ont vanté les mérites. A force qu’on m’en parle, j’ai fini par m’inscrire en liste d’attente pour la rentrée 2016. Mais inquiète qu’on me demande de faire des choses trop compliquées, je ne suis pas venue à la présentation.

Les personnes qui connaissent déjà la CASIM m’en ont reparlé, alors je me suis à nouveau inscrite pour la rentrée 2017. Cette fois, j’y suis allée et j’ai pu constater tout de suite le climat de bienveillance qui y règne. Ici, on n’y vient pas pour montrer qu’on sait faire, mais pour se perfectionner.

Tout le monde accepte l’idée qu’on a des choses à apprendre, quel que soit son niveau de départ. Parfaitement rassurée en voyant les animateurs et trices courir tout à côté des stagiaires, je n’ai pas attendu de faire moi-même un essai pour demander à valider mon dossier.

Je viens chercher des conseils pour dépasser mes difficultés, m’enlever le stress pour pouvoir rouler partout et prendre du plaisir en balade.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Dès le premier après-midi d’atelier, les conseils précis et progressifs m’ont permis de faire des choses avec ma moto dont je ne me pensais pas capable.

Alors on peut déjà dire que cette association m’a donné envie d’y rester… Pourtant, je doutais beaucoup, mais c’était avant de connaître l’équipe!

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Portrait d’Henri B, VISA 2,

qui roule en TIGER 800

1) Ton parcours motard ?

Tout jeune je n’hésitais pas à partir dans les Pyrénées… en Spéciale Moto Bécane (en Mobylette!). Par la N.10 c’était une balade de 5 heures pour atteindre mon but. Ce sont les copains motards qui m’ont dit qu’il était temps de passer le permis gros cube. En 1979, je me lance et fort de mon expérience, ce n’est pas très compliqué pour moi. Je le passe grâce à un stage de 5 jours.

Première machine, celle la plus fréquente en moto école à ce moment là : un 350 CB de chez Honda, la K5.

Par ailleurs on m’appelle « Jo-la-bidouille » parce que je passe mon temps à démonter, améliorer, remonter des moteurs. Un jour, alors que je venais de régler « l’avance » un peu trop pointue d’un moteur, le copain veut l’essayer et se retrouve en marche arrière ! S’en est suivi quelques tranches de rigolades où nous testions nos capacités à maîtriser l’engin à reculons !

Un an plus tard j’opte pour la 500 CX avec laquelle je suis parti jusqu’à Cadix avec comme passagère celle qui était ma petite copine et allait devenir ma femme (L, CASIMirette aussi aujourd’hui). C’est mon voyage le plus marquant parce que c’était le premier, c’était un long périple avec beaucoup de dépaysement.

Puis j’ai eu une première d’une longue série de 1100 XS. J’ai beaucoup aimé cette machine c’est pourquoi j’y suis souvent revenu !

J’ai fais une pause moto au profit de ma vie de Papa durant 4 ans avant de reprendre une nouvelle 1100 XS que j’ai gardé 3 ans.

Puis j’ai à nouveau arrêté la moto pendant 10 ans.

C’est après mon divorce que je me suis remis aux 2 roues, d’abord avec un 650 BMW série 6. J’ai refait entièrement son moteur. Ça m’a beaucoup amusé, c’était un vrai jeu de Mécano. Puis je l’ai attelé d’un side pour me permettre de partager la moto avec mes 2 enfants.

Au bout d’un an et demi j’ai repris un 1100 XS, toujours en l’attelant de mon side. Mais j’ai fini par exploser le moteur sur l’autoroute… il n’a pas supporté une vitesse légèrement au-dessus de sa norme. Pourtant j’ai adoré ce modèle de machine qui avait un moteur fabuleux… bien que le cadre ne le suivait pas toujours, il avait tendance à saucissonner !

Puis j’ai eu un 900 XJ pendant 2 ans.

J’ai interrompu la moto durant 5 ans et y suis revenu avec un 500 Aprila (un Scooter), que je n’ai pas du tout aimé. Je l’ai trouvé très inconfortable, très raide.

Au bout de 2 ans je l’ai remplacé par un 800 Pacifique Coast, surnommé le « tupperware ». Je l’ai gardé 2 ans aussi. Puis avec la 1300 FJR. Et depuis très peu de temps j’ai opté pour un TIGER 800.

Des blagues ? Oui, bien sur  mais rien de grave.

Une fois j’ai glissé dans un rond point à cause du gasoil : imparable !

Une autre fois, c’était avec la 500 CX, une 4 L devant moi pile sans prévenir, je fais un évitement mais la sacoche de la CX s’enfonce dans la voiture. La sacoche n’a rien eu mais la 4 L …

J’adorerais pouvoir faire le tour de l’Irlande en moto : pour les paysages mais aussi pour les Irlandais car je suis certains que nous avons beaucoup à partager.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Une Amie m’a inscrit d’office à la journée porte-ouverte/inscription, en même temps qu’elle et son Mari.

Dès cette première journée j’ai pu constater mes lacunes et été convaincu que j’avais besoin d’une remise à niveau.

Mais il ne faut pas croire que c’est simple d’enlever les mauvaises habitudes d’un vieux dinosaure ! Encore faut-il accepter cette idée, je reconnais que je suis un peu têtu et même râleur!

3) Que t’a t’elle apportée ?

L’extrême gentillesse des Encadrants ont eu raison de mes barrières. Notamment lors du week end « 1000 virages », Nicolas B qui roulait derrière moi a su, avec toute sa bienveillance, me faire accepter de faire les efforts nécessaires pour modifier ma conduite et je l’en remercie ici !

Grâce à cette première saison de CASIM j’ai pu acquérir plus de dextérité avec ma machine.

Mais aussi me rendre compte qu’il fallait sûrement changer de moto, une moto moins lourde serait sans doute mieux. C’est ainsi que je suis passé de la 1300 FJR à la TIGER 800.

4) Pourquoi te réinscrire ?

Pour continuer de progresser parce que j’ai encore à apprendre.

J’aimerais aussi pouvoir passer le VISA 2, pour renvoyer l’ascenseur à nos Encadrants qui nous donnent tant. Pourquoi pas, un jour, devenir Aide-Animateur, pour soutenir, partager leur tache.

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Portrait de Julien B, VISA 1,

qui roule en Suzuki SV 650

1. Ton parcours motard?

A 14 ans, je récupère l’une des mobylettes de mon grand-père : une Motoconfort TL orange. Je la retape avec mon père et le plaisir que j’ai sur ce deux-roues me dit que je sais qu’un jour, je passerai le permis gros cube.

Mais les aléas de la vie ne me le permettent pas avant mes 31 ans. Ce n’est donc qu’en 2014 que toutes les conditions sont réunies (et surtout les sous !). J’ai la chance d’être dans une petite moto-école avec peu d’élèves et très souvent avec un ou deux élèves avec la monitrice (une petite blonde très pédagogue et attentive à notre enseignement). Seulement 20 heures de leçons, mais pratiquement en cours particulier, ce sont donc des séances très intenses et efficaces pour obtenir mon permis sans difficulté.

Un mois plus tard, j’achetais mon actuel SV 650 avec lequel j’ai dû parcourir 15 000 km environ.

Des blagues ? Non. Par chance, mon seul moment « oups », c’était mécanique. La diode qui éclaire mon compteur de vitesse est à changer. Persuadé que ça ne me prendra que 15 minutes, pause cigarette comprise, je me lance. Mais finalement, je m’agace durant plus d’une heure et demi car il faut démonter pas mal de trucs et machins. Puis, avec ma compagne, nous partons à la plage quand j’entends un bruit inhabituel : mon phare menace de tomber ! C’est un arrêt providentiel dans un garage qui accepte de me prêter des outils pour remédier au problème qui nous sauve d’une possible catastrophe.

Une autre fois, je me suis fait peur sur un rétrogradage un peu brusque sur route détrempée à Bordeaux. Ma roue arrière a bien glissé, mais heureusement a su raccrocher le bitume avant un possible gadin. Rien de bien grave donc !

La balade qui m’a le plus marqué ? Ma première sortie moto, pour aller à la plage, avec ma compagne. Parce que c’était ma première vraie sortie. Parce qu’en passant le permis, on rêve tous de partir à la plage en moto. Mais surtout parce que ma compagne avait accepté de monter avec moi et ça, c’était pas gagné du tout !

Mon rêve à moto ? Il y en a deux:

– L’envisageable : les Alpes, parce que c’est beau et aussi parce que j’en suis originaire.

– L’ultime : la traversée du Viet-Nam sur des motos locales avec ma compagne ! Nous y sommes allés il y a quelques années et nous sommes tombés amoureux du pays et de la culture.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

Alors que je passais le permis, j’ai découvert l’existence de la CASIM 33 sur un forum. Je me suis dit que ça pourrait bien me plaire et j’ai envisagé de m’y inscrire dès le début. En particulier parce que je ne viens pas d’un milieu motard, ni famille, ni ami motard. Du coup, je cherchais à rencontrer d’autres motards avec qui partager ma passion.

Mais aussi parce que je voulais perfectionner mon pilotage. Le freinage, le positionnement sur la route par exemple me semblait encore nébuleux. Et pas de potes pour m’éclairer.

3. Que t’a t’elle apporté?

J’ai pu trouver tout ce que je cherchais dans cette asso’, l’ambiance, les rencontres et surtout plein d’infos et de conseils pour être mieux préparé à la route.

4. Si tu es un ancien : pourquoi te réinscrire?

Ma vie de jeune papa ne m’a pas permis de finaliser pour aller jusqu’au VISA 2 et plus. Mais j’aimerais bien quand ce sera possible car j’aime aller jusqu’au bout des choses.

En attendant, je reste CASIMir pour les balades. Cela me permet de continuer de rencontrer des motards, partager des super moments autour de notre passion. Et il faut reconnaître que ces balades sont très bien organisées et me permettent de découvrir des lieux où je n’aurais pas eu l’idée d’aller seul.

5. Et ta passagère dans tout ça?

Bonne question ! Je ne sais pas trop ce qu’elle pense de ma conduite. Mais ça doit être agréable puisqu’elle est maintenant décidée à passer son permis moto ! Elle qui, au départ, était réticente à monter derrière moi, ça fait une belle évolution.

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Portrait de Katia

qui roule en BMW F 650 GS

1. Ton parcours motard?

Aucun motard dans ma famille, alors pourquoi la moto? Peut-être mon côté garçon manqué?

J’ai fréquemment roulé en mobylettes diverses et variées, mais sans équipement (pas bien!), il faut dire que je souffrais d’une certaine dissociation entre mes moyens et mon envie de tourner une poignée!

Ni mes parents quand j’étais ado, ni mon ex-mari ne pouvaient envisager que je fasse de la moto. C’est dangereux. Moi en moto: ils pensaient que j’allais forcement me tuer.

Quand j’ai divorcé, dès que j’ai pu, je me suis offert un Honda 125 Rebel (la bien nommée!) que mon permis voiture m’autorisait à conduire. J’ai tout de même pris une heure de cours en moto-école, histoire de m’informer : ça se passe où les vitesses, les freins? De 2006 à 2011, je roule quotidiennement avec. Puisque j’habite en ville, c’est pratique pour se déplacer et se garer.

Mais quand en 2009, je pars vivre à la campagne, j’ai vraiment le sentiment de risquer ma vie à chaque instant sur les nationales au guidon de ma 125. C’est pour ça que je décide, à 41 ans, de passer le permis gros cube: je veux avoir plus de répondant pour ne pas être piégée au milieu des voitures qui roulent vite et s’imaginent que je peux en faire autant. J’obtiens mon plateau à la deuxième présentation, mais dans l’ensemble, mon apprentissage s’est très bien passé. Il faut dire que j’avais un très bon moniteur, beaucoup d’envie d’y arriver et surtout pas peur de tomber.

Je roule pendant trois ans sur un Yamaha XJ 600 N avec lequel je parcours 45.000 km. C’est un immense sentiment de liberté pour moi. Avec mon compagnon, je trace ma route avec toile de tente, aussi souvent que possible. Mais je pense que mon compagnon était moins mordu que moi. Je me souviens en particulier d’un séjour dans les gorges du Tarn: c’était merveilleux!

Puis avec le Yamaha TDM 900, j’ai l’impression de passer d’un diesel à une essence. En un an, je parcours 50.000 km, notamment dans les Pyrénées et dans les Alpes. Quand elle atteint les 93.000 km au compteur, il est temps d’en changer, d’autant qu’à l’arrêt, elle me jette un peu trop souvent au sol à mon goût: pour moi, elle est trop haute et trop lourde. Avec celle-ci, j’ai appris l’art de l’anticipation lors de mes arrêts, mais aussi, en montagne, à garder une vitesse enclenchée en guise de frein à main! On apprend de ses erreurs…

C’est ainsi que par hasard, il y a deux ans, je vais essayer la F 650 GS surbaissée, avant tout parce qu’elle est dans mon prix. L’essayer, c’est l’adopter! J’ai tout de suite l’impression d’avoir un très chouette jouet entre les mains. Depuis, je ne tombe plus et n’ai plus besoin de personne: vive l’autonomie! Avec elle, c’est plus de 30.000 km parcourus.

Mon voyage qui m’a le plus marqué, c’était une boucle qui passait par Millau et ses gorges du Tarn, puis dans le Verdon. Les routes et les paysages y sont fabuleux.

Mon prochain but serait la Sardaigne, reste à l’organiser!

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM?

J’ai eu la chance, grâce à OVS, de rencontrer un type formidable (Franck L, pour ne pas le nommer!) qui proposait un séjour «initiation montagne». Nous avons parlé de son asso’  d’alors, le PRM33, qui se voulait axé sur la sécurité par le perfectionnement.

Tout à fait l’esprit de la CASIM!

Sensibilisée à ce concept, je me suis mise à chercher sur le net une asso de perfectionnement puisque le PRM33 n’avait pas tout à fait abouti, pas simple de mettre en place la structure.

C’est alors que je suis régulièrement tombée sur un profil : «Griselda au rassemblement Toutes En Moto», «Griselda avec les Pères et Mères-Noël Motards», «Griselda propose de venir à la présentation de la CASIM33»… Je me dis «Mais elle est partout cette nana?!».

J’assiste à la présentation, mais il y a foule et je ne peux m’inscrire cette année là, me dit Griselda-la-vilaine ( ).

Patiente et surtout convaincue, j’attends un an pour rejoindre l’asso’. C’est ainsi que j’ai enfin pu obtenir une place de stagiaire en septembre 2016.

J’espérais surtout apprendre à mieux gérer mes demi-tours. Mais aussi à allier confiance et maîtrise pour ne pas me foutre en l’air… pour faire mentir mes parents et mon premier mari!

Pour moi qui suis une asociale, je me suis dit aussi que ce serait une bonne façon de me soigner. Me mêler à une foule, à un groupe était une gageure, mais je me suis dit qu’avec des gens qui auraient la même passion, ça pourrait m’aider.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Vu les lignes qui précèdent, que j’accepte la rédaction de ce portrait est sûrement la preuve que la CASIM ne m’a pas apporté de l’aisance qu’en moto, non?!

J’ai déjà appris beaucoup de choses en une seule saison: sur la conduite moto, l’influence des appuis et la gestion de l’équilibre, me sentir plus en sécurité en comprenant mieux les mécanismes de nos machines.

Tous les ateliers sont très formateurs, y compris celui sur «la mécanique» ou «ce qu’il faut faire en cas d’accident».

4. Pourquoi te réinscrire?

Déjà parce que j’ai rencontré des gens extraordinaires! Évidemment, tous ces formateurs / trices qui m’ont tant apporté, mais aussi les autres CASIMir(ette)s, comme Laurence et tant d’autres.

En bref, pour l’ambiance parce que l’asociale s’est fait des copains!

Mais bien sûr, parce que mieux sensibilisée à la sécurité, je veux continuer d’apprendre. J’ai déjà réservé ma place pour l’an prochain!

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Portrait d’Olivier C, CAMABC, 

Animateur et responsable Formation CASIM, qui roule en 1200 RT

1) Ton parcours motard ?

La moto a sûrement dans mon cas une relation initiale avec l’interdit. Enfant, on me bassinait avec cet oncle du coté de ma mère, jeune et fougueux, qui s’était tué avec une moto récupérée et planquée durant la deuxième guerre mondiale. Ayant vécu à la campagne jusqu’à l’âge de 12 ans, le vélo fut, bien avant la moto, le moyen de s’évader et de partir à l’aventure, sans but particulier sinon celui de laisser de la place à l’étonnement et au sentiment de liberté que procurent de nouveaux paysages, des lieux et des personnes inconnus. Je me rappelle comme si c’était hier l’achat de mon premier vélo de route, cette impatience lorsque mon père le déballa et le prépara. Bien des motards je crois ont gardé, grand bien leur fasse, ces émotions spontanées et profondes venues de l’enfance, en particulier lorsqu’ils montent pour la première fois sur une nouvelle moto!

A 15 ans, mon oncle chez qui je vécus trois années, jusqu’à mes 18 ans, décida de m’offrir un 101 Peugeot pour m’éviter les longs trajets pour aller à l’école en vélo et ce en dépit de l’opposition de ma mère. Qu’il en soit encore remercié aujourd’hui!

A la même époque, je vis certains de mes copains plus argentés que moi et qui avaient déjà passé le cap fatidique des 16 ans, avoir leur premier engin, par exemple la 125 twin honda, qui vous donnait tout de suite une stature incomparable dans le groupe … La moto avait donc un pouvoir d’attraction indéniable, à ne pas négliger, sur les potes mais aussi sur les filles!

A peine deux mois après mes 16 ans, j’obtenais donc le permis A2, précieux sésame plein de promesses, que j’ai finalement gardé sur moi jusqu’en 2013, année de mes 50 ans et de l’obtention de mon permis A : j’y reviendrai. Je dus cependant attendre l’âge de 19 ans pour avoir l’autonomie de décision et l’argent nécessaire pour acheter ma première moto, une 125 Yamaha DTLC. Malheureusement, la vie est parfois ingrate et cette première moto tant désirée fut volée 3 semaines après son achat ; les voleurs de moto ne savent pas qu’au-delà des cadenas, ce sont les cœurs de leurs maîtres qu’ils fendent.

N’étant pas totalement dédommagé par mon assurance, je dus me résoudre à acheter une autre moto similaire mais moins chère, la 125 Yamaha DTMX que j’ai gardée 4 ans, avant qu’elle ne soit également volée! C’est avec cette moto que j’ai enfin développé mon expérience à la fois sur la route et en tout terrain: ah les voyages de nuit à chercher désespérément une station d’essence ouverte, les nuits à dormir au milieu d’un champ et se réveiller couvert de piqûres de moustiques sur les mains, les tentatives sous la pluie et avec de la boue sur la visière pour doubler les camions avec en place arrière ma copine (aujourd’hui mon épouse), les démarrages au kick, le dos bloqué plusieurs jours après avoir repoussé la moto qui me tombait dessus en tout terrain, les vacances dans le sud avec des copains équipés de 500 XLS et XT qui m’attendaient patiemment…

La vie de famille et le démarrage de ma carrière professionnelle ont alors, comme pour beaucoup de motards, pris la place de mes rêves de deux roues d’enfant, d’adolescent et de jeune adulte, peu compatibles avec les responsabilités nombreuses d’un jeune papa de trois enfants. J’ai tout de même pendant toute cette période, qui a duré de mes 23 ans à mes 50 ans, gardé le plaisir de butiner les paysages, les petites routes sinueuses, tout d’abord en vélo puis avec la course à pied, qui a toujours aujourd’hui une place importante dans ma vie. En 2012, mon épouse a renoué avec des amis du collège, dont un motard très expérimenté et passionné, qui lui a suggéré qu’elle avait sûrement une responsabilité dans mon arrêt de la moto. Je la revois m’en parler un peu gênée fin décembre 2012 et me dire que finalement, maintenant que les enfants étaient grands, pourquoi pas reprendre la moto?

Une semaine après, j’étais inscrit au permis, le 25 janvier 2013, j’avais le code moto dans la poche et le 31 mai 2013 je réussissais les épreuves pratiques du permis, au deuxième essai. Le 7 juin à 11h30, je prenais possession dans la concession BMW de Bruxelles d’une 1200 RT toute neuve, qui est toujours ma moto actuelle. Début juillet, je partais pour mon premier voyage en solo de 600 km d’une traite avec une faim de route insatiable et le sentiment de renouer avec un désir profond et de retisser un lien important avec mon histoire. 64 000 kms en 4 ans n’ont pas atténué la force de ces retrouvailles et la conviction que la moto nous rend plus vivant, nous permet de retrouver la spontanéité et la légèreté de notre enfance.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

A 50 ans, on se pose en général plus de questions qu’à 20 ans, et j’avais bien conscience de mes limites en tant que pilote de moto ; l’expérience du pilotage d’avion de 1986 à 1998 (de mes 23 ans à mes 35 ans), dans un cadre professionnel, tout d’abord en vol à vue puis aux instruments, m’avait également enseigné qu’il n’y a pas de progrès sans humilité, reconnaissance de ses erreurs, et remise en question permanente. Je me rappelle un instructeur m’expliquant les jours de galère: «t’inquiète pas, l’avion, c’est 100% d’emmerdes au début et petit à petit le plaisir grandit». J’ai donc tout naturellement recherché des informations sur internet et trouvé le site de Flatfab ( http://moto-securite.fr/debuter/ ) que j’ai lu avec grand plaisir et qui m’a donné une idée de la voie à suivre; je me revois dans mon garage en train d’essayer de comprendre les recommandations de Fabien, serrant les cuisses sur mon réservoir comme un cinglé!

Revenant en France en septembre 2013 pour des raisons professionnelles, après 7 belles années à Bruxelles, j’ai alors tout naturellement contacté la CASIM 78 qui m’a tout de suite accepté dans ses rangs, ayant doublé ses effectifs précisément cette année-là pour résorber une longue file d’attente.

3) Que t’a-t-elle apportée?

La CASIM, c’est d’abord dans mon cas une démarche personnelle de remise en question sur ma façon de pratiquer la moto, pour avoir finalement moins de stress et plus de plaisirs en toutes circonstances.

J’ai particulièrement aimé dans ce cadre l’aspect concret de la formation et l’investissement passionné et généreux des animateurs bénévoles.

Le temps passant, on découvre que la CASIM, c’est aussi beaucoup de rigolades, d’échanges avec une communauté de motards tolérants, ouverts à la différence, étant eux-mêmes d’une grande diversité de parcours et d’origines. Ça devient les années passant un groupe de copains que l’on ne veut plus quitter.

4) Tu as une passagère, quelles remarques depuis que tu es CASIMir?

Le choix de la 1200 RT a été conditionné entre autres par le souhait de donner à ma compagne la possibilité de prendre place sur la moto sans que ça devienne un calvaire ; j’ai été bien récompensé car après quelques hésitations, elle a pris grand plaisir à rouler avec moi.

La maîtrise grandissante de la moto lors de la formation CASIM permet également de donner plus de confiance à son passager. J’ai également promené ma mère, ma sœur, mes trois enfants, sans avoir le sentiment que je mettais leurs vies en danger.

C’est particulièrement utile je trouve lorsqu’on a comme moi une moto lourde pour les manœuvres à deux à basse vitesse.

5) Tu es un Animateur, pourquoi t’investir dans cette asso’?

Ma progression à la CASIM 78 a été régulier grâce au soutien permanent et généreux de son encadrement ; en 2016, j’ai réussi mon CAMABC au premier essai, même si je n’en menais pas large et m’estime être encore aujourd’hui un « jeune motard » ayant encore beaucoup à apprendre.

J’ai découvert qu’il ne suffit pas de maîtriser quelques techniques, encore faut-il savoir observer, s’informer, partager son expérience et expliquer aux stagiaires comment progresser de façon personnalisée et motivante.

Poursuivre à la CASIM en tant qu’Animateur, c’est également une façon de remercier une association qui rend la vie plus belle et évite certainement bien des accidents et déconvenues non seulement aux motards mais également à leurs familles.

Mon déménagement en Gironde en 2017 a été l’occasion de rejoindre la CASIM 33 dont l’accueil a été également formidable, ce qui renforce encore mon désir de m’investir sur le long terme.

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Portrait de Loïc M.

qui roulait en Africa Twin 650

(mais qui a craquépour la 1000 DCT !)

1. Ton parcours motard?

La moto, je la découvre par des copains motards et ça me plaît bien. Je finis par me dire «pourquoi pas moi?».

Alors pour aller en ville, je choisis un scooter 125 qui me permet d’essayer le deux-roues, de confirmer mon envie avant de me lancer dans l’aventure du permis gros cube.

En 2014, je passe le cap et obtiens le sésame.

Je démarre avec un CB 500 X, une version trail de cette moto parfaite pour débuter. En un an, je parcours environ 4.500 kilomètres.

Comme je suis plutôt grand, le trail est bien adapté à ma morphologie. Mais surtout mon rêve de gamin, le Paris-Dakar, me dirige vers la mythique Africa Twin! Je trouve une superbe 650 qui fera mon bonheur et celui de ma passagère pendant environ 10.000 kilomètres. La suite logique fut l’achat de la dernière Africa 1000, encore plus apte au voyage, à la balade en duo et à la piste.

Ma plus grande frayeur ? En montagne, dans un village, je suis d’un peu trop près un camping-car quand il s’arrête pour laisser passer un camion dans un virage. Il recule… sur moi! Heureusement, j’ai le réflexe de klaxonner pour signifier ma présence avant qu’il ne me mette par terre!

Mes voyages les plus marquants? Deux comptent en particulier à mes yeux. Mon premier périple dans les Pyrénées après seulement six mois de permis : ce n’était pas très facile, mais beaucoup de plaisir avec les enchaînements de virages, les dénivelés et les paysages bien sûr!

La montagne, c’était une étape à franchir pour me permettre d’enlever certaines appréhensions. Il y a un «avant» et un «après» la montagne. Un voyage en Bretagne reste un super souvenir. Parce qu’il y a des paysages sublimes, mais surtout parce que c’est un plaisir que j’ai pu partager avec ma compagne.

Mes rêves? Le Laos et le Cambodge en moto avec ma compagne. C’est une région du globe qui nous attire beaucoup tous les deux, alors ce serait une très belle aventure à partager ensemble.

Et dans mes rêves les plus fous, je fais un raid dans le désert en Africa Twin… 1000, bien sûr… sur les traces du Dakar!

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

Je tombe sur un flyer de la CASIM 33 chez Honda et tout de suite, je me dis que c’est une super idée. Je me suis vite rendu compte que les cours en moto-école nous préparent bien à passer le permis. Pour autant ensuite, je trouve qu’on est un peu lâchés dans la nature avec encore beaucoup de choses à apprendre encore. Après recherche, le fait est que j’avais bien du mal à trouver de la formation post-permis, sinon hors de prix….

J’avais envie d’aller plus loin dans l’apprentissage. En maniement à basse vitesse pour le côté ludique, mais aussi pour l’apprentissage des virages où j’ai le sentiment d’avoir des progrès à faire pour me sentir vraiment à l’aise.

Le flyer de la CASIM arrivait à pic!

3. Que t’a-t-elle apportée?

Une meilleure connaissance des mécanismes de la moto et de ce que je peux en faire. Seul, on n’ose pas tester. Ici, je suis guidé et ça me permet de repousser mes limites, de découvrir que grâce aux explications précises, je progresse, j’augmente mes compétences pour plus de sécurité.

En plus, j’y ai trouvé une super convivialité. Un groupe de motards sans esprit de compétition, c’est complètement dans ma philosophie de la moto!

4. Kim, tu es sa passagère : qu’observes-tu depuis que ton pilote est devenu CASIMir?

Je trouve que sa conduite a gagné en assurance de manière générale, mais qu’il est surtout plus conscient des dangers de la route, que ce soit pour lui ou vis-à-vis de moi.

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Une nouvelle CASIM arrive près de chez nous, en Dordogne!

Voici le Portrait de l’un des fondateurs de la CASIM 24 :

Xavier qui roule en BMW S1000R

Xavier Président CASIM 24

1) Ton parcours motard

Mon père m’a donné le virus dès mon plus jeune âge, passager inconditionnel, j’ai ensuite fait mes dents sur un DT 50 pendant mes jeunes années. Place au permis en 2006 avec comme première moto un 600 hornet puis passage pendant 12 ans sur des sportives 600 CBR puis plusieurs 1000 CBR (HONDA power) jusqu’au mois de juin 2017 où j’ai trahis …. Suis passé chez BEHEMEUUUUU avec un s1000r . Quelques autres motos à mon actifs, 660 XTZ, 250 CRF, 250TTR etc…

Je parcours environ 40000 km à l’année en moto grâce à mon emploi (motocycliste gendarmerie), ce qui me permet de rouler dans toutes les conditions … super la pluie  sniff lol

Fatalement vu le nombre de kilomètres, quelques frayeurs, quelques caleçons de changés, et quelques motos aussi …. Pas de grosse casse physique mais quelques petits pépins.

J’adore être en moto, en groupe, pouvoir échanger, faire profiter de mon expérience et profiter de celle des autres car peu importe ce que l’on a vécu, les autres aussi vivent et il est toujours bon de s’en imprégner.

Pas de grand voyage en Europe à mon grand regret mais plusieurs sorties sur plusieurs jours à travers la France.

2) Comment as-tu connu la CASIM ?

En 2009, alors que j’étais en Ile et Vilaine, je devais faire parti de la 35 en tant que fondateur, c’était parti d’un forum, et on avait trouvé le sujet intéressant, on voulait se lancer. Mutation courant 2010 en aquitaine, soit juste après l’AG …

Le côté familial et professionnel n’a pas permis de me re-pencher sur le sujet par manque de temps.

Aujourd’hui, stage motocycliste en poche en 2015, un bagage technique en plus, un constat de la forte accidentologie du 2 roues en Dordogne, je motive une bande de passionnés et nous créons la CASIM 24, c’est le rêve.

3) Tu es le Président de la toute nouvelle CASIM24, pourquoi t’investir dans cette asso’ ?

Moua Président … LOL non soyons sérieux, nous sommes tous au même niveau dans cette asso !
M’investir dans cette asso … Je vais y passer du temps, c’est sûr mais ça me fait tellement plaisir de le faire. Pourquoi ? la réponse est simple. On m’a beaucoup apporté dans ma formation de motard, conseils techniques, intellectuels, philosophie etc… Aujourd’hui j’ai acquis une expérience et à mon tour, je veux pouvoir la transmettre tout en continuant à en acquérir.

Moniteur de tennis de formation, ma passion a toujours été d’enseigner, je n’ai aucune prétention quand à l’enseignement de la moto , je souhaite juste faire profiter à qui veut, du peu que je sais. Voir la banane sur le visage des gens lorsqu’ils comprennent et arrivent à se perfectionner, à faire un nouveau truc au guidon de leur moto, a acquérir plus de dextérité etc

Bien entendu tout ça dans le but de prendre du plaisir lors de la conduite mais également d’avoir un bagage technique pour faire face à tous types d’imprévus et éviter l’accident (même si on sait pertinemment que certaines situations sont indépendantes de notre volonté.

Concernant les autres membres, que dire ? Ils sont supers. Je leur ai parlé de mon projet et y ont tout de suite adhéré. Ils ont le même état d’esprit, avide de savoir, fiers de monter une association qui œuvre pour endiguer l’accidentologie et au-delà de pouvoir apporter à qui le désire quand à une certaine technicité.

Le conseil d’administration est au nombre de 10 membres, d’horizons différents, mais tous animés par le même état d’esprit.

Voici le lien de leur page : https://www.facebook.com/CASIM-24-119297792059551/

Bienvenus dans cette belle aventure !

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Portrait de Nicolas Pi, Major VISA 2 2018,

qui roule en BMW 1200 GS

1) Ton parcours motard ?

Je me suis intéressé à la moto sur le tard, au début des années 2000.

Pas de passion familiale pour la moto, ni de vocation au berceau. A 14 ans, à la place d’un Booster qui me faisait de l’œil, j’ai eu un VTT!

Je pense que c’est « l’esthétisme » de la moto / pilote qui m’ont attirés. Venant du monde automobile, j’étais attiré par les motos carénés, sportivo-GT, au forme ronde de l’époque. Mon « graal »: la Kawasaki ZZR 1200!

En 2003, je décide de passer mon permis moto, en formation accélérée d’une semaine.

Je ne connaissais strictement rien à la moto. Ni où était l’embrayage, ni quel était le frein le plus puissant: avant ou arrière?

Une semaine plus tard, permis en poche, j’enfourche ma première moto qui m’attendait sagement au garage: une Yamaha 600 Diversion, vert anglais… A part le mérite d’être ma première, je n’ai pas trouvé grande qualité à cette moto de jeune permis.

Au bout 4 mois, je découvre le verglas d’été et le goût du bitume, en voulant faire un pif-paf / freinage d’urgence pour éviter une voiture. Plus proche de Surya Bonaly que de Valentino Rossi, j’ai comme l’impression d’avoir oublié le frein arrière au passage et avoir saisi le frein avant sur l’angle…

La vitesse et le frein avant resteront pour moi des monstres à ne pas chatouiller pendant longtemps…

Cette moto qui n’avait pas vraiment ma confiance me fait prendre conscience que le permis est un droit à rouler, pas une assurance de le faire en sécurité.

Il est temps de changer de partenaire. Je découvre alors, le roadster, le vrai, l’essentiel, l’intemporel, la machine à sensations: un phare rond comme une orange, un guidon plat comme une limande, un moteur de camion plein comme un œuf. Manque plus qu’à saupoudrer tout ça d’une belle couleur originale et voilà la recette de ma future désirée. Celle qui deviendra MA moto, celle que j’ai choisi, qui m’amènera partout, qui me fera vibrer, qui me fera comprendre pourquoi je roule sans airbag, sans clim, sans 4 roues ni le coude à la portière!

J’ai un an pour économiser et choisir la couleur de ma belle.

Finalement 6 mois auront suffit à constituer le pécule nécessaire, à arrêter de rôder toutes les semaines chez mon concessionnaire. Elle est là, ma Yamaha XJR 1300 jaune série Kenny Roberts!

Mes périples avec ma dulcinée? Les Pyrénées en long, en large, en travers tous les week-ends ensoleillés. Pour moi, difficile d’envisager des longs périples routiers. La peur de salir ma beauté diront les mauvaises langues.

Je reprends alors peu à peu confiance, en la moto, en moi même. Je me tente à des stages de sécurité, fouille le net, apprends la « conduite » par moi même, de mes propres expériences.

Les balades à 50 motos, c’est pas trop mon truc. Je voyage plutôt solo. Si la moto n’a que 2 places, partons alors à 2 max et un baluchon pour découvrir mon Pays Basque natal.

C’est décidé, cette XJR jaune ne me quittera pas, elle se fera de nouvelles copines dans le garage et ne sera plus jamais seule. Au grès de mes besoins, elle connaîtra un XJR noir (dit le mulet ou plan B), un FJR noir (dit shadow baleineau), un scooter XMAX 250 (dit le Kangoo boite auto) et puis depuis 3 ans une BMW R1200GS (dit Rossy de Palma…).

C’est cette dernière qui me donnera envie de rouler plus loin, plus longtemps, confortablement (les affres de l’âge?) avec même un petit de boue, parfois! Je fais aujourd’hui 10-15 000 km/an par tous les temps ou presque. Pas le choix quand on travaille dans une région où la spécialité est autant le bouchon automobile que viticole.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Et la CASIM dans tout ça me direz-vous? En 2012, j’entends parler de la Casim 77 par un collègue parisien Visa 2. Je me renseigne: un club de bikers? une formation scolaire? des ayatollahs de la sécurité? Rien de tout ça, mon collègue s’éclate et partage sa passion, la transmet sous prétexte de sécurité. Séduit, je me renseigne mais pas de Casim 64 ou 40.

Il faudra attendre 2016 pour que je découvre par hasard la Casim 33. Prêt à tout pour intégrer cette « école de l’expérience» , je suis sur liste d’attente, motivé comme jamais. Il n’est pas question d’attendre 4 ans de mieux pour faire partie des CASIMirs!

Je souhaitais intégrer la CASIM pour m’évaluer, apprendre et mettre des mots sur ce que je pensais savoir déjà. Carton plein sur ces objectifs!

3) Que t’a t’elle apportée ?

Un petit doigt par-ci, un petit angle de pied par-là, l’enseignement pratiqué par nos animateurs est aussi précis qu’individuel.

Mais je n’avais rien compris! Ce n’est pas ça la CASIM, ce n’est pas QUE ça! La CASIM, c’est des dons, des échanges humains, l’apprentissage de la différence, des rencontres qui nous sortent de nos bulles stéréotypées confortables amicales et familiales.

4) Pourquoi te réinscrire ?

Comme dit plus haut : la moto est à certains moments un simple prétexte à l’échange, aux rencontres avec des personnes qu’on aurait peut être qu’à peine croisé dans nos vies alors on en redemande !

5) Et ta passagère dans tout ça ?

Ma passagère est un sac de sable disons, expérimentée. Nous faisions un binôme où chacun connaissait les réactions et les attentes de l’autre; jusqu’à ce que j’intègre la CASIM.

Ma conduite est, selon elle, plus dynamique et pour autant plus coulée, plus enroulée. Passée la surprise, ce n’est pas fait pour lui déplaire.

Alors, tout le monde est heureux. Monsieur qui ne se prend pas plus de tapes amicales sur les épaules ou le casque et Madame qui a un dimanche de libre par mois, et se sent rassurée quant elle enfourche Rossy de Palma à mes côtés.

Fort de mon expérience et d’échanges avec mes collègues CASIMirs, je souhaiterais travailler à l’avenir sur un module « Duo » à proposer aux futurs stagiaires.

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Portrait de Géry « Djinn »,

qui roule en BMW R 1200 GS

1. Ton parcours motard?

Petit, j’étais le passager de mon père. Mais c’est au collège, quand on nous a fait passer un examen de code de la route sur des mobylettes, que j’ai ressenti l’appel de la poignée d’accélérateur, qui m’a bien plus intéressé que les feux rouges!

Vers 15 ans j’ai réussi à avoir un 50 cm3 Honda MTX, un petit trail avec lequel j’ai roulé sur routes et chemins.

Dès 17 ans, je réclamais une moto. Mes parents ont eu la riche idée de négocier: je passerais ce permis à 18 ans à condition d’obtenir une meilleure note au bac que ma sœur. Elle avait mis la barre assez haut mais, très motivé, je l’ai dépassé d’un point: ouf! J’obtiens donc le précieux sésame à 18 ans, avant même le permis voiture, c’était en 1993.

En prime, je récupère la moto de mon père : une Honda XL 200 cm3.

Pas très longtemps après, je la délaisse pour un Kawasaki GPZ 500 S, plus adapté pour faire de la route, une bonne machine pour débuter. Elle a été ma première vraie moto.

Puis j’ai roulé brièvement sur un CB 500 durant quelques mois à peine puisqu’on me l’a volé.

Ce n’est qu’à partir de 2001 que je roule quasiment quotidiennement, durant trois ans et 45.000 km sur une Yamaha 600 Thundercat (une sorte de petite sportive à l’ancienne, c’est-à-dire relativement confortable). C’est aussi avec cette moto que j’ai fais mes premiers tours de roues sur circuit, de manière épisodique.

Puis je commets une erreur de casting avec une Honda VTR 1000 F, Firestorm de son petit nom. Son gros bicylindre n’était pas idéal du tout pour faire les trajets banlieue parisienne – Paris.

Au bout de 9.000 km, je lui préfère un Suzuki Bandit 650 S. Je la garde trois ans et parcours 15.000 km/an : elle est pratique pour mes trajets quotidiens en banlieue parisienne.

Parallèlement, je décide de faire de la piste de manière plus régulière, mais ça tourne court: les deux GSX-R 600 d’occasion que j’achète sont volées coup sur coup au bout de six mois chacune…

En 2008, je bascule chez BMW. D’abord, durant quatre ans, pour 12.000 à 15.000 km/an avec un R 1200 R.

En 2012, j’ai envie de venir au gros trail. Problème: je ne suis pas grand. Je trouve cependant une BMW R1200 GS de 2011, 4.000 km au compteur, avec amorto rabaissé et selle basse. Ça marche nickel. Mais rapidement, la garde au sol diminuée me gêne dans les virages et j’en profite pour remettre des amortos EMC avec débattement d’origine. Et nous formons ainsi un bon duo depuis plus de 60.000 km.

Depuis 2014, j’ai aussi un Kawasaki ZX6R pour faire un peu de piste.

Des mésaventures ? Oui, évidemment ! Heureusement rien de grave, je ne pense avoir gardé aucune séquelle… à moins que…

A mes débuts, j’ai eu beaucoup de chutes à l’arrêt, notamment avec le GPZ, qui avait en plus un frein arrière à tambour qui pouvait bloquer facilement, ajouté à mon manque d’expérience… J’ai eu aussi mon lot de gamelles dans les rond-points à cause du gasoil: classique! Et une chute à l’arrêt il y a quelque temps, ça m’a un peu étonné parce que ça faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé… mais à la perfection, nul n’est tenu, non?

Mon voyage qui m’a le plus marqué est sans aucun doute celui des 15 jours passés avec Fabien en 2010. Le tour de touuutes les Alpes (Suisse, Allemagne, Autriche, Italie, France), avec un pote, des routes de folie, des paysages et tout ça assez longtemps pour vraiment décrocher du quotidien: génial!

Mais je crois qu’il en parle aussi dans son propre portrait.

J’aimerais bien parcourir l’Espagne et le Portugal en moto. Et aussi faire le tour de la mer Tyrrhénienne : Corse – Sardaigne – Sicile – Italie… reste juste à le planifier!

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

Il y a plusieurs années (2009), Fabien fonde la CASIM 75, alors naturellement j’y viens, mais seulement pour les balades. Puis mes occupations m’en éloignent durant plusieurs années.

Et il y a deux ans, j’y retourne. La CASIM 75 s’est depuis scindée en 2 (la 77 et la 78). Je fais partie de la 78 et cette fois plutôt pour les ateliers : je voulais me motiver à faire de la moto autrement, sur des exercices qu’on ne pratique pas forcément tous les jours.

J’espérais aussi rencontrer des motards, n’en connaissant pas vraiment en Ile-de-France.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Je me suis bien amélioré, surtout à basse vitesse grâce à la mania. Et puis j’ai rencontré des gens qui partagent ma passion.

Je compte passer le VISA 2 d’ici quelques semaines. Je pense que ça devrait le faire.

J’envisage ensuite le passage du CAMABC, pour le challenge. Je pense que là, ça va être une autre paire de manches… On verra bien…

Info de dernière minute : mon petit doigt m’a dit que notre ami a bien obtenu son VISA 2, il est même Major de sa promotion 2017 à la CASIM 78? L’année suivante il a validé le CAMABC : Bravo !

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Portrait de Laurence L., dite « teuteu-neuneu »,

VISA 2, qui roule en Honda 600 Hornet rouge.

1. Ton parcours motard ?

Ça a commencé vers l’adolescence : j’enviais mon frère qui, lui, avait le droit d’avoir une mobylette, alors que moi non. Sans doute parce que j’étais une fille ? Mes parents avaient peur pour moi et par ce fait voulaient me protéger ? À voir.

Dans l’année de mes 15 bougies, mon frère (devenu motard) me fait intégrer son cercle d’amis ; ils sont tous motards.

C’était la première fois que je suis montée sur la moto en tant que passagère, sur un 1100 XS de chez Yamaha (pardon, c’était pas rien !!! Pour l’époque, ce n’était pas n’importe quoi comme moto, lol !) : j’ai su à l’instant même que moi aussi, je deviendrai motarde et qu’un jour, je passerai le permis gros cube. J’en étais absolument certaine ! Dès que nous faisions de la moto, il y avait des sensations que seule une moto pouvait m’apporter, le bruit du moteur par exemple, une impression de liberté, les odeurs, les paysages qui n’avaient rien à voir en voiture, cette légèreté de mouvement…l’évasion.

C’est dans ce groupe de motards que j’ai rencontré Henri qui lui aussi s’est inscrit à la CASIM 33.

Je suis devenue son binôme. Puis nous nous sommes mariés. A cette époque, nous n’avions pas beaucoup de moyens financiers. Donc, pas les moyens de m’offrir le permis moto : priorité au permis voiture ! Eh oui, il y avait des choix à faire, c’est la vie. Par la suite, l’arrivée de notre premier enfant, en 1986, Rémi : mon projet permis moto est de nouveau reporté, vous pensez bien ! Ma priorité absolue est mon enfant tant désiré. Je me souviens que, dès que j’ai pu remonter sur la moto, toujours en tant que passagère, ma perception des dangers sur la route était différente. Je suis devenue plus sensible à cette question : nous avions la responsabilité de notre enfant, que deviendrait-il s’il nous arrivait un pépin ? Mais ce n’est pas assez pour m’empêcher de faire de la moto, Henri a toujours été prudent. La naissance de notre deuxième enfant, en 1990, Noémie, désirée aussi, semble remettre tout à fait en question mon projet permis moto, d’autant plus qu’elle souffre d’un handicap mental sévère avec d’autres problèmes de santé associés. Plus que jamais, nos enfants deviennent ma seule priorité.

Divorce… Les années passent…

Des années plus tard, je rencontre mon second mari, Gilles, qui lui aussi est inscrit à la CASIM 33.

Quand nous nous sommes rencontrés, il avait déjà son permis moto. Il possédait un Ténéré, mais il ne roulait plus et d’ailleurs, par la suite, il l’a vendue. Il décide de s’y remettre, pour éviter les bouchons à l’arrivée des travaux du premier tramway. Bien sûr, j’en suis absolument ravie, car je me dis que je vais pouvoir refaire de la moto, comme passagère. Puis je suis tombée malade, en 1999, et c’est en espérant me requinquer que mon mari m’encourage à me mettre à la 125cc.

Bien qu’aucune formation ne soit obligatoire à cette époque, je tiens à prendre des cours de conduite en moto-école.

J’ai alors eu l’occasion d’essayer une 500cc. Je me souviens d’être rentrée chez moi comme sur un nuage. Pour autant, je n’envisageais pas le permis, je prenais un traitement médicamenteux qui n’était pas compatible, à mes yeux, avec la conduite d’un gros cube.

La Yamaha 125 SR est chouette pour se promener sur des petites routes, mais rapidement je la trouve pas terrible, sur la rocade, pour doubler…

Finalement, elle me frustre plus qu’elle ne m’apporte et je retourne plus volontiers derrière mon mari, comme passagère.

En plus de mes deux enfants, depuis 2004, nous nous occupons de notre nièce, Gwendoline, qui a 12 ans aujourd’hui. Quand il est décidé qu’elle vive à la maison en permanence avec nous, mon mari m’encourage à reprendre le guidon pour que nous puissions faire de la moto ensemble. Il pouvait porter Gwendoline qui est devenue passagère par la suite, et la Miss adore faire de la moto.

J’ai du mal à me décider parce qu’il faut repasser le code et puis je me trouve trop vieille, 50 ans, vous vous imaginez, lol. Et puis je manque de confiance en moi. Finalement, un copain veut passer le permis, ce qui me pousse à me lancer. C’est décidé : nous le passerons ensemble… bien que dès le premier cours plateau, il ne vienne pas, je continue.

C’est ainsi qu’en 2015 je découvre le CF2R. C’est grâce à un super accueil et au soutien de Michel, Thomas et D2, mes moniteurs, que j’obtiens du premier coup le code, le plateau et pour finir, la circulation qui est validée le 22 mars 2016, pour le gros cube. Yeah!!!! Mon fils, Remi est aussi un excellent supporter et la fierté que je lis dans ses yeux me fait chaud au coeur.

Ma belle Hornet rouge m’attendait dans le garage. Depuis j’ai parcouru environ 8.000 kilomètres.

Rhoooo, je l’ai faite tomber une fois dans mon garage en la rangeant à la main : ooooh, j’étais folle de rage! Une autre fois, c’était lors d’une balade en groupe, je me mélange les pinceaux à un stop et tombe à l’arrêt, rien de grave, mais j’étais rouge de colère et, bien entendu, vexée.

Dans l’avenir, j’aimerais parcourir la Corse, les Hautes-Pyrénées, le Pays Basque en moto. Et faire pleins de km!

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Au CF2R, il y avait un élève CASIMIR et Michel, mon moniteur, qui m’ont parlé de la CASIM33.

Et je me suis dit que dès que j’aurais mon permis, je rejoindrai cette asso’.

Elle correspondait tout à fait à ce que je recherchais, après l’obtention de l’examen moto.

Les cours pour le permis nous permettent d’obtenir le droit de conduire, mais je pense que c’est insuffisant pour vraiment apprendre à rouler en sécurité.

Pour moi, c’était l’évidence même d’adhérer à cette asso’, j’en aurais besoin pour prendre de la confiance, de l’assurance, etc.

Quand je me suis inscrite en liste d’attente, on m’a invité à venir en spectatrice d’une journée d’atelier, ce que j’ai fait, et ça m’a confirmé que c’est bien ce que je recherchais, aussi pour faire des connaissances et échanger sur le monde de la moto.

Cela se déroulait sur la super piste du CF2R. Merci à Thomas, c’est top confort!

3. Que t’apporte-t-elle ?

Elle m’apporte de la sécurité, de la confiance, de la sérénité en moto.

Au fil des cours de perfectionnement, des balades pour mettre ceux-ci en application, ainsi que quand je prends ma moto au quotidien… je sens mes progressions grâce aux encadrants de la CASIM 33.

Merci à eux.

Mais encore, ce qui est plus inattendu et de beaucoup, c’est l’accueil qui est réservé à ma fille Noémie : je ne saurais trouver les mots pour dire à quel point j’en suis touchée.

J’aimerais profiter de ce portrait pour remercier tous les membres de la CASIM 33, à commencer par toute l’équipe des bénévoles, mais également tous les stagiaires (nouveaux ou anciens). Depuis 27 ans que le handicap fait partie de ma vie au travers de Noémie, je n’ai jamais rencontré de groupe (hors cadre du handicap) qui accepte et accueille Noémie comme c’est le cas à la CASIM 33. D’ailleurs ma fille, ça ne trompe pas, est resplendissante de joie quand elle sait que nous allons aux rendez-vous de la CASIM 33. Elle parle «d’aller voir les copains».

J’espérais en adhérant à cette association trouver du perfectionnement moto (ce qui est indéniablement le cas).

Je ne m’attendais pas à découvrir un groupe où le respect de la différence serait si flagrant.

La CASIM 33, comme vecteur de valeurs humaines où le terme « Amitié » prend un sens accru.

Je pense que l’équipe dirigeante amène sans doute cet état d’esprit en général, mais pas seulement, puisque j’ai observé ces réactions très positives dès le jour de la rentrée, y compris avec les tous nouveaux adhérents.

En bref, je vous trouve tous formidables. C’est pourquoi je serai ravie de venir prêter main forte en tant que bénévole, apporter ma pierre à ce bel édifice!

Merci aussi à Griselda de m’avoir aidée à faire mon portrait, dont au final je suis fière.

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Portrait de Laurent dit L’Instit (de la 77),

major de la session CAMABC 2017, qui roule en BMW K1300S.

Ton parcours motard?

Permis A depuis mes 18 ans, j’en ai 42, 24 ans en moto!

J’ai eu successivement : Suzuki 125 RG Gamma, Honda 600XR enduro puis en supermotard, Suzuki 400 Bandit, Honda CBR 600 R, Suzuki TL1000, Kawasaki 1200 ZZR, BMW R1150RT, deux Yamaha FJR 1300, Honda Varadero 1000, Yamaha 1300 FJR et maintenant une BMW K1300S.

Prochainement une Suzuki GSX-R 1000 ou une Ducati Panigale.

Avant, c’était roulage tous les jours pour la fac ou aller bosser de 60 km par jour en moyenne jusqu’à 130 km/j avant ma dernière mutation. Maintenant n’ayant plus de circulation, c’est juste pour le plaisir lorsqu’il fait beau et sec.

Plusieurs accidents, jamais responsable mais bon… il me reste des séquelles (non mentales…si si!)

J’ai fait un peu de moto-cross et de circuit.

J’ai fait plusieurs voyages avec madame : Bâle/Jura/Bretagne, dernièrement Auvergne, mais c’était le dernier, elle ne veut plus monter… quatre enfants à la maison…

Sinon week-ends Casim et balades Casim.

Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

Mes potes Dominique (Visa2) et Cédric (moniteur, fait partie de la section d’honneur de la préfecture de police) m’ont donné envie de venir voir et de raccrocher avec les groupes moto.

Expériences, technique et bonne ambiance avec les CPM m’ont fait y rester.

Pourquoi t’investir dans cette asso? Pourquoi le CAMABC?

Après avoir bénéficié de la formation depuis deux ans et avoir progressé dans ma conduite de tous les jours, j’avais envie de la transmettre à mon tour.

Déformation professionnelle ?

Je trouve que le but même de la CASIM bénévole est génial et d’une utilité certaine. J’ai envie de partager cela et si mon action peut avoir un rôle dans la réduction des accidents des motards, autant le faire.

En plus, j’ai trouvé dans l’association un état d’esprit qui correspond à mon attente du monde motard. Des gens de tous horizons mais pas cons, ouverts sur les autres, entreprenants, rigolards, soudés mais aussi réfléchis et axés sur la sécurité. Se faire plaisir oui, mais pas au détriment de sa vie.

Bref, des gens loin de la caricature du motard abruti sans cervelle prenant des risques et se foutant des autres.

Et maintenant?

Maintenant que j’ai décroché mon CAMABC, je pense être mieux formé (même si ça continuera) et aussi peut-être plus légitime envers les autres Casimirs ou même auprès de l’extérieur lorsque l’on parle de son expérience ou de l’association en recherche de futurs candidats ou de partenaires.

Cette année, je suis un des testeurs du gilet airbag In&Motion.

Depuis cette année j’étais dans la commission formation. Je vais continuer, m’améliorer en engrangeant de l’expérience et former plus tard à mon tour d’autres futurs moniteurs.

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Portrait de Christophe B, Vis Major VISA 2 2018,

qui roule en RT 1200

1. Ton parcours motard?

Je suis un vieux jeune motard … ou l’inverse plutôt, ça sonne mieux.

J’ai passé mon permis il y a un peu plus de deux ans au CF2R, en concrétisant un rêve de gamin.

Tout petit déjà, je m’asseyais sur la MZ 125 de mon père…

Je suis venu à la moto… par le scooter en fait: scooter 125, puis 650 après mon permis, attiré par le côté utilitaire. Rapidement, je me suis dit que pour se balader, ce n’était pas forcément le mieux,

notamment en termes de plaisir. J’ai donc acheté en parallèle une vieille Seven Fifty. Avec laquelle d’ailleurs, j’ai expérimenté les glissades de la roue arrière lors de freinages d’urgence non maîtrisés et sans ABS.

Et puis, j’ai craqué pour une RT 1200 d’occasion, conquis par son agrément, son confort et ses gadgets qui j’imagine tomberont vite en panne! C’est un peu mon Graal, cette moto.

Une chute à l’arrêt en scooter et renversé par une voiture en RT (refus de priorité d’une mamie alcoolique!). Chutes sans aucune gravité pour moi, quelques menus frais sur la RT…

L’hiver je suis plutôt un motard du dimanche, aux beaux jours je prends la bécane pour aller bosser, autant que possible.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

Deux raisons m’ont motivé pour venir à la CASIM:

– une orientée loisir: faire des balades, des rencontres motardes.

– l’autre sécuritaire: après deux ou trois frayeurs, je me suis rendu compte que je ne savais pas prendre les virages sur route et que c’était frustrant et dangereux.

Comme déjà dit maintes fois, la moto-école apprend à avoir son permis, mais pas à conduire. Un trop gros accent est mis à mon avis au permis sur la maniabilité à basse vitesse au détriment du reste.

Pour l’instant, je ne suis pas super motivé par les parcours des Visa 1 et 2. Pour une fois que je prends du plaisir sans pression, sans obligation de performance, ça a un côté reposant. Mais mon goût des défis peut me faire changer d’avis.

3. Que t’a-t-elle apporté?

Ce que je suis venu y chercher:

– une conduite sécuritaire n’altérant pas, au contraire, le plaisir

– la possibilité de balades en groupes

– avec en plus le plaisir de rencontrer des personnes de tous horizons, différents de mon quotidien du boulot par exemple. Des personnes chaleureuses, bienveillantes avec qui échanger et partager.

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Portrait de Pascalus IV, Responsable CNRP , 

qui roule en Fazer 600 sur la route et XTR 660 en off road

1. Ton parcours motard ?

Motard depuis toujours, issu d’une famille de motard, j’ai eu le permis moto avant l’auto. Je roule au quotidien pour aller bosser, mais je ne dis jamais non à un trip hors de nos frontières ou en dehors du bitume.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM?

J’ai connu la CASIM lors du lancement de la 75 par Fabien, je fais partie des premiers inscrits et j’ai gravi les échelons. Je suis président de la 78 depuis maintenant cinq ans et j’ai participé à son développement chaque année avec l’ensemble des bénévoles.

3. Que t’a t’elle apportée?

De la maîtrise, des nouvelles expériences et des potes.

4. Si tu es un ancien : pourquoi te réinscrire?

Je crois dans la raison d’être de cette assoc’.

5. Tu es président de la CASIM 78 et responsable de la Commission Nationale Relations Publiques: pourquoi t’investir?

D’abord par amitié quand Fabien me l’a demandé, puis par conviction et envie de faire grandir cette association.

6. Si tu as une passagère habituelle, qu’en retire-t-elle?

Du plaisir, de la liberté, de la découverte.

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Portrait de Marie-Jo

qui roule en CBF600S

Portrait de Marie-Jo qui roule en CBF600S

1. Ton parcours motard?

Dès 16 ans, les copains de mon cousin sont motards, alors je deviens SDS (passagère).

Depuis, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours été entourée de motards et donc souvent passagère.

Quand j’arrive à Bordeaux je me lie d’amitié avec mon voisin motard et deviens sa SDS de prédilection. Notamment quand nous faisons des balades avec le groupe «Les Motards Girondins».

Un jour, mon voisin/pilote me dit qu’en m’observant conduire ma voiture, il pense que je devrais tenter de prendre un 125cc. Il lui faut un peu me convaincre parce que ça ne m’était pas spécialement venu à l’esprit, j’aimais bien être passagère.

Comme j’ai un doute sur la question, je veux trouver une moto-école qui possède une 125 pour l’apprentissage, mais ce n’est pas chose facile car à l’époque, il n’y avait aucune obligation de formation pour prendre un 125, alors peu de moto-école en possèdent. J’en trouve enfin une car je veux être formée, mais aussi, dans un premier temps, faire une tentative guidée par un professionnel à qui je demande s’il pourra me dire avec franchise et compétence après 3 ou 4 heures de conduite si c’est une bonne idée pour moi ou non. Ces quelques heures effectuées, le moniteur me conforte dans l’idée que ça pourrait être chouette que je prenne le guidon. Nous sommes en 2007 quand je prends un 125 Diversion avec lequel j’ai roulé trois ou quatre ans.

J’ai de la chance car mon voisin/pilote et un autre copain motard m’encadrent très régulièrement. Finalement quand j’ai commencé à l’avoir bien en main, certaines situations commençaient à m’inquiéter: la faible puissance du moteur m’empêchait de dépasser, en montée c’était compliqué (manque de puissance). Les voitures, qui ne font pas la différence avec un gros cube, ont des attitudes avec moi non adaptées parce qu’elles pensent que je vais pouvoir accélérer… en bref, je me sens de plus en plus souvent comme « piégée ». Mon voisin me confirme qu’il est peut-être temps de passer le «vrai» permis.

J’ai 51 ans, j’ai aussi une fille pas encore complètement autonome: l’apprentissage à cet âge là n’est pas vraiment plus compliqué que lorsqu’on est jeune, si ce n’est que je suis plus (trop ?) consciente des dangers.

Qu’adviendra-t-il de ma fille s’il m’arrive quelque chose? En leçon, le parcours lent me met mal à l’aise, mais finalement lors du passage du plateau, c’est le parcours rapide qui me fait échouer une première fois. Mon moniteur est assez dépité car à l’époque où le chrono était encore en vigueur,

j’aurais mis 2 centièmes de seconde de trop… La deuxième fois a été la bonne!

Permis en poche, je prends un CBF600S bleu pendant… deux mois! En pleine journée, un chevreuil est venu «m’embrasser». Ma moto épave! Moi je suis assez bien équipée, donc je n’ai pas grand chose en comparaison. La coque de mon épaule a tourné et ne me protégeant plus correctement, j’ai eu une derme-abrasion. Je serais volontiers remontée tout de suite sur la nouvelle machine que j’ai acheté: mon actuel CBF600S rouge. Mais un caillou m’a aussi troué le genou et je ne peux plus le plier. Je dois attendre deux mois, le temps de commencer à «psychoter» et finalement, je reste un certain temps avec la hantise d’une nouvelle «rencontre». Quand on dit que c’est comme de tomber d’un cheval, il faut remonter tout de suite, je pense que c’est vrai… Je suis toujours très bien entourée de mes copains motards, leur soutien est essentiel, sans eux j’aurais arrêté la moto.

En octobre dernier, je suis tombée à l’arrêt. Ma moto se dé-béquille (garée en descente …. sans vitesse … l’erreur!!!), ce n’est rien si ce n’est que je tombe assez mal et je me fais une double fracture de la clavicule.

Mais la conséquence de cette chute n’a rien à voir avec le chevreuil. Là, aucune inquiétude à remonter sur ma machine maintenant que je le peux, c’est juste que je redouble de prudence quand je me gare surtout car pour l’instant je dois encore renforcer mon épaule qui est toujours en consolidation.

Depuis mon permis, j’ai parcouru environ 50.000 kilomètres. J’ai beaucoup aimé l’Auvergne, le Périgord, les Cévennes et les Pyrénées, mais mon voyage le plus remarquable, c’est la Corse. Une île paradisiaque, magnifique. Par contre, il y a clairement deux types de routes là-bas: celles qui sont fraîchement refaites, c’est du billard, merveilleux, mais il y aussi les routes secondaires en très piteux état et là, pour moi, c’est l’enfer!!!!

Mon rêve? J’aimerais bien faire quelques périples du côté de l’Italie et du Portugal aussi. D’une manière générale, ce qui pourrait allier moto et culture! Et même, pourquoi pas, l’Inde et pour le mythe, la route 66.

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM?

La question du perfectionnement avec l’ami Franck était déjà très présente. J’étais d’ailleurs trésorière de son association, le PRM33. C’est lui qui m’a parlé de la CASIM et j’y ai accouru dès sa création en Gironde.

Elle proposait exactement ce que j’estime avoir besoin. Surtout la mania’, mais d’une manière générale, j’ai tout de suite apprécié tous les ateliers.

C’était aussi une nouvelle opportunité de rencontrer des motards et d’y retrouver cet esprit d’entraide qu’on trouve en général chez les motards.

3. Que t’a-t-elle apportée?

Des trucs et astuces que tu n’apprends pas à la moto-école. Même les copains si bien intentionnés ne savent pas forcement comment t’aider, te conseiller.

A la CASIM, on trouve des guides.

Par exemple, je me souviens très bien quand Fabien m’a expliqué la technique du contre-braquage pour rouler en virage… ça a tout changé pour moi! Quel plaisir!

4. Tu es une ancienne, pourquoi te réinscrire?

Pour continuer les exercices, surtout la mania’ pour moi. Et puis, parce que ça ne fait pas de mal d’avoir régulièrement des piqûres de rappel… surtout sur mon CBF que j’aime bien, mais qui n’est peut être pas toujours le plus maniable des modèles?!

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Portrait de Jacky

qui roule en Yamaha FJR 1300

1) Ton parcours motard ?

A 47 ans, je commence avec une Honda CM 125 cc. A l’époque seulement avec le permis B, sans formation spécifique, je l’ai ramenée sur une remorque chez moi. C’est un copain motard qui m’apprend les rudiments et je m’entraîne dans mon jardin. Très vite, j’ai surtout l’impression d’avoir acheté une grosse mobylette : ce n’est ni performant, ni sécurisant. Elle se tord pour un rien, elle fait plutôt peur finalement.

C’est pourquoi trois mois plus tard, je vais passer mon permis gros cube. Comme je suis très motivé, je ne trouve pas ce permis spécialement difficile. Roulant déjà en 125 régulièrement sur la route, je me concentre surtout sur la technique : le plateau.

Je l’obtiens en 1992 et démarre cette nouvelle aventure en Yamaha 1100 Virago. J’aime le custom, mais dès qu’il pleut, la moindre flaque me « repeint » de la tête aux pieds.

Après 25.000 km en deux ans, je passe au FJ 1200 pour être mieux protégé. Je la garde 19 ans et roule en moyenne 3.000 km par an.

En 2015, j’essaie la FJR 1300 lors d’une balade avec le club moto de mon fils. Une machine, un moteur plus récent, les valises : pratique pour les séjours, plus de protection… depuis, je l’ai adoptée!

Durant toutes ces années de moto, comme tout le monde, j’ai eu des moments « oups », quelques freinages d’urgence et chutes à l’arrêt, mais rien de grave.

Le fait le plus marquant, c’est quand, avec la FJ 1200, je rentre un peu trop vite dans un virage, je mords l’herbe, alors la moto finit d’y aller et je me retrouve éjecté dans l’herbe. Comme je suis bien équipé, je n’ai pas eu de blessures.

Une autre fois, c’était dans un rond-point mouillé, j’ai glissé, j’ai pu rattraper ma moto, mais ça fait une belle piqûre de rappel !

Les voyages qui m’ont le plus marqués sont un séjour dans le Marais Poitevin et aussi un dans les Pyrénées, notamment le col de l’Aubisque.

Comme beaucoup de motards, je rêve de faire le tour de Corse.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Mon assurance, la Macif, m’a invité à participer à la journée Sécurité Routière de la préfecture de Gironde en mai dernier. Je suis venu faire la balade le matin et découvrir la CASIM 33 l’après-midi lors des ateliers de mania’. J’ai pu constater que je devais travailler ça parce qu’on perd trop vite ses réflexes qu’on utilise moins quand on roule sur route. C’est pourtant plus qu’utile, par exemple pour être plus à l’aise dans les demi-tours, et plus généralement à basse vitesse avec ma machine qui est très lourde.

3) Que t’a-t-elle apporté ?

Déjà des progrès en mania à très basse vitesse et en virages aussi. J’ai gagné en sérénité, surtout quand je vais rouler avec le club moto de mon fils. Des techniques concrètes pour mieux me garer et ce genre de choses…

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Portrait de Jean-Luc V, Responsable CNIC CASIM France,

qui roule en BMW R1100RS et Africa-Twin 1000CRF

1)Ton parcours motard ?

Permis moto depuis 71 du siècle dernier, mais passionné de moto depuis que pour mes 12 ans on m’ait offert le solex du grand père, un 2200 complètement rincé. Alors que je n’y connaissais rien, je l’ai tout de suite démonté, gratté, nettoyé pièce par pièce et quand je l’ai remonté …………………il ne démarrait plus. J’ai pédalé jusqu’au concessionnaire Solex qui faisait aussi motobécane et j’y ai pris ma 1ère leçon de mécanique. A partir de là, toutes les semaines je fonçais acheter mon Moto-Revue, en noir et blanc imprimé sur du papier de mauvaise qualité et j’allais à l’atelier ‘Solex’ me faire expliquer tous les articles techniques.

Puis ce fut la période mobylette, modifications et autres gonflages en tout genre jusqu’à mon permis et ma 1ère vrai moto : une 250 morini settebello, un mono culbuté, que j’ai immédiatement équipé de bracelets, d’une poignée à tirage rapide et d’un sélecteur mono-branche. Avec lui j’ai écumé la Vallée de Chevreuse et les Veaux de Cernay (pour ceux qui connaissent). Toute une époque, avec une réglementation assez laxiste, des équipements de protection peu performants et fatalement des accidents souvent très graves.

Ensuite je suis passé sur des japonaises bien plus joueuses et puissantes, des anglaises prêtées par les copains, ha oui une 250 MZ aussi, un petit utilitaire bien pratique.

Une pause d’une dizaine d’année ; enfants, achat d’une maison, boulot très prenant, le grand classique quoi !

Et enfin reprise avec un 800VX, bien vite remplacé par une BMW R1100RS, que j’ai toujours. C’est mon bébé, cette moto je la connais sur le bout des doigts. Elle correspond en tout point à ce que j’attends d’une moto : grosse rouleuse, excellente tenue de route, suffisamment de punch, avec un ABS qui m’a sauvé la vie 2 ou 3 fois. Elle m’a permis de joindre l’utile (le boulot) à l‘agréable (les balades).

Elle fut accompagnée par un R1100R et un R1100RT. Cette dernière fait encore partie de mon parc moto. Pour l’instant elle est en cours de réfection avec ses 170.000kms, je lui refais une jeunesse.

Et la petite dernière est une Africa-Twin 1000CRF avec la boite robotisée. Suite à quelques chutes de jeunesse et la vieillerie qui s’installe, j’ai une main gauche de plus en plus récalcitrante et l’absence de levier d’embrayage ma facilite grandement la vie.

2)Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Pour ma retraite je suis venu m’installer dans une région que j’adore, le Morbihan et tout naturellement je me suis adressé à mon ami google pour trouver des clubs ou des associations de motards du coin, histoire de faire des rencontres et des balades sympas entre gens de bonne compagnie. Et cette semaine là, la Casim56 faisait un CPM ( https://www.facebook.com/casim56sudbretagne/?fref=ts ). La salle de cours étant à 4 minutes de chez moi, je m’y suis rendu, curieux de voir ce que ces cours contenaient. Une équipe dynamique, manifestement compétente, des motards sympas, des élèves attentifs et un contenu pédagogique digne d’intérêt. Il n’en fallait pas plus pour que je reste. Essayer, c’est l’adopter, c’est ce que j’ai fait.

3)Que t’a t’elle apportée ?

Il faut bien comprendre que je suis un motard de l’ancienne génération. J’ai passé mon permis en faisant un aller et retour d’une centaine de mètres dans une rue, sous le regard plus ou moins attentif d’un inspecteur pressé d’en finir.

Le plateau, la maniabilité lente, tourner en rond dans un cercle, etc … je n’avais jamais fait ça. Je me suis pris au jeu tout simplement. Je ne suis pas aussi doué que certains moniteurs, mais je me soigne et je m’applique.

4)Si tu es un ancien : Pourquoi te réinscrire ?

Pour moi, c’est une évidence. La CASIM m’a apporté des choses, mais moi aussi je peux en apporter à la CASIM. Ne serait-ce que mes connaissances en mécanique, mon expérience professionnelle de consultant et de chef de projet. Et bien entendu mon vécu de motard. L’ancien, quand il parle, des fois on l’écoute. 😉

5)Tu es Responsable CNIC : Pourquoi t’investir dans cette asso ?

Cette association porte des vraies valeurs caractérisées par les 2 premiers mots de son nom, à savoir, CHAÎNE et AMITIÉ. C’est devenu tellement rare et surfait de nos jours, que quand on les croise (ces valeurs) il ne faut surtout pas détourner son regard et au contraire les saisir à plein bras. Je crois en ces valeurs.

j’ai acquis un certain savoir faire professionnel. Maintenant que je suis en retraite, et comme tout retraité malgré un emploi du temps de ministre, je peux mettre ce savoir, cette expérience, au service de l’association, au service de la chaîne d’amitié. J’ai pris la responsabilité de la CNIC (Commission Nationale Informatique et Communication de la CASIM France) et la vice-présidence de l’association parce que j’ai des idées pour développer, faire connaître, déployer la CASIM. Nous avons la chance extraordinaire de disposer de moyens de communication efficaces, internet, les réseaux sociaux, etc. A nous de les utiliser pour nous faire connaître et reconnaître, pour asseoir notre crédibilité auprès des autorités, du grand public et des professionnels de la moto. Ça ne se fera pas en 6 mois, c’est un travail de longue haleine, démarré il y a des dizaines d’années par le fondateur Claude Boyé.

6)Si tu as un(e) passager(e) habituel(le): qu’en retire-t-il(elle)

Depuis un grave accident dans le métro parisien en 2009, ma passagère préférée, mon épouse, ne fait plus beaucoup de moto et je roule à 95% de mon temps en solo. Non pas que je rechigne à transporter quelqu’un mais tout simplement parce que l’occasion ne se présente pas souvent. Ce qui est dommage, car avec mon nouveau trail Africa-twin, pour le (la) passager(e) c’est grand confort assuré en toute sérénité.

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Portrait de Sylvie et Philippe, VISA 1,

qui roulent en Suzuki DL 650 V-Strom

Votre parcours motard ?

Pour Sylvie, faire de la moto est un rêve de petite fille, mais il lui faut attendre d’avoir les moyens, du permis et de l’achat de la machine.

Plusieurs années plus tard, l’héritage paternel pourrait permettre l’achat de la machine mais le permis…?!

Pour Philippe, la moto c’est faire du cross dans son jardin quand il est « minot », mais son rêve de permis devient impossible quand il perd la vue à 21 ans. Quelle aubaine que celle qui deviendra sa femme veuille passer le permis elle-même ! Il l’encourage en lui offrant le permis : par procuration, en devenant son passager, son binôme, il pourra finalement faire de la moto ! Il s’octroie seulement le droit de manipuler à la main leur premier V-Strom 650 qui attend dans le garage le précieux papier de Madame : une bonne façon de la motiver.

Passer le permis en hiver n’est pas le plus gros défi pour Sylvie. Il faut d’abord qu’elle trouve une moto école qui propose l’apprentissage sur une machine que son surpoids et sa hanche totalement bloquée lui permette d’enjamber.

A force d’acharnement, elle y arrive : elle obtient son permis en 2011 alors qu’elle se présente en marchant avec des béquilles, que Philippe récupère pour lui libérer les mains le temps de passer l’épreuve de « la poussette »… qui de la moto ou de la motarde permet l’équilibre ?

Durant un an et demi, elle parcourt seule 1.500 kilomètres. Elle doit se faire la main avant de pouvoir porter Philippe. Sa hanche l’empêche de passer la première seule, c’est donc systématiquement Philippe qui la lui passe, tel un copilote à part entière ! La moto est plus qu’un projet de couple, un rêve commun. Enfin Sylvie se sent prête à faire partager cette passion à Philippe durant encore 2500 kilomètres ensemble sur cette machine. Il n’est pas rare que Philippe aide Sylvie : il fait la mécanique, pose les pieds au sol pour suppléer ceux de sa conductrice à la hanche capricieuse, mais ça n’empêche pas toujours certaines chutes à l’arrêt, notamment sur route en dévers.

Les opérations de Sylvie mettent la moto, par force, au garage à plusieurs reprises. Mais la moto est à la fois source de motivation pour améliorer le souci de surpoids de Sylvie et surtout son problème de hanche, mais aussi ce qui la motive pour ses rééducations successives, à chaque fois plus prompte que prévu : vive la moto-thérapie !

Fin 2012, ils s’offrent un nouveau V-Strom 650 : plus récent, moteur plus souple, ABS… 24.000 kilomètres parcourus depuis.

Le premier voyage qui les a le plus marqués, c’était avec un groupe près de Blois. Partager cette passion au travers de visites et de balades était vraiment super.

Mais le voyage le plus extraordinaire était en Savoie en juin 2015. La moto sur une remorque pour se rendre sur place et cette fois, d’autres pilotes ont porté Philippe pour permettre à Sylvie de découvrir en solo la conduite en montagne. Durant 2 jours et demi, c’était un stage intensif !

Prochain rendez vous exceptionnel ? Leur voyage de noces en moto ! 15 jours dans le Doubs et le Jura, programmés dans quelques mois !

Pourquoi sont-ils venus à la CASIM ?

Ils en ont entendu parler sur leur forum DL 650, mais aussi par un ami CASIMir.

Pour Sylvie, il s’agissait surtout d’apprendre à négocier les virages, maîtriser son regard, le freinage et les demi-tours, tout ça en duo bien sûr.

Pour Philippe qui perçoit beaucoup les hésitations de sa femme, c’était pour qu’elle prenne confiance dans ses techniques… ce qui lui permettra d’être lui-même plus en sécurité. Si elle est plus à l’aise, il le sera forcément aussi.

Plus de plaisir, c’est gagnant/gagnant !

Que leur a-t-elle apportés ?

Sylvie se sent déjà plus sûre de ce qu’elle fait et même, je cite, « se régale » à très basse vitesse ! Elle n’hésite plus à monter sur un trottoir et ce sans s’aider ni de ses pieds… ni de ceux de Philippe !

Philippe perçoit très nettement cette aisance gagnée par sa conductrice.

Freiner, plus fort et plus précisément, même de l’avant et surtout sans être déséquilibrés est un confort et un plaisir autant pour l’un que pour l’autre !

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Portrait d’Alain G, VISA 2, 
qui roule en BMW R1200RT LC

Ton parcours motard ?

Enfant, j’étais casse-cou et je rêvais de moto. Celles de cross m’attiraient particulièrement. A l’époque, un modèle 250cm3 de la marque Bultaco, dont un magnifique poster publicitaire décorait le mur de ma chambre, elle représentait la moto de mes rêves.

Mais pour mes parents, un engin moteur à deux roues, c’était forcément dangereux! Un peu plus tard, un drame familial est venu confirmer cette croyance.

Adolescent, j’obtiens tout de même l’autorisation d’avoir un cyclomoteur pour rouler …dans le jardin . Il s’agit d’un vieil engin de marque Motobécane, dont le cadre a la forme d’un cadre de vélo, sans aucun amortisseur, excepté celui sous la selle ! Une fois le moteur un peu modifié (admission, carburateur Dell’Orto…), une selle biplace bricolée, le tout repeint en jaune…Bultaco, je slalome entre les arbres du jardin, le plus souvent en dérapage… style grass track ! Pour nous défier entre copains, à l’insu de l’autorité parentale, nous faisons de petites courses en départ arrêté sur quelques routes tranquilles.

D’autres engins suivent, toujours plus ou moins mécaniquement améliorés…

L’âge adulte sonne le glas de ces petits jeux : mon éducation a raison de ma témérité, la prudence s’installe et je deviens aussi raisonnable que mes parents!

A 34 ans, mes copains d’enfance étant devenus de vrais motards chevauchant des gros cubes, je décide de franchir le pas, je transgresse l’interdit en me donnant les moyens de rouler en moto : je prends un congé, m’inscris à un stage et passe le permis moto…en une semaine!

Je m’offre alors l’un des trails de référence de l’époque, la Honda NX 650 Dominator. Ce fut ma seule moto jusqu’à aujourd’hui, avec laquelle j’ai, en 27 ans, parcouru… 35.000 kilomètres ! Très insuffisant pour faire de moi un motard! Je l’utilisais de temps en temps pour aller au travail et ai réalisé quelques balades, dont une en Corse. J’ai toujours cette machine. Elle attend son futur propriétaire qui prendra soin d’elle …

En juillet 2016, j’achète cette 1200RT, moto dont je rêvais depuis plusieurs années, mais dont je me disais qu’elle était « trop bien »‘ pour moi… Puis je me suis dit qu’à 60 ans, il est grand temps de vivre ses rêves… avant qu’il ne soit trop tard! Et tant pis pour cette foutue prudence inhibitrice!

Aujourd’hui, je veux en profiter. J’ai hâte de découvrir cette moto et de mieux la maîtriser.

Une déconvenue qui m’a marqué ? C’était avec le Dominator, derrière la gare de Bordeaux alors qu’à l’époque existaient encore des rails sur la chaussée, ma roue avant s’est prise dedans, la moto s’est couchée et j’ai glissé à côté. Ni la moto, ni moi n’avons souffert de cette mésaventure, mais cela m’a fait prendre conscience que malgré la prudence, l’accident peut arriver à tout moment.

Je suis d’un naturel très – trop ? – prudent. Dans le doute, très souvent, je ralentis parce que je ressens le besoin d’anticiper, je ne veux pas être surpris. Et la crainte, si elle incite à la prudence, est un frein à l’apprentissage et à la progression!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Je cherchais sur le Net comment sécuriser ma conduite et la moto quand j’ai découvert le site de Fabien

(https://www.facebook.com/PassionMotoSecurite/?fref=ts) où figuraient des informations sur la CASIM.

Je me suis dit qu’il ne pouvait exister meilleur outil pour m’aider à maîtriser tous les aspects de la conduite afin de rouler le plus en sécurité possible.

Mon objectif est de me débarrasser de mes craintes, pour rouler en confiance, pour ressentir tous les plaisirs de la moto.

En juillet 2016, quelques jours avant la livraison de ma moto, je me suis inscrit sur la liste d’attente pour me permettre d’obtenir une place pour la rentrée de septembre. J’ai été ravi lorsque que j’ai eu l’assurance de pouvoir devenir un CASIMir.

Que t’a-t-elle apporté ?

A ce jour… et donc avec peu de recul : une prise de conscience de tout le travail restant à accomplir pour atteindre mon objectif!

Et dès les premiers ateliers, j’ai découvert des techniques concrètes qui permettent « simplement » de ne plus avoir peur de faire tomber la moto à l’arrêt, dans les manœuvres ou à basse vitesse, des techniques pour freiner aussi, au cas où…

Cerise sur le gâteau, étant à la retraite, la CASIM m’offre une nouvelle vie sociale. Elle me donne des occasions supplémentaires de sortir de chez moi et de rencontrer des personnes attachantes, animées par une même passion.

Babeth, tu es sa passagère : qu’observes-tu depuis que ton conducteur est devenu CASIMir ?

Je ne suis pas motarde, du moins pas pilote, mais j’ai remarqué qu’il avait plus de plaisir à conduire, qu’il a plus d’aisance aussi. Je vois qu’il a du plaisir à se lever le dimanche matin pour venir vous retrouver. Qu’il a plus la volonté de mieux faire les choses, de progresser.

Et… qui sait… il n’est pas exclu que je tente moi-même de prendre le guidon un de ces jours… peut-être pour commencer, un 125?

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Portrait de Fabrice, dit Wisnou, Président de la CASIM France 2017,

qui roule en R1200RT LC

1. Ton parcours motard ?

Paris, les embouteillages, la voiture et son lot de stress : vite un coup d’œil sur Sytadin : «NOOOOOOOOOOOON, je n’arriverai pas à l’heure !»

Boule au ventre, démarrage de mon bolide, un break diesel, et c’est parti avec un plaisir inexistant, et surtout l’angoisse de croiser un bouchon…

Pourtant motard depuis 1981 avec : la 103 SP et oui j’en ai eu une (oui ce n’est pas une moto mais quand même : respect), l’ER 80 noire et verte kittée et tout et tout, une Aprilia 125 enduro, une 750 VFR merveille du wheeling, une K75 RT, une FJ 1200…

Avec un historique pareil, j’ai revendu le break et j’ai acheté une magnifique (à mes yeux) RT.

Une bête de plaisirs, une tenue de route impeccable dans un confort inouï, une moto toute sereine qui ne demande qu’à être malmenée, douce et câline, il faut la conduire d’une main de fer.

Alors depuis 2012, je suis à nouveau motard, mais plus de place à la chevauchée fantastique, à la roulette russe, les jeans et les santiags ont laissé la place au cuir coqué et aux bottes de moto, je suis dorénavant un motard responsable.

La R1150RT et la R1200S sont venues compléter ma collection avant d’être détrônées par ma R1200RT LC actuelle.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

A ma reprise de guidon en 2012, je me suis naturellement tourné vers les stages de la gendarmerie et de la police en IDF.

Mais quelle ne fut pas ma surprise avec l’adjudant qui me corrigeait : « Revoyons ensemble votre position de conduite », « Oh lala Monsieur, vous vous croyez sur un transat ou quoi ? » me dit le gendarme instructeur. « Resserrez les genoux contre le réservoir, tenez-vous droit, avancez contre

le réservoir » etc etc…

Quelle remise en question, moi qui étais cool sur mon bolide, me voilà obligé de serrer le réservoir, et les pieds, mais où se trouve le plaisir ?

L’apprentissage de la trajectoire sur route ouverte a fini de m’achever, 30 années de moto pour s’apercevoir que j’avais pris de sacrées mauvaises habitudes !

Houlala, qu’il est difficile d’enlever ces défauts acquis depuis ces années !

Je me suis donc tourné vers la CASIM, suite aux conseils du gendarme instructeur…

3. Que t’a-t-elle apporté ?

J’ai pris plaisir à apprendre à nouveau à conduire ma propre moto.

À progresser. A voir ces bénévoles prendre du temps pour moi, me prodiguer des conseils, les répéter jusqu’à la compréhension définitive.

Whaouuuu, quelle leçon de don de soi malgré le froid, le chaud, les dimanches à octroyer aux Casimirs…

4. Tu es Président CASIM France : Pourquoi t’investir dans cette asso ?

J’ai donc effectué mon petit parcours… jusqu’au CAMABC, et à mon tour, je me suis investi pour les suivants.

Responsable « relations publiques » à la CASIM 78, puis vice-président de la 78, j’ai noué de belles relations avec le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense pour améliorer non plus la CASIM 78, mais la CASIM France.

Élu au poste de président de la CASIM France, je vais m’efforcer, avec vous tous, de remettre à flot cette fédération pour qu’elle prenne la place qu’elle mérite dans le monde de la moto.

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Portrait de Véronique R. VISA 1, 
qui roule en Suzuki SV 650
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1. Ton parcours motard ?

Ma copine, qui roulait en 125, me baladait souvent, j’aimais bien mais comme je suis plutôt grande et elle petite, la prise au vent était assez désagréable pour nous deux.

Elle m’a convaincu qu’avec mon permis auto et les heures de formation, je pourrais facilement prendre moi-même le guidon.

En juillet 2015, je saute le pas avec un Daelim 125. Ça devient mon mode de transport principal: je fais 4.000 km en cinq mois.

Toujours cette même copine, voulait passer son permis gros cube mais avec quelqu’un. Ce qui me freinait, c’était que je n’avais pas de garage et ne voulais pas laisser une moto gros cube dans la rue. Quand même, l’idée fait rapidement son chemin et quand je demande à mon voisin et qu’il accepte de me louer une partie de son garage pour ma future moto, je file à la moto-école avec ma copine et nous obtenons le précieux sésame en février 2016, à 46 ans (et 52 ans pour elle). Depuis c’est que du bonheur avec ma «Suzy», j’ai parcouru plus de 10.000 km les six premiers mois. Il est rare que ma copine ne soit pas avec moi.

Jusqu’à présent, ma plus grosse déconvenue s’est produite lors d’une leçon sur le plateau. La chaussée était trempée, l’exercice du freinage d’urgence s’est soldé par la roue avant bloquée. J’ai bien dû glisser sur 15 mètres.

C’est long quand tu suis la moto qui glisse devant toi sur la chaussée. J’en ai été quitte pour une leçon gratuite : faire plus attention sur route mouillée et ne pas bloquer la roue avant!

Je ne suis pas encore très à l’aise en virage. La bonne «lecture de la route», la bonne trajectoire, le placement sur la chaussée: ça me questionne encore.

Mon voyage le plus remarquable de ma jeune expérience, c’était l’été dernier quand je suis partie en moto à Sancerre, dans le centre de la France. J’ai pu découvrir ce que j’aime et ce que je n’aime pas en moto. Faire plus de cinq heures de moto sur autoroute ne m’a pas du tout plu : aucun plaisir sur ce long ruban insipide. Par contre, les routes à virages (même si j’aimerais savoir mieux les passer) et en particulier dans ce lieu cher à mon cœur, c’était génial. Voyager à moto décuple les sensations, les émotions aussi.

Mon fantasme? Faire un raid humanitaire en moto en désert. J’ai déjà l’habitude d’en faire en auto, mais à moto, je pense que ça rallierait deux éléments importants de ma vie, de ma personnalité. Est-ce que ça me sera possible un jour? Bien sûr! Rien n’est impossible, mais il faudrait que je prenne goût au trail!

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Lors d’une sortie moto avec OVS, j’ai entendu des CASIMirs (anciens ou actuels?) parler des activités de la CASIM, alors ça m’a intéressée.

Mais le vrai déclic, c’est un matin alors que j’attendais un groupe moto pour une sortie, je croise à la station d’essence les bénévoles de la commission Loisirs. Ils partaient en reconnaissance pour une prochaine balade proposée. Après discussion avec eux, j’ai demandé illico à être en liste d’attente pour la saison suivante et me voilà CASIMirette.

Je me suis dit que cette association pouvait être la solution à ma soif d’apprendre, de mieux comprendre les mécanismes de ma moto. Pas que je ressente vraiment de grande difficulté, mais je pense qu’avec plus de connaissances, je peux faire mieux. En toute chose, je suis souvent perfectionniste, ça me permet d’être plus en confiance. Une association qui propose du perfectionnement, c’est pile pour moi donc!

3. Que t’a-t-elle apportée ?

En seulement un trimestre, je me sens plus en équilibre, en symbiose avec ma moto. En équilibre et à l’équilibre ! La CASIM 33 répond à mon attente, à mes questions et ce dans la bonne humeur. Elle me permet de ne plus avoir peur et donc de mieux exploiter les plaisirs de la moto, de «ma Suzy»!

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Portrait de Gérard B

qui roule en BMW R 1100 R

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Ton parcours motard ?

De 25 à 30 ans je roule en Yamaha TDR 125 mais ça reste assez occasionnelle, des trajets pour aller au travail par exemple. Puis plus de moto pendant 15 ans.

C’est au travail, grâce à 3 collègues qui roulent en gros cube, que le monde de la moto réapparaît dans ma vie. L’un d’eux me fait faire un tour sur sa R1100R et là c’est la révélation! J’adore cette moto, elle me démontre que ce mode de déplacement peut être plaisant, confortable… contrairement à mon TDR. C’est pour elle que je décide de passer mon permis gros cube, je veux cette moto.

Le permis n’est pas très facile pour moi, surtout la mania’ à basse vitesse mais je m’accroche à mon rêve. J’obtiens le sésame et ma BMW dans la foulée, en 2013.

Depuis j’ai parcouru environ 10 000 kilomètres, trajets travail et balades également.

En Novembre 2015, j’ai fait un « tout droit » dans un virage. Nous roulions à 4 motos, j’étais en deuxième position. Sur une route que je ne connaissais pas, j’arrive trop vite dans un virage aveugle et il y a de la terre sur la chaussée. Je coupe les gazs, mais n’ai pas le temps de rétrograder, je suis donc en sous régime. Au lieu de regarder au loin, de chercher la sortie du virage, mes yeux se fixe juste devant ma roue, attirés par la terre qui m’inquiète. La moto se couche à droite et moi je pars à gauche… dans le champ. Je revois encore les yeux hagards de mes copains de guidon qui me cherchent et qui sont très inquiets.

Finalement je m’en sors avec une entorse à l’épaule, ça va m’embêter pendant plusieurs moi mais ce n’est pas trop grave.

Ma moto est vrillée et quand je dois juste parcourir quelques kilomètres pour l’emmener chez le copain mécano, c’est un peu compliqué. Quand elle est réparée nous repartons à 3 en petites balades, il y a des moments où j’y pense un peu mais sans plus.

Alors je suis d’autant plus surpris d’avoir un effet « boomerang » seulement plusieurs mois plus tard. Je suis en week end montagnes et le matin en me levant, je me sens pas bien, pas serein. Je fais tomber la moto à l’arrêt, ce qui confirme mon sentiment que c’est un jour « sans ». Je suis sur le qui-vive et ça ne rate pas : je sors d’une voie d’accès sans voir un poids lourd qui me coince contre la barrière de sécurité, son feu de position arrière droit va me percuter le rétro gauche; la peur de ma vie. On convient qu’il faut que je change de groupe de roulage pour un plus cool, j’ai besoin de reprendre confiance. Ça a pris du temps mais grâce à ce changement ça été de mieux en mieux. Aujourd’hui je n’oublie pas mais ça ne me paralyse plus. On apprend de ses erreurs.

Mon expérience la plus marquante c’était le premier week-end montagnes avec la CASIM. Pleins de premières fois : première fois en montagnes, premières épingles, premières fois que je penchais sous la pluie…il y a eu un avant et un après, ce week-end a marqué un tournant dans ma vie de motard !

J’aimerais bien pouvoir faire le tour de la Corse en moto. Mais dans mes rêves les plus fous, certes à mon rythme, je fais l’île de Man avec mes potes ! Qui sait, peut être un jour…

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

J’ai connu la CASIM 33 par un jeune collègue de travail qui y était déjà et qui avait compris qu’à l’issu du permis on ne sait pas piloter une moto.

Je voulais apprendre à rouler en groupe, en virages, mieux maîtriser la mania’ aussi. Surtout avec ma propre moto parce qu’elle est bien différente de la moto de moto-école avec laquelle j’avais appris initialement.

J’y suis venu avec mes autres collègues aussi, ceux-là mêmes qui dès mes débuts m’ont tiré vers le haut, François, Hervé et Fred, qui continuent à me faire apprécier cette magnifique discipline.

Que t’a-t-elle apportée ?

Plus de confiance et de sécurité. L’atelier « virages » au circuit de Saintonge a été ultra-utile. Cette asso’ m’a obligé à refaire de la mania’, si importante et qu’on ne fait pas assez souvent sinon. Être encadré lors des balades par des plus expérimentés, c’est très sécurisant.

Pourquoi te réinscrire ?

Pour retrouver les copains lors des balades et continuer de se perfectionner, ne pas s’endormir sur ses lauriers.

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Portrait de Pascale T

qui roule en CBF 125

Pascale T 329

1. Ton parcours motard ?

Au départ, je n’aurais jamais envisagé me mettre à la moto et encore moins passer le permis gros cube, surtout que j’ai une vie familiale bien remplie, avec trois enfants dont un qui souffre de handicap. Mais c’était sans compter mon mari motard ! J’aimais beaucoup être sa passagère… quand c’était possible.

Mon mari m’a dit un jour qu’il était vraiment râlant de devoir toujours choisir entre partager ses balades avec notre enfant ou avec moi. La bonne solution serait alors que je prenne le guidon pour partager cette passion en famille.

J’ai d’abord eu un scooter à trois roues 125 en 2013, mais je n’ai pas aimé du tout : trop de poids et le « 3 roues » n’offre pas tellement plus de stabilité, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

J’ai ensuite eu un scooter 100 cc (deux roues et non trois), c’était mieux parce que plus léger, mais son manque de puissance, surtout sur voie rapide, ne me mettait pas en confiance.

Je craignais d’avoir du mal à passer les vitesses, mais quand j’ai pu essayer à la moto-école, je me suis rendu compte que ce n’était pas compliqué du tout. J’ai alors pris le CBF 125 avec lequel je roule depuis. J’ai dû parcourir environ 5.000 kilomètres jusqu’à présent.

Le passage des vitesses n’étant plus un frein pour moi, pour pouvoir mieux suivre mon mari et nos amis en balade, je suis en train de passer le permis gros cube: qui l’eut cru?!

Pour l’instant, ce n’est pas très facile, mais je m’accroche.

A mes débuts, je suis tombée. Une pluie battante, j’arrive dans un rond point trop vite à mon goût, je freine de l’avant et me retrouve par terre. Une autre fois, je m’arrête pour laisser passer des gens sur un passage piéton, mais sur route détrempée, je démarre un peu trop brusquement sans doute et surtout sur le marquage au sol : j’ai fait une belle glissade et une entorse.

Du fait de mon travail à mon domicile, je suis une « motarde du dimanche », c’est le seul jour ou je peux rouler. En général on fait des balades de 100 à 200 kilomètres.

Ce qui m’inquiète encore beaucoup, c’est de pencher ma moto dans les virages et les rond-points. Curieusement, ça m’impressionne plus de pencher ma 125 que le gros cube de la moto-école. Le faible poids de ma machine me donne l’impression qu’elle pourrait vite se retrouver par terre, qu’elle pourrait vite «trop pencher».

Mon rêve, après l’obtention du permis, serait la Corse et l’Espagne sur la HD 883 qui m’attend dans le garage.

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Ma « collègue » Griselda (nous faisons le même métier, nous sommes rencontrées lors d’une formation continue) m’a parlé de la CASIM 33, alors j’en suis les activités sur la page Facebook. J’étais impatiente d’avoir mon permis pour rejoindre cette chouette association: je ne savais pas que c’était possible avec mon 125! C’est dommage parce que j’aurais pu venir avant, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

J’attends de ces journées de m’aider à mieux négocier mes virages et aussi apprendre de l’expérience des autres.

J’aimerais savoir porter un passager car dans l’immédiat, j’en suis incapable, du moins ça me fait peur.

3. Que t’a t’elle apportée ?

Je n’en suis qu’au tout début, mais j’ai déjà mieux compris la position sur ma moto. Quelque chose me dit que ça pourrait m’aider dans l’obtention de mon permis… L’échange d’expérience me permet de mieux intégrer certains risques et donc d’apprendre l’art de l’anticipation.

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Portrait de Loïc LG, VISA 1,

qui roule en Honda CrossRunner 800

1) Ton parcours motard ?

J’ai commencé la moto avec une Honda CM 125 cc quand j’avais 30 ans.

J’ai roulé 4 ans avec, à raison d’environ 2.000 km par an, souvent entre Rennes et la Côte d’Émeraude. J’étais enseignant et la moto permettait aussi à mes élèves de me voir autrement, plus proche d’eux, de leur monde. Avant tout, j’aimais beaucoup ce sentiment d’évasion et de liberté qu’elle me procurait. J’avais sans doute aussi besoin de sortir un peu des sentiers battus d’une vie professionnelle un peu trop tranquille. C’est pourquoi j’avais d’autres hobbies « à sensations ». Il faut reconnaître que c’était sans l’assentiment de mes proches, de mon épouse en particulier qui m’aurait préféré moins audacieux, plus rassurant; pour elle, un motard, ça n’allait pas avec l’image du bon père de famille.

Alors quand l’un de mes étudiants a trouvé la mort en moto (il s’est fait couper la route par une 2 CV conduite par une religieuse dont la visibilité était gênée par sa coiffe à cornettes, ajouté à la jugulaire du casque non verrouillé…), cela a fait écho aux idées de ma femme. Nous venions d’avoir notre troisième enfant: avais-je le droit de prendre des risques pour ma vie quand mes enfants comptaient sur moi ? Raisonnable, j’ai raccroché le casque durant 25 ans.

Mais le virus était en sommeil. Après le mariage de ma dernière fille et l’heure de la retraite arrivée, ne pouvais-je à présent m’octroyer le droit de reprendre la moto? Motard un jour, motard toujours?! C’est bien le moment ou jamais de ressentir à nouveau ce frisson de liberté, non?!

Il y a 3 ans, après moult réflexions, je suis parti à Clermont-Ferrand et c’est sous de la neige fondue que j’ai essayé un 125 Shadow. J’ai été conquis tout de suite, le nez au vent, le sourire ne me quittait pas malgré une météo pour le moins rafraîchissante. Je l’ai ramené chez moi, j’étais fou de joie: une nouvelle aventure commençait.

Bien que mon permis voiture me permettait de partir directement sur cette 125, je sentais qu’il ne me restait rien de mes années de pratique 125, elles remontaient à 25 ans en arrière. J’ai donc pris l’initiative de faire les heures de formation initiale 125 : absolument nécessaire à mes yeux, mais encore insuffisant pour une parfaite maîtrise. Si pour beaucoup de personnes, la pratique moto est un loisir dangereux par définition et donc déraisonnable, qu’on ne s’y trompe pas, je n’ai jamais eu l’intention de me mettre en danger. Contrairement aux idées reçues, le motard n’est pas un trompe-la-mort qui aime la moto par goût du risque, en tout cas pas moi !

A la CASIM33, sur piste fermée, j’ai eu l’occasion d’essayer quelques gros cubes et de me rendre compte que ce n’était pas si impressionnant que ça par rapport à ma «petite 125». Et même, j’ai commencé à me demander si la 125 n’était finalement pas plus piégeuse que le gros cube, pas forcément plus raisonnable que le gros cube… au contraire même ?!

Grâce aux nombreuses choses que j’ ai apprises à la CASIM je me suis dit que le «vrai» permis serait peut être à ma portée. A 65 ans, je reconnais que c’était aussi un défi. Le relever était pour moi une source de fierté personnelle. Mais aussi une façon de montrer à nos encadrants que leur dévouement à nos côtés, leur patience, leur enseignement n’étaient pas vains. L’ancien professeur que je suis connaît la valeur de la réussite d’un apprentissage, d’un examen de son élève (ou stagiaire). Quel meilleur moyen de valider la qualité de leur enseignement ? Mon permis gros cube, je le dois en partie à la CASIM 33, ça ne fait aucun doute pour moi. C’était le 9 janvier 2015.

J’ai eu un premier CrossRunner de 2011: une enclume! J’avais essayé la dernière version, mais alléché par une super offre, je me suis laissé convaincre, à tort, que la 2011 était identique. Je me suis acharné avec cette machine durant 7 mois, durant 7.500 km. Sur route à vitesse normale, elle était très bien, très stable, confortable. Mais après 8 ou 10 chutes, toujours à très basse vitesse (une catastrophe!), les encadrants m’ont encouragé à changer de machine.

Comme ils avaient raison! J’ai à présent un CrossRunner 800, mais de 2015 et c’est le jour et la nuit avec la précédente. Elle n’est pas du tout équilibrée de la même manière et à présent, c’est plutôt de moi qu’il faut que je me méfie: « pas d’excès de confiance », me mettent en garde mes amis CASIMirs!

Des difficultés? Comme me l’avait prédit Fabien, repasser le code pour le permis devait être le plus difficile. Même le plateau m’a semblé presque une formalité, indubitablement grâce à mon année de CASIM auparavant!

Ma plus grosse frayeur? Sur l’autoroute, quand une voiture prend une bretelle de sortie, puis change d’avis et amorce de rentrer sur l’autoroute, quitte à me percuter! Je suis dans son angle mort. Un coup de klaxon l’avertit de ma présence. Elle se ravise et fait un freinage d’urgence pour m’éviter le pire. Ouf, c’était moins une! Comme quoi il faut rester sans cesse vigilant!

Mon plus long trajet m’a mené jusqu’en Bretagne, mais celui qui m’a le plus marqué et le plus plu, c’est une balade CASIM à Brouage: des virages et des paysages… un pur bonheur!

Dans mes fantasmes les plus fous, je vais en Corse en moto, mais j’imagine mal la faisabilité car au delà de 230 kilomètres par jour, la fatigue est intense. Combien de temps me faudrait-il seulement pour rallier cette île?

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Avant de me sentir prêt à reprendre un 125, j’écume toutes les encyclopédies traitant du sujet sur le net et je découvre un site qui devient ma bible: Passion Moto Sécurité.

Sans conteste, voilà un site ultra-complet, parfaitement rédigé et mis à jour très régulièrement. Parmi les nombreuses informations que j’y trouve, on y parle de la CASIM. Après ma formation initiale 125, je me dis que cette association pourrait m’aider. Quand je découvre que non seulement, il y en a une en Gironde et qu’en plus elle est fondée par le rédacteur lui-même de « ma bible », Fabien LECOUTRE, aucun doute possible, il faut que j’y obtienne une place de stagiaire. J’ai donc eu la chance d’intégrer la CASIM 33 dès novembre 2013.

J’ai tout de suite été conquis par l’esprit de cette association, pleine de gens si différents mais, comme moi, pas des « têtes brûlées ». J’ai été tellement bien accueilli ! La patience et le dévouement des encadrants m’ont impressionné. Un enseignement de grande qualité, à l’image du site de Fabien : je n’ai pas été déçu !

3) Que t’a-t-elle apporté ?

D’abord de l’écoute. Mais aussi des principes pédagogiques sagement dispensés. Le retour d’expérience de chacun, enrichi des ateliers pointus. Échanger sur notre passion commune. Et une ambiance toujours chaleureuse ou chacun accepte la diversité, les qualités et les défauts de l’autre.

L’abnégation hors du commun de ces hommes et ces femmes qui donnent leur temps et leur énergie pour aider les stagiaires force mon respect.

4) Pourquoi te réinscrire ?

D’abord j’ai le plaisir de revenir, retrouver cette ambiance, les frères et sœurs de guidon. Mais aussi parce qu’il faut bien plus d’une année pour apprendre tout ce qui nous est utile.

Parce que la pratique moto nécessite un apprentissage continu. Ça nous rappelle les limites à ne pas dépasser.

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Portrait d’Edwige

qui roule en Triumph 675 Street Triple et en Yamaha WildStar

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1. Ton parcours motard ?

L’aventure moto commence en 1975 avec une Honda K5. J’évolue déjà dans un monde d’hommes, de militaires: je suis une des deux seules femmes chef d’équipe contrôleur aérien dans la Marine, alors je tenais à faire partie des premières femmes à prendre le guidon. C’était un défi. La moto comme un outil de revendication: je suis une femme et j’ai les mêmes possibilités, les mêmes droits que les hommes. Cette quête d’aventure et de liberté que tout motard recherche devient d’autant plus intense dans mon cas. La moto devient un vrai support pour défendre mes droits, les droits des femmes.

Jusqu’en 1982, je parcours plusieurs fois toute la France, cheveux au vent… et mains dans le cambouis! Nous avons vécu 130 000 km ensemble et je garde un souvenir particulier d’un périple Lorient-Toulon seule avec moult péripéties (pannes mécaniques, crevaison…), mais le goût de la route est plus fort que tout.

Quand je rencontre mon mari motard, faute de moyens, je me contente d’être sa passagère sur sa BM R90S, chouette mais…

Puis un gros accident et la naissance de mes enfants remisent cette passion pour un temps.

En 1999, je ne tiens plus, mon mari fait de la moto, mes enfants en font aussi en club: je reprends la moto avec un Virago.

Je me lance un nouveau challenge pour mes 50 ans: le permis gros cube.

En 2005, je suis donc en Suzuki GS 500.

Puis j’ai eu une BMW RS, mais j’ai eu un accident: un automobiliste tourne à gauche sans clignotant et me coupe la route. Quand je rentre de l’hôpital, mon mari m’a fait une surprise: une Yamaha Inamuza m’attend dans le garage. Elle fera ma rééducation! Je l’ai gardé pendant deux ans.

A suivi une Ducati ST2 pendant deux ans, mais la sauce n’a pas tellement pris avec celle-ci.

Depuis 2010, je roule avec ma Street Triple que j’aime beaucoup. Tout de même, j’envisage de changer, mais pour laquelle?

Le défi qui manque à mon tableau, c’est la montagne. C’est un milieu qui m’effraie beaucoup: il y a bien trop de ravins à mon goût!

J’aimerais beaucoup aussi faire en moto les Cévennes et les gorges du Tarn.

Et quoi qu’il arrive, continuer de rouler en moto parce que c’est continuer de défendre les droits des femmes grâce à l’association Toutes En Moto qui est très importante à mes yeux.

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Alors que je préparais le rassemblement Toutes En Moto, j’ai rencontré une certaine « Piloteuse » (Griselda) qui m’a parlé de la CASIM 33.

Je suis venue chercher de la technique, de la convivialité, mais surtout de la confiance pour relever un défi, mon objectif : aller en montagne!

3. Que t’a t’elle apportée ?

Mieux connaître ma moto, comment l’utiliser. Comment lui faire confiance… me faire confiance! Apprendre et comprendre les limites : les miennes et celle de ma machine.

4. Pourquoi te réinscrire ?

Pour retrouver les CASIMirs, des copains et copines de guidon. J’aime l’état d’esprit et le partage qui y règne. C’est aussi une façon de m’accorder du temps seulement pour moi, pour ma progression alors que d’habitude mon temps est plus dévolu aux autres (en particulier avec TEM).

Aussi parce que je suis fière de faire partie de cette association qu’est la CASIM, elle fédère des motards … et des motardes bien sur!

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Portrait de Laurence B, VISA 1,

qui roule en BMW F650GS

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Ton parcours motard ?

Je suis venue à la moto après avoir été « Sac De Sable » (passagère) pour retrouver les sensations du parapente sans les frustrations dues à la météo.

La moto pour moi, c’est comme beaucoup d’autres choses, c’est venu sur le tard, comme un défi pour mes 50 ans.

J’ai commencé en 125 YBR Custom pendant deux ans, pour la prise en main facile, pensais-je, et déterminer si « la moto » me convient avant de me lancer dans la grande aventure du permis gros cube. Après 7 heures de formation 125 en moto-école… quelle galère !!! Alors je me suis inscrite à la FFMC après une AG de la Mutuelle des Motards. J’ai bien été encadrée lors des balades moto, avec quelques difficultés de démarrage en côte. Mais ça m’a donné envie de passer le permis gros cube.

Le grand saut en 2015, mais ce permis… quelle galère encore ! Le plateau lent, le point de patinage, l’évitement… pff, j’ai failli tout arrêter, mais je me suis accrochée et finalement, j’ai obtenu le précieux sésame, et du premier coup ! Qui l’eut cru ? Pas moi ! Depuis, j’en suis déjà à 10.000 km parcourus.

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Déjà en 125, je cherchais sur le Net des infos pour me sentir à l’aise en moto et j’ai souvent consulté le site de Fabien (https://www.facebook.com/PassionMotoSecurite/?fref=ts) qui m’a beaucoup aidé, y compris pour mon passage de permis (Merciii! ).

Et depuis son site, des infos sur la CASIM.

Comme pour moi, le perfectionnement est une évidence, la CASIM répondait à mon besoin de perfectionnement continu, sur toute l’année.

Bien que j’ai hésité avec un perfectionnement en moto-école ponctuel mais personnalisé.

Après le passage de permis, je me suis remotivée pour trouver une moto, mais quand je conduisais mon GS, si différent de l’ER6 de la moto-école, je n’avais qu’une peur : la faire tomber ! C’est ce qui m’a amené en particulier à la CASIM.

Que t’a-t-elle apportée ?

Beaucoup de choses : du plaisir à faire des exercices de mania! Si, si!

De la sérénité et de la confiance en moi. La possibilité d’échanger, de parler de ses difficultés ou angoisses avec d’autres CASIMirs, le partage d’expérience. C’est vraiment chouette d’être encouragée par tous les encadrants, assistants et les autres stagiaires.

Pourquoi te réinscrire ?

Parce que je mesure les progrès réalisés. C’est très encourageant et je vais poursuivre, continuer, persévérer…

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Portrait de Phil’, VISA 2, 

qui roule en GS 1200

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1) Ton parcours motard ?

Dès 14 ans en 130 SP puis j’ai eu un 80 à vitesses. A 16 ans en XLR 125, à ce moment là, il suffisait de passer le code.

En 1983 le permis gros cube a ouvert la voie à une grande série de moto. J’ai commencé avec un 3 et demi R DLC. Difficile de toutes les énumérer. Celles que je n’ai pas aimé était la CX 500 et la Ténéré 600. La XT 500 était pas mal. J’ai eu toutes les cylindrées CBR de Honda mais ma préféré reste l’Hayabusa qui est une très bonne routière et très polyvalente.

Aujourd’hui je roule beaucoup moins, peut être 6000 km par an mais pendant longtemps j’avalais 10 fois plus de kilomètres par an. En France, en Italie et en Espagne essentiellement, pas mal en Montagnes.

Bien entendu j’ai eu quelques déboires en moto dont une fois où on m’a m’a cramé un stop, après un beau « soleil » j’ai atterri dans un fossé, c’était ma plus belle gamelle !

Après autant de kilomètres une envie ? Peut être les États-Unis…

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Je l’ai connue par une copine CASIMirette. J’ai vue de la lumière je suis rentré ! Et puis il y avait des gens sympas surtout !

Je me suis demandé si cette asso’ allait pouvoir m’apprendre encore quelque chose, si j’ai beaucoup d’expérience, quelque chose me disait que j’y découvrirais sans doute des trucs parce qu’on a jamais fini d’apprendre.

3)Que t’a t’elle apportée ?

Sans blague, c’est pas mal. Elle m’a permis de me remettre un peu plus à la mania. C’est sympa !

4)Si tu es un ancien : Pourquoi te réinscrire ?

Pour voir les potes. Pour l’ambiance !

5)Tu es encadrant  : Pourquoi t’investir dans cette asso ?

S’ils me connaissaient, ils ne me laisseraient pas faire ! MDR.

Trêve de plaisanterie, parce que quand je peux aider, je le fais volontiers surtout en bonne compagnie !

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Portrait de Jean-Paul, VISA 2,

qui roule en Tracer 900

 

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1)Ton parcours motard ?

Ça a sans doute commencé en Guadeloupe : quand j’étais enfant, j’étais épaté par les motocyclistes qui encadraient les courses cyclistes, c’était très inhabituel, un événement.

Puis mon voisin avait également une moto et je la regardais avec envie.

Finalement, à l’âge adulte, d’autres projets ont retardé mon rêve d’enfance. Aujourd’hui, je pense que c’était aussi bien ainsi: attendre de prendre un peu de maturité, mais aussi acquérir l’expérience de la route, d’abord en voiture et en camion, qui m’ont appris l’art de l’anticipation si cruciale en deux roues.

Je ne suis pas issu d’une famille de motards. En 2014, je suis le premier à obtenir ce permis. Et à présent mon frère m’a suivi dans cette passion.

Je suis encore un jeune permis, mais depuis deux ans; je roule environ 10.000 km/an, aussi bien pour aller au travail que le week-end pour partir en balade.

Mon Bandit 650 a été ma première moto, elle est nickel pour débuter: bien qu’un peu lourde elle se prend bien en main, elle peut tout faire, elle est une bonne école de conduite.

Comme je m’interroge sur quelle moto je roulerai ensuite, j’en ai essayé d’autres : la Z1000 SX est puissante, polyvalente et maniable, on sent qu’elle a des gènes de sportive ; la BM R1200 RS m’a permis de tester un premier flat, j’ai été surpris par sa très grande maniabilité ; et finalement la Tracer 900 m’a beaucoup plu pour sa grande maniabilité, sa position de conduite alliée à son moteur bien joueur, elle est devenue ma deuxième moto depuis très peu de temps!

Jusqu’à présent, ma seule mésaventure est l’oubli du bloque-disque: depuis, j’ai investi dans un cordon fluo « pense – intelligent ».

Pas de difficulté particulière, mais il faut dire que je suis plutôt prudent, j’essaie de me garder une marge de manœuvre par rapport à mes capacités, en cas de surprise.

A ce jour, mon voyage le plus remarquable a été le week-end Montagne avec la CASIM : quatre jours pour aller tâter de la route plus technique avec des épingles, du dévers et autres surprises animalières.

J’ai adoré sortir du train-train habituel, mais aussi l’ambiance, c’est vraiment un week-end riche en partage où on a plus le temps pour faire connaissance. Et maintenant, je rêve de retourner à la montagne.

Ce qui me plairait beaucoup, c’est partir à l’aventure dans des lieux comme l’Amérique du Sud, mais même sans partir si loin des destinations un peu « off road », sortir des sentiers battus, serait chouette.

2)Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Au bout d’un an de roulage en solitaire, le temps d’apprendre un peu la maîtrise de ma machine, j’avais envie de trouver des gens avec qui rouler en groupe, pour partager ma passion.

Quand j’ai trouvé sur le Net la CASIM qui proposait des balades et que j’ai découvert qu’en plus, elle proposait aussi du perfectionnement, j’ai su que c’était pour moi.

3)Que t’a-t-elle apporté ?

Je suis un jeune permis. Alors pouvoir rouler en groupe, c’est le partage d’une passion commune, mais aussi l’opportunité de rouler plus longtemps, plus loin et de découvrir des lieux que je n’aurais pas trouvé seul.

Ça c’est ce que je cherchais et ai trouvé au début, mais les ateliers de perfectionnement me permettent une meilleure connaissance des capacités de ma machine et du pilote que je suis.

C’est le cas avec tous les CPM, mais l’atelier virages sur le circuit de sécurité de Haute-Saintonge est édifiant. Là, on a une occasion fabuleuse de découvrir ce qu’on peut faire, comment le faire et en toute sécurité.

La CASIM, c’est vraiment un accélérateur en années d’expérience. Combien de temps et surtout combien de mésaventure m’aurait-il fallu pour apprendre tout seul ce que j’ai découvert grâce à cette asso ?

La transmission des plus aguerris est un atout indéniable.

4)Pourquoi te réinscrire ?

Pour l’ambiance déjà ! J’aime y retrouver un public très hétérogène : des hommes, des femmes, jeunes permis ou plus aguerris, toutes sortes de motos…

toutes ces expériences différentes qui font la richesse de cette association.

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Portrait de Jean-Philippe L, VISA 1,

qui roule en BMW K1200GT

 

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1)Ton parcours motard ?

Motard depuis 2005, la formation régulière est la seule garante d’apprentissages et d’entraînements axés sur la SÉCURITÉ et l’AMELIORATION à la conduite sur route.

Le permis , son stage de formation continue en une semaine pour le passer est bien loin pour tous les motards.

Avoir un comportement adapté , une meilleure maîtrise de son véhicule dans des situations variées peut vous sauver la vie.

Je remercie la CASIM 33, seule structure locale dispensant ce type de formation étalée sur l’année.

COMME POUR UN SPORTIF SEUL L’ENTRAÎNEMENT RÉGULIER GARANTIT UN MAINTIEN ET PROGRESSION DE NOTRE TECHNIQUE!!!!

2)Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Après une dizaine de motos différentes (Yam 600 Diversion, FJ 1200, R100R, 800 Intruder, CBR 1000, Transalp, 1100 ZZR, R100RS, K1200GT) et essayé toutes les motos des membres AFDM à l’époque, après quelques chutes à basse vitesse, voire accidents matériels, 100.000 km parcourus, je recherchais une formation conduite depuis quelques temps.

Ayant été formateur bénévole AFDM (qui n’est plus représentée sur la 33), j’avais apprécié à époque l’amélioration de la conduite route, et j’ai rencontré la CASIM, par Griselda et Patrick lors d’une sortie moto dans les Pyrénées il y a deux ans.

Inscrit en liste d’attente, j’ai pu intégrer la CASIM en septembre 2015… et me voici VISA 1 en poche!!!!

3)Que t’a-t-elle apporté ?

Merci à tous pour l’excellent travail proposé, la qualité des formateurs et bénévoles, l’ambiance « bon esprit et famille » de la CASIM.

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Portrait de Flo qui roule en GSR 600,

Major CAMABC

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1) Ton parcours motard ?

J’ai obtenu mon permis moto en 2010… non sans mal ! Dès la première heure de cours la monitrice m’a dit « La moto c’est pas fait pour toi, contente toi d’un 125 ! ». Le moins qu’on puisse dire c’est que je n’étais pas très soutenue et la solidarité féminine totalement absente du programme. Heureusement, le soutien d’un proche m’a poussée à continuer et j’ai su qu’il avait raison quand j’ai eu l’opportunité de découvrir un autre moniteur ; ce fut une vraie révélation, finalement il était peut-être possible que je devienne une motarde ?!

Puis j’ai dû patienter 8 mois après mon permis pour avoir mon GSR. Pas simple du tout de s’y remettre, je me souviens que j’étais flippée quand je voyais un feu rouge, j’allais devoir m’arrêter, ne pas tomber, repartir, ne pas tomber… il faut dire que j’ai essuyé ma première chute à l’arrêt dans mes 15 premiers jours, ça ne donne pas vraiment confiance. J’avais vraiment l’impression, malgré mon permis, que c’était ma moto qui décidait.

Mon premier « accident » (pas à l’arrêt 😉 ), je ne roulais pas à plus de 10 km/h quand une voiture devant moi a profité que je saluais un motard pour piler juste devant moi. Une chute sans gravité, seulement rageuse d’avoir fait tomber ma Belle et un peu désolant de se dire que le motard en question ne s’est même pas arrêté pour m’aider… C’était bien la peine !

Le deuxième accident était plus impressionnant : je roulais à 70-80 km/h d’après le copain qui me suivait quand, dans une courbe, sans raison apparente, ma roue avant a décroché. J’avoue que le fait de ne pas pouvoir précisément identifier le problème aujourd’hui encore me hante un peu. J’aimerais mieux pouvoir me dire que j’ai fait une erreur, au moins je pourrais y remédier si ça se reproduit ! Mais avec le temps, je reprends confiance en moi, en ma moto. Et puis comme j’étais bien équipée, je n’ai eu droit qu’à des bleus et courbatures.

Jusqu’à présent j’ai dû parcourir environ 45 000 kms, un certain nombre de fois en montagne, qui est bien mon terrain de jeu favori. L’année 2012 a pour moi été l’année de la révélation. Après un affranchissement du « poids » de ma moto grâce à la CASIM,  j’ai découvert les joies du roulage en groupe et de l’entraide motarde grâce à des motards d’OVS dont Franck, Pichou et Max, qui m’ont transmis le déclic de la conduite en montagne, ce qui m’a permis de profiter pleinement de ma passion.

Mes envies ? Découvrir l’Espagne, le Portugal, la Corse, la Sardaigne… les paradis des motards quoi !

2) Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

J‘ai su que l’antenne girondine se montait grâce à Franck L., pour qui la transmission et le perfectionnement motard sont également une priorité.

Du coup, cela semblait exactement ce que je cherchais pour continuer de progresser et espérer qu’un jour ce soit moi qui conduise ma moto et non l’inverse et surtout plus en sécurité.

3)Que t’a-t-elle apportée ?

Dès le premier CPM, c’était une révélation ! Elle m’a ensuite permis de progresser en toute simplicité, par quelques fondements indispensables à la conduite moto. La CASIM est un véritable lieu de partage et d’entraide. Bien entendu, elle m’a également apporté d’excellents moments avec des motards et motardes.

4)Pourquoi te réinscrire ?

Parce que c’est un entraînement continu qui rend pérenne la maîtrise.

5)Tu étais la Secrétaire et à présent l’une des Formatrice : Pourquoi t’investir dans cette asso ?

De là où je viens, je sais à quel point la CASIM m’a été profitable et donc le plaisir de participer à cette belle aventure de transmission est ma motivation : rendre à d’autres ce que j’ai pu avoir, n’est ce pas le fondement de la solidarité motarde ?!

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Portrait de Nico Las, CAMABC 2018,

qui roule en Bandit 650 N

30-90

1) Ton parcours motard ?

J’ai obtenu mon permis en 2012 et depuis je roule en Bandit 650 N.

Jusqu’à présent je parcourais environ 4000 km par an mais depuis que j’ai rejoins la CASIM 33 je pense avoir pas loin de doubler ce chiffre. Jusqu’à présent mon plus grand parcours et le plus notable est le week-end reco’ en Montagne avec la CASIM soit environ 1000 km de virages sur 3 jours. D’ailleurs je pense qu’aujourd’hui ma plus grande difficulté sera de me ré-habituer aux lignes droites ;-).

Jusqu’à présent je pense que les difficultés que je pouvais rencontrer étaient surtout dues au fait que je fixais le danger qui m’inquiétais. J’ai bien compris maintenant que « je vais où je regarde » et donc qu’il faut regarder où tu veux aller et non où tu crains d’aller ;-).

J’aimerais bien changer de moto pour en avoir une plus confortable, surtout que j’adorerais partir plusieurs jours à l’aventure, avec sac à dos, toile de tente, en bivouac quoi.

2) Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’ai connu la CASIM grâce à des copains qui y sont adhérents en Bretagne.

Je m’y suis inscrit pour acquérir plus d’expérience, pour être plus à l’aise sur ma moto face aux difficultés qu’on peut rencontrer.

3)Que t’a t’elle apportée ?

Je suis plus à l’aise sur ma moto parce que je la comprends mieux, à basse vitesse aussi grâce aux exercices.

Je me souviens qu’il y a juste quelques mois j’avais besoin d’un périmètre de sécurité autour de moi, si un motard se positionnait trop près de moi j’étais inquiet. Dès à présent je mesure mes progrès, parce que je cerne mieux l’équilibre de ma moto, même au feu rouge, un copain peut s’approcher pour me parler sans que je n’imagine un désastreux effet domino !

J’ai aussi une idée plus juste et précise des risques auxquels je n’aurais pas forcement pensé grâce au partage d’expérience des plus aguerris.

4) Tu fais parti de la Commission Loisirs : pourquoi t’investir dans cette asso ?

Une asso’ qui permet de progresser ? Ce serait dommage de ne pas l’aider à se pérenniser et c’est donc l’affaire de chacun, non ?! J’avais cette idée en tête avant de m’inscrire mais je voulais d’abord voir ce qu’il en était. Dès la fin de la première journée j’étais convaincu et savais que si on pouvait avoir besoin de moi, j’irais volontiers aider. Déjà pour rendre un peu de ce qu’on me donne !

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Portrait de Corentin, CAMABC 2017,

qui roule en Kawa ER6N de 2006.

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1. Quel est ton parcours motard ?

J’ai commencé en scooter pour aller au lycée.

En 2014, j’ai obtenu mon permis gros cube A2, mais en suivant, je suis parti un an au Canada. Ce n’est qu’à mon retour que je me suis remis au deux-roues.

J’ai d’abord récupéré la 125 de ma mère, un CM 125 Honda de 1983. Chouette, mais pas étanche du tout : elle tombait systématiquement en panne dès qu’il pleuvait. Je me souviens d’une fois où j’ai dû la pousser sur le bord d’une route limitée à 90 km/h… de nuit : hyper sécure !

Au bout de quelques mois de blagues avec cette machine, j’ai voulu voir si on pouvait rouler sous la pluie et c’est depuis 2015 que je roule avec mon ER6, quelle que soit la météo !

Je n’ai pas encore rencontré de difficulté particulière en moto si ce n’est que je me retrouve souvent sur des routes « alternatives » à l’insu de mon plein gré… non, je ne me perds pas, je visite !

Je roule environ 5 à 6.000 kilomètres par an et pour l’instant, mon voyage le plus long et le plus notable est la reco’ pour le séjour Montagne 2017, soit environ 1.000 km de virages en tout genre en trois jours.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Je l’ai connue par ma mère qui est une CASIMirette et formatrice. A ses yeux, c’était indispensable et non négociable : pas de moto sans CASIM ! Elle m’en a surtout beaucoup vanté les mérites.

Ça correspondait aussi à mon point de vue : j’y suis venu pour acquérir plus d’expérience, mieux connaître mes capacités.

Après un an d’arrêt juste après le permis, pour m’y remettre intelligemment, c’était une décision d’autant plus logique, cohérente.

3. Que t’a t’elle apportée ?

Je suis certain que je ne conduirais pas aujourd’hui comme je le fais sans la CASIM. C’est un vrai accélérateur d’expérience grâce aux ateliers théoriques et pratiques.

4. Pourquoi te réinscrire ?

Déjà pour l’ambiance mais aussi parce qu’on a tout le temps des choses à apprendre et que je pense qu’il est important de continuer à s’exercer.

5. Tu es bénévole à la commission Communication et Aide-Encadrant: pourquoi t’investir dans cette asso ?

Parce que c’est une asso’ très utile. Il faut aider pour que d’autres en bénéficient aussi, comme ça été le cas pour moi.

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Portrait de Fabien, alias FlatFab, notre fondateur de la 33 (entre autres…),

qui roule en BMW R1200 GS Adventure

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1. Ton parcours motard ?

J’ai passé mon permis en 2001 dans un but utilitaire, pour me déplacer dans Paris, mais rapidement j’y ai vu l’intérêt pour le voyage.

Seul motard dans ma famille, j’y suis venu assez tard, à 25 ans. Je suis passé du VTT au 600 cc et ça n’a pas été simple. Je dis souvent que je suis un ancien gros mauvais.

J’ai mis plus d’un an pour obtenir mon permis, raté le plateau plusieurs fois ainsi que la circulation une fois (je ne roulais pas assez vite, d’après l’inspecteur). J’ai mis du temps pour comprendre le fonctionnement de la boîte de vitesses… c’était pas gagné ! Par contre, contrairement aux autres, le parcours lent ne me posait pas de souci. Je péchais au parcours rapide, notamment à cause du demi-tour.

Finalement, après avoir dû repasser le code, j’obtiens mon permis A en 2002.

Ma première moto a été une Honda NTV 650 Deauville (250 kg pour 54 ch): pour débuter, c’était bien car elle me limitait d’emblée. Mais c’était une bonne moto tout de même grâce à une bonne partie-cycle, très agile.

Mes débuts à moto sont allés de pair avec la découverte du web motard. A l’époque, j’étais journaliste informatique, les forums tels qu’on les connaît aujourd’hui n’existaient pas. J’étais donc actif sur les « newsgroups » et notamment sur FRM (fr.rec.moto) sur les conseils d’un copain motard et informaticien. J’y étais surnommé « Tupperware », rapport à ma Honda en plastique.

C’est grâce à ce groupe que j’ai découvert le roulage en groupe et bien d’autres choses encore. C’est aussi grâce à FRM que j’ai effectué mon premier tour de France au printemps 2002, bénéficiant de l’hospitalité des autres membres, des rencontres riches en partage. Après trois mois de permis, j’ai parcouru environ 4.500 km en 15 jours, y compris une première fois dans les Pyrénées… sur la neige. J’ai parcouru en tout 20.000 km avec cette machine, il était temps de passer à une moto de grand tourisme, vu que la moto est très vite devenue une passion.

En juillet 2002, ma deuxième machine a été une BMW R850RT. Une moto prête à voyager avec armes, bagages et passagère éventuellement. Je l’ai gardée un peu plus de trois ans, revendue avec 115.000 km dont 48.000 sur la première année. A l’été 2002, je sympathise avec un ancien militaire qui a beaucoup bourlingué à moto (du genre porteur d’eau dans le Paris-Dakar et autres réjouissances). Il me prend sous son aile et me parraine pour entrer au club moto de l’école de gendarmerie, sur les terrains du Centre National de Formation Motocycliste.

On y pratique surtout de l’enduro dans les terrains sablonneux de la forêt de Fontainebleau, mais aussi sur les pistes d’entraînement technique du CNFM. On nous prête d’anciennes motos d’entraînement qu’il faut retaper avant de passer à la pratique. La première année, nous avions des R65/6 (des motos des années 1970) puis des R65GS, plus adaptées.

En janvier 2003, je pars au Maroc, en passant par la concentration hivernale des Pinguinos à Valladolid.

Au printemps 2004, après le rassemblement national annuel des RT en Bretagne, je fais un tour de l’Irlande et de l’Écosse.

En 2005, petite pause moto parce que je pars quelques temps aux Etats-Unis.

Quand je reviens, je suis toujours avec ma RT, mais je la gratifie d’une peinture façon « California Highway Patrol », blanche et noire. Quelques temps plus tard, je la revends.

Pour les 25 ans du lancement de la GS, BMW lance une série limitée de 40 machines en France, sur base de la R1150GS Adventure. Je tombe sous son charme au Mondial de la Moto 2005, Avec insistance en tant que journaliste moto, j’obtiens la 39e de la série. Je lui ai fait honneur durant cinq ans et 155.000 km. En 2006, elle m’a emmené faire le tour de la mer Baltique, sur 12.000 km en 22 jours.

En 2007, je commence à faire des guides touristiques motards pour « Le Petit Futé », puis pour Michelin avec les guides « Virées moto en France », en partenariat avec BMW.

A partir de 2006, j’essaie de combiner mes deux passions, le journalisme et la moto. Je fais des reportages moto, des essais d’équipements du motard et de la moto, des conseils de conduite… Sensibilisé par mes sœurs (passagères) et une copine motarde à leur point de vue sur ce monde, j’ai été le premier à couvrir l’actualité féminine de la moto, ma chronique s’appelait «La moto avec des Elles».

A l’été 2010, je réalise le guide « Les Alpes à moto » : trois semaines et 10.000 km de reconnaissances à travers la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, avec une R1200GS Adventure avec moteur DOHC, fournie par BMW.

Du coup, en novembre 2010, je prends la même en version 30e anniversaire : je l’ai toujours, avec 195.000 km au compteur.

Été 2011, j’arrive en Gironde et j’achète une Honda CBR 1000 F de 1993, 10.000 km en un an, nickel pour les trajets maison-boulot, soit 40 km de lignes droites.

Fin 2012, je démarre mon activité Passion Moto Formation.

Fin 2014, j’achète d’occasion une R1150RT réformée de la gendarmerie qui me sert pour mes trajets professionnels.

Et cet été 2016, ma nouvelle moto est à nouveau une RT bleue, dernier modèle, ma première moto neuve depuis 2010.

Des mésaventures? Bien sûr et chacune d’elle m’a appris quelque chose.

C’est avec la Deauville que j’ai eu mon premier accident. Premier jour où je la prends, je vais sur un parking pour la prendre en main, un freinage de l’avant trop appuyé m’a précipité par terre. J’avais bien des coques, mais c’était les débuts de ces protections et elles n’étaient pas aussi performantes qu’aujourd’hui. J’en ai été quitte avec une douleur à l’épaule pendant six mois et ça m’a bien calmé pour 100.000 km. Une moto avec ABS devient mon objectif.

En 2004 avec la 850RT, à la sortie du périph’, je roule un peu trop près et pas assez décalé de la voiture devant moi quand elle pile sans prévenir. Je fais un joli évitement, je ne touche que légèrement la voiture à hauteur de son optique arrière, mais finalement je perds le contrôle et fais un beau roulé-boulé. Comme j’étais en jeans, mon genou râpé m’enseigne qu’il faut toujours avoir des coques de protection aux genoux aussi.

En 2007, je pars en balade dans le Vexin avec la R1150GSA, équipée d’un amortisseur neuf, réglé pour l’autoroute. Sur une route bien abîmée, la moto rebondit dans un virage, je décide de la redresser en partant dans une allée. Au freinage, l’ABS se déclenche sur les gravillons et je finis dans un portail. Grâce à mon équipement complet, je m’en sors sans un hématome. Par contre, la moto se retrouve avec la roue avant reculée de 30 cm et le guidon en biais.

Fin 2008, de nuit, dans un petit virage à 50 km/h, je rencontre une flaque de gazole qui nous envoie au tapis : le retour de guidon dans la main me cause une entorse du pouce qui sera ma plus grosse blessure… sur route. Là encore, l’équipement intégral et la vitesse modérée me portent chance.

C’est le seul accident qui m’ait laissé pendant plusieurs mois la sensation désagréable de ne pas avoir confiance dans mes pneus. Sans doute parce que c’est le seul où je n’ai pu modifier ma conduite pour m’assurer que ça ne se reproduise pas…

Quelques mois plus tard à Cannes, ébloui par le soleil couchant quand un feu passe à l’orange, le conducteur de la voiture devant moi pile brutalement. Évitement, mais ma valise attrape son pare-choc et je me retrouve par terre. Sans blessure ni casse, mais je ne pars plus jamais du principe qu’une voiture passera à l’orange et je fais attention à mes distances de sécurité!

A l’été 2013, sur le plateau d’école, je tombe avec un scooter lors d’un cours moto que j’anime. Le stagiaire passager me tombe dessus: une clavicule cassée ! C’était une des rares fois où je ne portais pas de blouson moto.

Fin 2014, lors d’une intervention mécanique, le garage monte une pièce non conforme sur ma moto et le mécano omet de me préciser que l’ABS est désactivé. Le lendemain, je freine pour m’arrêter et porter secours à un motard arrêté en warnings sur la BAU. Freinage sur l’angle pourtant modéré sur un raccord de bitume mouillé : blocage de roue et gamelle. Pas de blessure grâce aux protections de genou et de hanche.

A part ça, quelques chutes à l’arrêt, comme cette fois où la moto a dé-béquillé toute seule de la béquille centrale quand j’ai enlevé une valise.

Mes prochains rêves de voyage…

Faire Paris-Vladivostok, la traversée du continent eurasien.

J’aimerais aussi aller de Singapour à Hanoï avec des motos locales.

Autres destinations : l’Islande, la Nouvelle Zélande, la Patagonie (la Terre de Feu)… mais aussi retourner en Irlande, en Écosse et surtout en Norvège, mon plus gros coup de cœur avec le Tyrol autrichien et les Dolomites.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Dès mes débuts, j’ai vite pris conscience qu’en sortant du permis, il me restait encore beaucoup à apprendre. J’ai eu la chance de rencontrer des motards qui ont été comme des « grands frères » pour moi. Au CNFM, j’ai aussi constaté les bienfaits d’un entraînement régulier, pour moi comme pour les instructeurs que je voyais s’entraîner.

J’ai gagné mon premier stage de perfectionnement grâce à une association motarde francilienne qui organisait un rallye… où je suis arrivé avant-dernier parce que j’étais celui qui avait commis le plus gros excès de vitesse ! Ce premier stage au centre de conduite en sécurité BMW m’a plu, j’en ai suivi un second à mes frais et d’autres encore.

Avant même de devenir formateur, j’encadrais en amateur des cours individuels pour des motardes et motards qui en avaient besoin. J’aimais me rendre utile, mais je me disais qu’il serait bon d’avoir un cadre juridique plus sécurisé.

J’avais entendu parler de la CASIM lors de mes recherches sur le web pour un article sur les différentes formations de perfectionnement moto sur mon site web « Passion Moto Sécurité ». Je trouvais très intéressant le concept de motards guidés par d’autres motards plus chevronnés, ça correspondait exactement à ma philosophie.

Mon objectif était surtout de rendre service, d’améliorer la sécurité des motards.

J’allais bientôt devenir formateur moto professionnel, ce qui me permettait d’enseigner sans devoir passer le CAMABC. Alors je me suis rendu à l’Inter-CASIM en 2008 et peu de temps après, avec quelques copains, j’ai fondé la Casim 75 qui a commencé ses activités en 2009. Elle a tout de suite rencontré un vif succès et plus tard, elle a été scindée en deux pour donner les Casim 77 et 78.

3. Que t’a-t-elle apportée ?

Humainement d’abord, elle m’a apporté plein de copains. Mais aussi beaucoup d’échanges, de partage et de confirmation de connaissances.

De pouvoir maintenir mon propre niveau de maîtrise grâce aux entraînements et démonstrations régulières.

Elle m’a permis aussi d’affiner certaines compétences pédagogiques, de développer des techniques d’enseignement de groupe.

Mes deux expériences d’une part du perfectionnement à la CASIM et de la formation initiale en tant que moniteur d’autre part, s’alimentent l’une l’autre. Il m’est plus facile de comprendre d’où viennent les difficultés des stagiaires en perfectionnement et donc comment améliorer la formation initiale pour éviter ces difficultés plus tard.

Sans rapport commercial, sans enjeu financier, le climat humain est plus détendu lors de ces journées. J’y suis moi-même plus détendu, la CASIM m’a permis de m’épanouir dans mon rôle de formateur. Alors que je suis d’un naturel plutôt réservé, elle m’a permis de m’affirmer, prendre de l’assurance en tant que personne.

Si demain je pouvais arrêter de travailler, je voudrais continuer d’être formateur bénévole.

4. Pourquoi te réinscrire ?

En arrivant en Gironde, je me suis demandé si je devais repartir dans l’aventure de monter à nouveau une CASIM parce que je savais que ça allait me demander beaucoup d’énergie. J’ai décidé de tenter de nouveau, mais seulement à la condition de ne pas rester seul, d’être entouré d’une équipe.

Et j’ai pu réunir cette équipe, avec notamment Franck, un motard très investi au niveau local, et Charles, l’actuel président. Mon hésitation a bien vite été balayée par la force du collectif.

A présent que l’association est pérennisée, je prends du recul et j’accorde plus de temps à mon entreprise.

5. Pourquoi t’investir dans cette asso ?

Parce que j’y crois !

Former des motards par des motards, par des bénévoles motivés et compétents, c’est justement la spécificité de cette association par rapport à d’autres groupes motards.

Je voudrais souligner l’importance du rôle de tous les administrateurs, de tous les bénévoles d’une CASIM. Les formateurs et encadrants évidemment, mais aussi tous les autres sans qui l’association ne serait pas ce qu’elle est : au-delà de la formation,

ce sont des valeurs, une superbe ambiance grâce à un groupe qui s’est formé, se renouvelle, s’enrichit chaque année autour d’un noyau dur, des piliers qui font de nos journées des moments de cordialité et de chaleur humaine.

Enfin, comme je suis perfectionniste, que j’ai besoin d’être fier de ce que je fais, l’entraînement, le perfectionnement vont de soi pour toujours faire mieux. Dès le début de ma pratique moto, j’avais besoin de me sentir maître de ma machine.

Pourtant je suis parti de zéro à moto, je ne suis pas né au guidon. Je suis l’exemple que, sans être doué ou sportif, à force de travail, de volonté et surtout d’exercice, on peut atteindre un niveau acceptable… à mes yeux.

Si j’ai pu le faire, tout le monde peut y arriver et c’est pour ça que je crois beaucoup en la CASIM et le perfectionnement en général, pour partager ce message!

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Portrait de Malala, VISA 2,

qui roule en VFR 800

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1. Ton parcours motard ?

Quand j’étais petite fille, mon oncle m’emmenait régulièrement à l’école sur sa moto trail et déjà j’aimais beaucoup ça. Je me disais « un jour peut-être… ».

Devenue adulte:, j’ai toujours eu des amis motards et continuais donc d’être passagère avec l’idée qu’il allait falloir que je me lance.

Quand j’ai rencontré mon mari, il venait juste d’obtenir son permis gros cube et je voyais bien que c’était pas si simple, mais il n’a pas eu besoin de me le dire deux fois, quand il m’a encouragé à prendre le guidon, je me suis précipitée à la moto-école.

Non sans appréhension tout de même car je n’avais aucune expérience du deux-roues : pas de 125 cc, pas de mobylette, …pas même de vélo ! C’est dire que c’était une sacrée aventure !

Si ma toute première heure s’est très bien passée, la suite a été plus compliqué. J’ai d’ailleurs fini par changer de moto-école après l’obtention du plateau. Ma deuxième moto-école a été très salutaire pour moi car elle a pu reprendre beaucoup de choses qui n’avaient pas été expliquées. Ils se demandaient même comment j’avais réussi à avoir mon plateau !

J’ai eu quelques chutes en moto-école. Aujourd’hui encore, ce qui n’est pas mon point fort, c’est la gestion de l’équilibre : le poids de ma moto à basse vitesse ne me met pas complètement à l’aise. Mais il paraît que nous, les filles, on a cette tendance à douter !

J’ai validé mon permis en 2013. Depuis, je roule environ 24.000 km par an, des trajets pour aller au travail quelquefois, mais le plus souvent, c’est pour le plaisir, le week-end ou pendant des petits séjours, je me balade !

Celui qui m’a le plus marquée, c’est le week-end Montagne que nous avons fait avec la CASIM 33 l’an dernier… que de sensations !

J’ai d’abord eu un 600 Hornet qui était bien pour la « mania’ » et les petites routes, mais comme nous roulons beaucoup, il me fallait une moto plus confortable, plus protectrice et plus stable, d’où mon choix du VFR 800.

Certes, elle est plus lourde, mais parce que je suis plus expérimentée et grâce aux exercices de la CASIM, ça me pose pas tant de souci.

Mon prochain objectif : la Corse… pour les paysages et les routes amusantes !

2. Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Juste après mon permis, je cherchais des trucs et astuces pour me perfectionner et j’ai découvert le site Moto Passion Securité (http://moto-securite.fr/) écrit par un certain FlatFab qui m’a permis

d’apprendre beaucoup de théorie.

Alors quand j’ai su (par une certaine Griselda rencontrée grâce au rassemblement Toutes En Moto) qu’il œuvrait pour la CASIM 33, j’ai pas hésité à m’inscrire et ce, même si c’est un peu loin de chez moi : je sentais que j’avais urgemment besoin de plus d’apprentissage pratique !

3. Que t’a t’elle apportée ?

Une meilleure maîtrise de ma machine. J’ai aussi compris que cette aisance au guidon passait par la connaissance de moi-même. Grâce aux diverses activités (montagne, trial, ateliers…), savoir jusqu’où je suis capable d’aller me permet une meilleure confiance en moi. Connaître ses limites est

un premier pas pour plus de sécurité, non ?

4. Si tu es une ancienne : pourquoi te réinscrire ?

Je pense qu’il est important de promouvoir cette association parce que la conduite moto nécessite un perfectionnement constant et régulier et que c’est exactement ce qu’elle propose.

Je ressens le besoin de continuer de me perfectionner parce qu’on n’a jamais vraiment fini d’apprendre. En plus, j’ai changé de moto il y a juste un an, alors refaire les exercices avec cette nouvelle machine m’aide à mieux la prendre en main. C’est important !

Pour qu’un jour je n’aie plus besoin de mon mari pour déplacer ma moto ! Et rouler dans les cailloux sans appréhension ! Parole de fille !

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Portrait de Laurent D, VISA 2,

qui roule en Kawasaki GTR 1400

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Ton parcours motard ?

La moto, c’était un vieux rêve. En 2009, j’avais du temps à accorder au passage du permis gros cube. Lors d’un de mes cours, sur un freinage mal maîtrisé, je suis passé par-dessus mon guidon, j’ai fais une belle culbute.

Je sais aujourd’hui que cette vilaine chute a conditionné la suite. J’ai gardé trop longtemps imprimé que freiner de l’avant était dangereux. Du coup, je ne freinais que de l’arrière, ce qui est … plus ou moins efficace, comme chacun le sait ! Au point qu’avec ma première moto, une Versys (un trail avec moteur de ER6), j’ai fini par « préférer » m’emplafonner une voiture que de tenter un freinage aussi de l’avant, qui aurait sans doute été plus efficace. En bref, sorti du permis, je me suis vite rendu compte que je ne savais pas grand chose, ni freiner, ni prendre des virages… heureusement depuis, ça va mieux !

Après avoir plié la Versys, il était impératif pour moi de trouver une moto qui me rassure, l’antipatinage et surtout l’ABS et le freinage couplé du 1400 GTR m’ont réappris à freiner en sécurité en me rassurant.

Depuis, je roule environ 25.000 km par an, pour aller au travail, mais surtout pour le plaisir, le week end et lors de séjours. Je me souviens très bien de notre premier séjour avec ma femme, partis à deux en moto dans la vallée du Lot avec toile de tente embarquée… c’est un sacré souvenir ! Le Massif Central et le week-end Montagne avec la CASIM aussi étaient super.

Notre prochain projet, c’est la Corse. L’impatience règne !

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Ma femme cherchait à se perfectionner et en fouillant sur le Net, elle a trouvé le site de Fabien (Passion Moto Sécurité) et le blog d’une « Piloteuse » qui évoquaient la CASIM 33. Je m’y suis inscrit pour accompagner ma femme et, pour être sincère, je n’avais pas du tout la conviction que ça pouvait m’apporter quelque chose. Ce que j’ignorais alors, c’est que ça allait tant m’apporter, tellement me plaire. J’ai appris beaucoup de choses et je n’ai plus aucune hésitation !

Que t’a t’elle apportée ?

Une grande maîtrise de ma moto et de la moto en général. Je constate qu’aujourd’hui, grâce à ce que j’ai appris à la CASIM, je monte sereinement sur n’importe quelle machine. Le freinage, même de l’avant, ne m’inquiète plus du tout car aujourd’hui, je sais comment ça marche. J’ai aussi une plus grande sensibilité liée aux risques en moto, donc j’anticipe mieux les choses. J’ai aussi pris conscience à la CASIM qu’un monde motard discipliné et respectueux rimait avec plaisir.

Pourquoi te réinscrire ?

D’abord pour la convivialité ! A la CASIM, on y retrouve des potes qui partagent la même passion. Mais aussi parce qu’il est nécessaire de répéter encore et encore les exercices pour les garder à l’esprit, imprimés dans notre conduite.

Vive la CASIM !

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Portrait de Nadège R, VISA 2,

qui roule en GSE500

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Ton parcours motard ?

Mon Mari passe son permis en 2003. Quand il part en balade, comme nous avons deux enfants, je reste à la maison. C’est alors que l’idée d’avoir un 125 née : nous pourrons partager ce plaisir en famille.

Mais rapidement le 125 YBR ne suffit pas, je me rends compte que je ne m’y trouve pas en sécurité : le manque de puissance et de poids de la machine, comme « à la merci » de ce qui m’entoure. Je décide de passer le permis gros cube en 2007 mais c’est pour moi très difficile. Nombre de fois j’ai eu le sentiment que c’était purement infaisable. Finalement j’ai obtenu mon plateau, certes au deuxième passages mais avec 4 A et la circu’ du premier coup.

J’ai d’abord eu un GSE500, puis un ER6 et à présent à nouveau un GSE500 mais même si l’ER6 était trop haut je crois que je m’y sentais plus à l’aise. Me sentant pas si à l’aise, je roule peu, à peine 1000KM/an peut être et serais tentée d’arrêter. Mon Mari m’encourage plutôt à changer de moto, à voir…

Je n’ai pas eu de vilain accident, seulement des chutes à l’arrêt mais quand même il faut dire que le trottoir qui se déplace c’est pas du jeu ! Ce qui reste difficile c’est de ressentir le besoin de tout calculer en permanence, surtout où m’arrêter pour repartir sans encombre.

J’ai déjà fait quelques week end dans les départements limitrophes, maxi 350km/jour.

J’ai un rêve : la Corse en moto… en tant que pilote cette fois, simplement m’en sentir capable.

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Mon manque de confiance, cumulé à l’accident de mon mari dont j’ai été témoin car je le suivais, me pousserais à arrêter mais je sens que mon mari serait déçu. Alors j’ai cherché du perfectionnement et sur le net, j’ai trouvé le site de la CASIM. Puis j’en ai entendu parlé par des CASIMirs. Alors quand ma copine, Michèle, m’a annoncé qu’elle s’y inscrivait, je me suis dit que ça faisait trop de signe pour les ignorer. C’était décidé, j’irais aussi. Cerise sur le gâteau : mon Mari a décidé de m’y accompagner également, alors là je n’aurait plus eu d’excuse !

Je suis venue cherché d’abord du partage d’expérience et des astuces pour espérer reprendre confiance.

Que t’a t’elle apportée ?

En seulement quelques mois que j’y vais j’ai été très étonnée parce que si j’y ai trouvé ces échanges riches avec les Formateurs et les Adhérents, je ne m’attendais pas à y trouver des ateliers théoriques et pratiques aussi poussés, d’une si grande qualité. Je commence déjà à me sentir mieux sur ma moto et me dis que mon rêve pourrait être atteignable.

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Portait de Franck MONA, VISA 2,

qui roule en Yamaha XT1200 Z Super Ténéré, Major VISA 1 promotion 2016

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Quel ton parcours motard ?

Permis obtenu en 1993, mais je n’ai jamais eu de moto avant février 2015 avec la Transalp. Le choix d’un trail s’est imposé car les grands raid style Paris/Dakar m’ont toujours fasciné (aventure, exploits sportifs…).

Avec cette moto, j’ai effectué 8.000 km de balades locales.

En octobre 2015, j’ai changé de moto et acheté ma Super T actuelle.

Depuis, j’ai fait 14.000 km en rallongeant un peu les balades (Toulouse, Pays Basque, Ariège, Agen).

Le choix de la Super T s’est aussi fait en fonction de ma femme, il fallait une moto confortable pour ma passagère.

Un voyage en Corse est prévu pour octobre 2016 et d’autres destinations, au moins une par an : gorges du Tarn, Bretagne… et à l’étranger : Portugal, Espagne…

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Avant même d’avoir une moto, Christophe Le Duc m’avait déjà parlé de la CASIM et redonné envie de monter sur une moto.

N’ayant aucune expérience de conduite, l’inscription à la CASIM coulait de source.

Que t’a-t-elle apporté ?

Je suis super content de tout ce que la CASIM m’apporte, et compte tenu que je n’avais pas d’expérience du tout, cela m’a permis de prendre de suite les bonnes habitudes de pilotage et d’enrichir ma culture motarde.

De plus l’ambiance super conviviale et pas prise de tête me convient tout à fait.

Pourquoi t’investir dans cette asso ?

Je ne suis pas encadrant…mais pourquoi pas ?

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Portrait de Christophe, VISA 2 et Responsable Loisirs,

qui roule en DL650 V-Strom de 2005.

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Quel est ton parcours motard ?

Il commence dans les gènes de mon père car il était coursier dans Paris sur une Moto Morini 125.

Quant à moi, à 16 ans, premiers tours de roue sur un Zundapp 50 et un 125 YZ. Puis les études et la vie de famille ont interrompu ma pratique.

Il y a un bon moment que ma femme me freine dans mon envie de passer le permis gros cube quand finalement elle capitule. On est en 2003, j’ai 34 ans. Je suis fou de joie !

Première moto, un 600 Bandit S… arrivé dans le garage avant le « papier rose », de quoi me motiver!

En 2005, alors qu’on cherchait un 125 pour Madame (et oui, elle m’a rejoint dans cette passion !), le concessionnaire me conseille, vu mon ressenti avec le Bandit, le V-Strom : « Tu verras, tu vas adorer ! », me dit-il. Mais il n’en a pas à me faire essayer tout de suite. On discute prix, reprise, équipement… de quoi me convaincre tout de même. La commande passée, l’attente de la livraison est longue à mon goût, pourtant elle n’est que de deux semaines. Le jour J arrive enfin, elle est là : que du bonheur ! Le concess’ avait raison puisque ça fait dix ans qu’on vit ensemble !

Diverses balades avec des amis ou bien des motards connus grâce à un forum de V-Strom.

Faut admettre que la première fois que je suis allé en montagne, je faisais pas le fier et je devais constater la différence de niveau d’expérience entre eux et moi, mais j’y ai pris goût depuis.

La Corse, les Gorges du Verdon, les Pyrénées, trois fois le circuit de Nevers Magny-Cours et son Bol d’Or Classic sont des destinations que j’ai adoré.

Mais en 2011, lors de l’essai d’une nouvelle moto : l’accident !

Circonstances encore floues mais résultat : neuf mois d’arrêt de travail et des épaules encore douloureuses mais toujours autant de plaisir à prendre le cintre pour enrouler les kilomètres, environ 5 à 10.000 km/an.

J’ai deux rêves: me rendre au Tourist Trophy en moto et faire la route 66, pour le mythe, mais là pas avec mon V-Strom!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’en avais entendu parler sur le forum des V-Strom et par un ami. Une amie de ma femme l’a convaincue de l’y accompagner aussi.

Je ne m’attendais à rien en particulier pour moi, j’y allais pour soutenir Madame dans sa volonté de se perfectionner. J’ignorais en m’inscrivant, naïf que j’étais, que j’allais y apprendre beaucoup de choses très utiles.

Ceci dit, j’avais déjà à mon actif un stage de perfectionnement freinage et avait déjà constaté les bienfaits d’un enseignement post-permis.

Que t’a-t-elle apportée ?

Plein de petits conseils, astuces et comportements à tenir qui permettent plus d’aisance et de confiance sur ma moto.

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Portrait de Didier P., VISA 2,

qui roule en Suzuki Bandit 1200 et en GSX 1250 FA

20-80DidierP

Quel est ton parcours motard ?

La moto pour moi, c’est d’abord une histoire d’opportunité.

D’abord en 1981, un copain voulait acheter un 125 à deux. J’habitais à Paris, c’était pratique. A l’époque, le permis voiture suffisait à autoriser cette pratique sans aucune formation. Évidemment j’ai eu quelques chutes, notamment à cause des gravillons. Ça m’a pas empêché de parcourir Paris- Tarbes avec cette machine !

J’avais bien l’idée qu’un jour, je passerais le permis gros cube. Ce qui a précipité les choses c’est l’opportunité d’acheter un Z 650 C4 (la plus jolie : noire, anthracite et grise) que mon collègue me proposait de me vendre. En 1982, permis gros cube donc !

Le Z 650 C4 est ma moto préférée, d’abord parce qu’elle a été ma première et c’est toujours de celle-ci qu’on se souvient le mieux, c’est elle qui te procure tes premiers frissons. En plus à l’époque c’était la meilleure moto du marché. C’est avec elle que j’ai fait mes premiers grands voyages.

Et aussi mon premier gadin : une GTI a déboîté juste devant mon nez… RIP belle Z 650, heureusement pour moi, je n’ai eu que quelques blessures sans gravité (hormis la perte de quelques neurones, vous diront certains potes !).

J’ai beaucoup roulé pendant les dix premières années quand j’étais à Paris. Puis ça a été plus épisodique pour reprendre très assidûment il y a dix ans.

J’ai eu un trois-cylindres, c’était un Yamaha 750 XS, un GS 750 aussi et aujourd’hui, je roule avec le Bandit 1200 ou avec la GSX 1250 FA.

Environ 15.000 km par an, surtout le week end ou sur des séjours d’une semaine un peu partout en France et un peu en Espagne… surtout en montagne.

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Au lancement de l’antenne girondine, j’en entendais « parler » sur un forum moto. Je me suis tout de suite dit que ça m’intéressait, mais à ce moment-là, je n’avais pas de temps à y consacrer. Je n’ai donc rejoint les rangs de la CASIM qu’à sa deuxième saison : je me suis libéré pour !

Rouler en groupe m’a permis de me rendre compte que rouler beaucoup et depuis longtemps ne suffisait pas, qu’on a toujours besoin de se perfectionner pour être plus performant, plus en sécurité, pour ne pas s’endormir sur ses lauriers.

Que t’a-t-elle apporté ?

Rencontrer des gens qui ont la même démarche que moi : se remettre en question pour plus de sécurité.

Elle m’a apporté une meilleure sensibilisation aux risques et donc à la sécurité, la mienne et celle des autres.

Elle m’a permis de pouvoir avoir soit confirmation des choses que je faisais correctement, soit des trucs et astuces pour y parvenir, et ce de la part de personnes qui savent de quoi ils parlent, qui ont réfléchi à la question.

Même si j’ai encore une marge de progression, elle m’a permis d’être plus à l’aise en maniabilité à allure lente.

Pourquoi te réinscrire ?

Parce qu’on a jamais fini de progresser !

Pourquoi t’investir dans cette association ?

J’ai passé de nombreuses années comme moniteur d’athlétisme, donc j’ai sûrement un goût à la fois pour le monde associatif, mais aussi pour la pédagogie, transmettre. Par principe donc, pour partager mon expérience. Si je peux aider les autres à rouler plus en sécurité, c’est chouette.

En devenant Aide-Formateur, j’ai aussi l’objectif de motiver les stagiaires à passer le VISA (évaluation des acquis) parce que je suis convaincu que c’est la meilleure façon pour un stagiaire de remercier les formateurs pour leur temps et leur énergie qu’ils consacrent aux adhérents.

Montrer qu’on accorde la même importance à la sécurité, au perfectionnement, à la CASIM donc ! En plus, c’est le meilleur moyen d’évaluer sa progression, le chemin parcouru et celui qui reste à faire…

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Portrait de Charles S, CAMABC et Président CASIM 33,

qui roule en BM R1200 R et en Aprilia Caponord

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Quel ton parcours motard ?

Dès 14 ans, j’étais déjà sur des petites motos 50 à vitesses, des « tasses » : Gitane Testi, Flandria et Zundapp, etc. pour ceux qui connaissent.

En 1977, c’est le grand saut : Yamaha 125 RD, un bicylindre avec un disque à l’avant et tambour à l’arrière! J’étais dans la cour des grands avec une vraie moto… comparée aux tasses de mes débuts. Jusqu’à 20 ans, je roule et parcours toute la France. Sac à dos, toile de tente, je suis alors un vrai baroudeur. Entré dans l’âge adulte avec d’autres objectifs, mon mode vie change et j’abandonne tout à fait le deux-roues.

C’est un soir de 2002 que je rechute: comme je fais la remarque à ma femme que «les embouteillages c’est plus possible», «reprendre un 125 serait plus pratique», nous découvrons mutuellement que nous partageons ce penchant pour la moto. Deux jours plus tard, nous achetions (à un clown !) un 125 cm3 que nous conduisons à tour de rôle. Cet achat nous conduira bien au-delà de la lutte contre les embouteillages.

En janvier 2004, j’obtiens le permis gros cube et ma femme me suivra de près dans cette nouvelle étape.

Ma première moto est une 750 CB de chez Honda et mon épouse me suit de près et fait ses début sur un CB 500. Pour nous deux, le virus reprend sous forme d’une attaque foudroyante. Nous roulons ensemble avec nos deux enfants. Notre objectif est de partir en vacances tous les quatre, en moto. Beaucoup en montagne, dans les Alpes, en Autriche, en Italie, en Espagne… Au Maroc aussi où j’ai loué un XTZ 660 avec lequel je me suis éclaté.

Rapidement, la moto ne devient pas qu’un mode de déplacement, mais vraiment un mode de vie, ce qui nous amène à rencontrer des gens, faire de la moto « en collectif », en groupe pour le partage.

Un forum « Motards Girondins » nous a permis beaucoup de belles rencontres, de formidables balades. Mais avec 25.000 km/an en moyenne, je prends conscience que rouler beaucoup n’est pas suffisant pour se constituer une solide maîtrise. L’idée qu’il faudrait pouvoir se perfectionner en continu fait son chemin. En particulier, quand nous avons été touchés de près par un accident tragique. Notre famille aurait voulu nous voir arrêter la moto, mais c’était difficile de prendre cette décision quand la moto faisait partie de notre vie. 

Si « la moto c’est dangereux », alors le bon moyen d’y remédier, au moins en partie, c’est de continuer d’apprendre, s’améliorer… se perfectionner !

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’y suis venu pour moi, mais aussi pour les autres. J’avais besoin de réponses à mes questions: comment éviter le danger ?

Également pour rassurer mon entourage : certes, je n’arrêtais pas la moto, mais je faisais en sorte de mieux m’armer contre les risques.

J’avais déjà la conviction de la nécessité de me perfectionner. Mais aussi l’objectif de soutenir cette action d’une façon ou d’une autre pour moi comme pour les autres motards. Je ne savais encore comment…

La rencontre de Fabien le fondateur de la 33 a été décisive. Il apportait tout ce que j’attendais. Et il l’exprimait exactement comme je le ressentais.

Que t’a-t-elle apportée ?

Tout d’abord, elle a totalement répondu à mes besoins de perfectionnement. Elle m’a apporté une autre manière de considérer ma pratique. De façon plus lucide et responsable.

Elle m’a aussi et surtout permis des rencontres et j’y ai trouvé des amitiés précieuses.

Tu es Formateur et Président de la 33 : Pourquoi t’investir dans cette asso ?

On a rarement l’occasion d’être vraiment utile.

Formateur pour les autres, c’est bien, c’est concret et en plus, cela oblige à réfléchir, à aller plus loin dans sa propre compréhension. 

L’objectif : augmenter la sécurité de nos CASIMirs. A chaque fois qu’un membre de la CASIM témoigne qu’il a réussi à déjouer un danger, c’est une satisfaction énorme car je me retrouve dans l’idée de base de son fondateur, Claude BOYER et son « Plus jamais ça », c’est ce qui me motive.

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Portrait de Marie

qui roule en Hornet 600

1-106Marie

Quel est ton parcours motard ?

Mon expérience du deux-roues moteur a commencé à l’âge de 17 ans, quand je me suis offerte mon scooter 50 cc que j’ai gardé presque quatre ans. J’ai donc appris à conduire à Paris avec lui.

Ma première expérience motarde a été en tant que passagère où j’accompagnais mon meilleur ami à ses excursions de son club GSR en région parisienne. On a fait de nombreuses balades, notamment à Deauville ou des soirées tentes/barbecues dans les bois. Après, l’ambiance n’était pas tout à fait la même car l’objectif était plus de se retrouver que de rouler. Cela m’a tout de même confirmé mon envie d’en être! Surtout que mon père aussi est un fana de Harley Davidson. Ce n’est pas la même catégorie, mais à son âge, ça se comprend! (oups, désolée si je froisse mes aînés 🙂 )

J’ai donc passé mon permis en 2008 pour passer aux choses sérieuses.

J’ai eu une ER5 pendant deux ans sur Paris pour aller en cours et m’amuser un peu.

Un jour, j’ai décidé d’arrêter car je me suis rendue compte que pour avoir du plaisir à conduire, il fallait que je me fasse peur. Ce n’était pas une bonne chose de devoir aller vite pour ressentir quelque chose. C’était donc le bon moment pour faire une petite pause.

Ensuite, j’ai déménagé en 2013 à Bordeaux (Le Haillan, en fait) et l’achat d’un deux-roues, vu les bouchons quotidiens sur la rocade, était devenu indispensable pour ne pas mettre deux heures pour aller au travail ! J’ai donc fait un choix à moitié assumé, celui de prendre un scooter Aprilia 300. J’avais fait ce choix par confort et facilité de transport de mes affaires,  avec pour objectif d’aller à la plage régulièrement. Mais en vrai, on se rend rapidement compte en fait qu’on n’y va pas si souvent.

J’en suis revenue en avril dernier où je l’ai revendu pour m’acheter la Hornet, une des motos de mes rêves ! Je pense que c’est aussi un peu grâce à la CASIM car j’ai pris connaissance de votre association pendant ma période scooter et vos activités avaient l’air chouettes, mais pas possibles en scooter :(.

Je n’ai jamais eu d’accident grave, mais en ai vécu un par le biais d’un de mes meilleurs amis qui a su s’en sortir, même s’il en a toujours des séquelles…

Moi, « j’aime » les chutes à l’arrêt : le pied qui glisse, le rapport qui saute, les erreurs d’inattention, etc. Mais ça fait peur quand même ! Et c’est donc pour ça que je suis aussi parmi les CASIMirs maintenant 🙂

Pourquoi es-tu venue à la CASIM 33 ?

Comme dit avant, j’aime pouvoir maîtriser ma moto et avoir des sensations sans me mettre en danger (non maîtrisé surtout).

J’ai connu la CASIM 33 grâce à un de mes anciens collègues qui est un CASIMir encore aujourd’hui.

Que t’a-t-elle apportée ?

Pour le moment, c’est encore le début, mais elle m’apporte un objectif déjà et c’est chouette de sortir la moto pour « jouer » un peu avec, sans faire des choses idiotes.

Je suis bien contente de pouvoir maintenant faire l’amazone 🙂

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Portrait de Jean-Maurice

qui roule en V STROM 1000

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Quel est ton parcours motard ?

Travaillant à Paris et habitant en banlieue,  pour éviter les embouteillages et arriver à l’heure le matin, j’ai pris un 125, à l’époque sans autre formalité qu’être titulaire du permis auto.

En 1992, toujours dans l’optique de moto utilitaire, je passe le permis gros cube pour accéder à plus de confort, tant dans la conduite en inter-file que dans ma protection par mauvais temps.
J’acquiers alors la préférée des coursiers : la Honda 600 NTV, un bicylindre avec cardan, peu d’entretien, increvable. Un choix raisonnable, nulle passion dans cette démarche.

A force de rouler, je prends goût à la pratique moto et achète alors un V-Strom 650. Mais mon travail ne nécessitant plus l’utilisation de la moto et n’ayant pas de pote motard, elle reste dans le garage jusqu’à ce que j’ai l’opportunité de cesser mon activité professionnelle et que je parte vivre en province.

C’est alors que je m’inscris sur un forum motard pour rencontrer des gens avec qui rouler, qui deviendront ensuite des amis.

En juillet 2014, en montagne, un automobiliste venant en sens inverse perd le contrôle de son véhicule en sortie de virage et me coupe la route. Durant les longues semaines de convalescence à la Tour de Gassies, l’angoisse ne trouve que peu d’apaisement. Je gamberge : aurais-je pu éviter ou au moins limiter les dégâts ? Si j’avais sauté de la moto ? Si j’avais fait un meilleur freinage ? Si j’avais couché la moto ? Je n’ai toujours pas trouvé la réponse, simplement maintenant, je me pose moins souvent la question.

J’ai acheté une nouvelle moto. C’était un objectif qui me motivait dans les phases parfois creuses de la convalescence. Pourquoi ? D’abord pour « ne pas être vaincu » et puis, pour le plaisir de rouler et retrouver les amis motards.

Si j’ai un rêve aujourd’hui, ce serait de partir pour un ou deux mois en moto dans les pays de l’Est.

Pourquoi es-tu venu à la CASIM 33 ?

Un copain du forum est moniteur dans une CASIM parisienne, c’est lui qui m’a conseillé d’en rejoindre une pour acquérir plus de technique.

L’objectif est simple : effacer les appréhensions qui m’habitent encore en devenant le plus possible acteur, et non plus « passager au guidon ».

Que t’a-t-elle apportée ?

Exactement ce que je venais chercher: La connaissance de ce qu’il faudrait faire.

En quatre dimanches, j’ai fait un stock de connaissances théoriques que je m’efforce de mettre en pratique lorsque je roule.

Bien sûr, pas simple d’effacer des années de mauvaises habitudes, de rouler en corrigeant sans cesse un geste, une position, un regard, mais quelques mini progrès sont déjà perceptibles : une rééducation ne peut être instantanée.

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Portrait de Domi dit Kenzo Lium, CAMABC 2018,

qui roule en 800 VFR

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Quel est ton parcours motard ?

Le deux-roues, c’est déjà quand j’étais gamin, toute la journée en vélo avec la bande de copains dans le quartier. Adolescent, j’empruntais la «mob ‘» bleue de Papa puis, comme une évidence, le 125 à 16 ans. A ce moment-là, il suffisait de passer le code, mais pas de pratique.

Dès la majorité, en 1978, le permis gros cube en accéléré sur une 400 Four Honda. Une formalité après 2 ans de 125 !

Un Z 650 Kawa pour ma première moto, j’ai dû faire 70.000 km avec, normal c’était mon seul mode de locomotion.

Ce n’est que trois ans plus tard que j’ai dû me rendre à l’évidence : pour le travail quelquefois, il est nécessaire d’avoir le permis voiture.

J’ai eu ensuite un XT 500 avant de faire une pause « enfants en bas âge »: durant quatre ans, pas de moto.

Reprise avec un 600 Bandit, classique, mais pas assez puissant à mon goût.

Alors j’ai testé le 600 Fazer, mais je l’ai trouvé encore pas assez « sport ».

C’est alors que j’ai eu mon premier 800 VFR (rouge) puis un second (blanc).

Rouler n’étant pas la seule chose qui m’attire dans la moto, mais aussi la belle mécanique, mettre les mains dedans. A présent, j’ai aussi deux Z 650 anciens qui attendent que mes finances me permettent de les restaurer. Je bichonne aussi un « vieux » Kawa GPZ1100Zx de 1983, 120 ch. d’origine !

Au nombre d’années et de kilomètres parcourus, j’ai eu la chance de ne connaître que peu de déconvenues en moto, mais tout de même.
– Une chute à basse vitesse en 125 avec une passagère : dans un virage, la roue avant a décroché.
– A un feu rouge, pour une fois je me range sagement sans faire de remontée de file, la voiture qui me suit ne s’arrête pas et me rentre dedans. Je ressens une grosse douleur et me souviens d’avoir craint que le foie soit touché, que ce soit grave, mais je n’avais « que » 2 côtes cassées.
– Dernièrement, à un stop, une voiture me coupe la route. Sûrement grâce à ma longue expérience et aux exercices maintes fois répétés à la CASIM, tel un toréador, à l’instinct, je l’esquive mais de peu. J’admets avoir été très fâché ,alors je n’ai pu m’empêcher de faire demi-tour pour rattraper ce conducteur qui n’a pas regardé une dernière fois sur sa gauche. Sermonné vertement, l’automobiliste, après avoir difficilement admis que je ne roulais pas vite pour justifier son manque d’attention, a fini par s’excuser.

Pour ce qui est des voyages, je me suis beaucoup « promené », un peu partout en France et un peu en Espagne et en Italie aussi, beaucoup en montagne.

En moyenne, environ 15 000 km/an uniquement en loisirs. Pas de trajet domicile/boulot.

Ça peut paraître surprenant, mais il y a une chose que je voudrais faire un jour, c’est la route 66 avec Harley et blouson à franges, pour vivre le mythe.

Pourquoi es-tu venu à la CASIM 33 ?

Avec l’asso du PRM33 de Franck Lalanne il y a quelques années, j’étais déjà intéressé par les notions de sécurité, de perfectionnement et de transmission. C’est d’ailleurs lui qui m’avait indiqué la création de la CASIM 33.

Dans ma vie de motard, j’ai vu et je vois trop souvent des risques pris par méconnaissance.

J’ai toujours pensé qu’il était nécessaire de sans cesse entretenir et améliorer sa conduite.

En venant à la CASIM, je cherchais dans un premier temps ce perfectionnement pour moi, mais en sachant déjà que j’aimerais participer ensuite à cette transmission, redonner ce qu’on m’aura apporté.

Que t’a-t-elle apporté ?

Elle m’a permis de corriger mes mauvaises habitudes, ou mauvaises positions.

Pourquoi te réinscrire ?

Pour l’ambiance !

Pourquoi t’investir dans cette asso ?

Dans d’autres domaines aussi, j’ai l’esprit associatif, c’est-à-dire que je pense que les assos sont utiles, voire nécessaires. Il faut des gens pour faire fonctionner une association et la rendre pérenne, il appartient à chacun de les soutenir, pourquoi pas moi alors ?

Si par ma modeste contribution j’aide, j’en suis content.

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Portrait de Sandrine ERGATIAN,

Secrétaire CASIM France (Sac de sable de Cédric, Hayabusa)

Ton parcours motard ?

J’ai toujours été passionnée de moto, mais après un bel accident de vélo, j’ai toujours eu une grosse appréhension de remonter sur un deux roues quel qu’il soit.

Il a fallu que je rencontre Cédric pour accepter de monter sur une moto.

Grâce à sa mise en confiance, ses conseils, j’ai tout doucement réussi à me détendre. Il y a deux ans, je ne montais pas, aujourd’hui, je roule avec lui en passagère sur piste.

Et qui sait… Un jour le permis? Mais chaque chose en son temps. Pour le moment je profite et je prépare le road book pour un périple en Irlande (Voyage de noces décalé pour raisons professionnelles).

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Je suis venue rejoindre Cédric à la CASIM, cela me permets de travailler avec lui et de me sentir de plus en plus à l’aise. Même si je ne suis que Sac- De-Sable, c’est important d’être en osmose avec le pilote, travailler le regard, la posture…

Que t’a-t-elle apportée ?

Je progresse! Je suis totalement relax!

Pourquoi t’investir dans cette asso ?

Je me suis investie à la CASIM35 et à la CASIM France en tant que Secrétaire car je pense avoir des compétences administratives et une rigueur dans mes suivis.

Je me suis aussi investie au niveau de la commission prévention et sécurité de la 35. En effet, j’ai été monitrice nationale de premiers secours, par conséquent j’ai une connaissance de la pédagogie adulte (andrologie). J’ai donc pris une fonction que l’on pourrait appeler « référence pédagogique » qui me permet d’accompagner les moniteurs dans la prépa. de leurs cours, de les aider à orienter leurs axes de travail. Je les debrief’ après chaque cours: éviter les « parasites » qui sont hors cours et qui perdent le fil… Voilà, en quelques lignes!

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Portrait de Cédric ERGATIAN, Président CASIM France,

qui roule en Hayabusa.

Ton parcours motard ?

Jeune permis (environ 12 ans), j’ai toujours aimé la moto. Passion et sensation transmises par un de mes frères lorsque j’étais encore ado !

J’ai volontairement attendu d’avoir presque 30 ans pour passer mon permis car la sagesse n’était pas à l’ordre du jour avant et déjà je me mettais en sécurité inconsciemment. J’ai commencé par une Suzuki 400DRZ en supermotard puis une Honda Hornet 600 puis une Kawasaki ZX636 (en version barbu, que de bonheur…) et enfin je suis revenu à mon premier amour, chez Suzuki, avec une 1000 GSXR K3-K4 puis en 2008 j’ai testé l’Hayabusa et depuis …. c’est une longue histoire d’amour entre elle et moi !

Je roule par tout les temps et toute l’année (environ 8 à 10 000 kms/an) et je partage au maximum cette confrérie qu’est le milieu motard.

Une seule chute à ce jour due à un accident provoqué par un tiers et qui m’a valu un arrêt de plus de 9 mois avant de pouvoir reprendre la moto !

Projet à venir, l’Irlande en moto peut-être en 2017 !

Pourquoi es tu venu à la CASIM?

J’ai découvert la CASIM grâce à un ami qui lui-même connaissait un CASIMir de la CASIM35.

Il m’a exposé ce qu’était la CASIM et naturellement j’y ai très vite adhéré car les valeurs véhiculées par cette association correspondent en tout point à l’idée que je me fais du milieu motard.

Chaîne (transmission du savoir-faire et savoir-être)

-d’Amitié (développer la confrérie motarde)

-pour la Sécurité (rouler propre en sécurité, sans mettre soi-même ou les autres en danger)

-et l’Information (notions de communications et de formations)

-des Motards.

Que t’a-t-elle apportée?

De belles connaissances qui sont devenues par la suite pour certaines de vrai ami(e)s.

Une progression évidente et mesurable dans le temps, due aux C.P.M. dispensés bénévolement par les moniteurs.

L’envie de m’investir pour transmettre, donner, conseiller, les adhérents à différents point de vue (administratif, théorique, pratique, etc ).

Si tu es encadrant et Cie: Pourquoi t’investir dans cette asso?

D’abord consommateur de l’association, très vite j’ai voulu m’y investir.

Secrétaire et Vice-Président de la CASIM35 pendant 3 ans et ayant participé à divers commissions (comme responsable ou acteur) telles que la communication, détente & loisir, prévention & sécurité, je suis rentré à la CASIM-France en 2014 en tant que Secrétaire et me voilà maintenant Président en 2016 contre toute attente !

Lourdes responsabilités qui m’incombe pour fédérer l’ensemble des CASIM départementales et nous représenter auprès des diverses instances.

Je compte sur l’engagement indéfectible des membres du Conseil d’Administration de la CASIM-France pour m’aider à mener à bien les missions et objectifs que nous nous sommes fixés.

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Portrait de Michèle T 

qui roule en 750 NCX Honda Blanche

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Quel est ton parcours motard ?

Je côtoyais des amis qui m’ont initié au side-car cross. Je n’y faisais que les entraînements, c’est donc en faisant « le singe » que j’ai attrapé le virus de la moto !

En 1992; je passe mon permis moto puis roule en 800 DR  pendant 3 ou 4 ans.

Pour des raisons familiales, la moto en sommeil pendant 20 ans.

Le temps passant, avec la maturité, on prend davantage conscience des dangers, on devient plus… prudente. Alors je m’y remets, mais sur un scooter 400 qui me semblait être un bon entre-deux, qui me permettrait de me déplacer en ville et pour les quelques trajets vers les plages.

Finalement en ville, c’est un deux-roues presque un peu trop large pour être pratique. Mais c’est quand j’ai tenté un semblant de route en montagne que j’ai su qu’il était urgent de changer. C’est ainsi que j’ai opté pour mon NCX actuel et je le trouve super, bien plus polyvalent !

Pour ce qui est de mauvaise expérience, j’ai chuté dans un rond-point, certes peut-être à seulement 10 km/h, mais les graviers dans la courbe m’ont quand même valut un genoux en vrac.

Aujourd’hui, mes difficultés sont surtout sur la mania lente à cause du poids de la machine qui ne me met pas en confiance, je dois aussi apprendre à mieux gérer mon allure.

Mon rêve, que dis-je, mon objectif est d’être capable de partir en moto pour au moins une semaine… en tant que pilote et non comme passagère !

Pourquoi es-tu venue à la CASIM 33 ?

Les CASIMirs sont de très bons porte-paroles de tout ce que l’on peut acquérir pour la conduite d’une moto. Donc un CASIMir m’a vanté les avantages de ce perfectionnement.
J’ai connu la CASIM grâce à ce CASIMir, je suis pistonnée !

J’attends de ce perfectionnement d’acquérir plus d’assurance, me sentir capable de rouler seule, en autonomie complète.

Que t’a t’elle apportée ?

Déjà avec les cours du premier trimestre et le dévouement de tous les formateurs et aide-formateurs, j’ai acquis un peu plus d’assurance, de maîtrise, de compréhension de ma machine et de son environnement. 
De plus, des « trucs » super sympa nous sont proposés pour avancer, comme le WE trial ou le circuit.  Peut être tenterai-je le WE montagne !

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Portrait de Christophe Le Duc alias Papyprudent,

CAMABC 2018 :

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Ton parcours motard

Jeune, j’ai toujours été attiré par l’idée de rouler en deux-roues, mais mon entourage s’est toujours montré réticent!
Plus tard avec la vie active, la naissance des enfants, l’idée était toujours présente, mais je n’ai trouvé ni le temps, ni les moyens.
Arrivé à la cinquantaine, l’envie étant toujours là, j’ai sauté le pas! Je me suis, dans un premier temps, inscrit à une formation de 7h pour la conduite d’une 125 cc . Je voulais être sûr avant l’achat de ma première moto, que cet engin répondrait à mes attentes et que je serais capable de maîtriser l’objet de mes rêves…

En septembre 2013, j’ai donc acquis une Honda Varadéro 125 cc avec laquelle j’ai parcouru 8000 km.

Pourquoi la CASIM ?

Les premiers kilomètres avec ma Varadero ont été fort agréables et je commençais à prendre un peu d’assurance!
Un dimanche après-midi ensoleillé, lors d’une balade en solitaire, j’étais suivi de près par un automobiliste, quand j’ai abordé un peu vite un virage un peu serré! Là, je me suis fait très peur: tout droit, sortie de route, je ne suis pas tombé, mais heureusement que personne n’arrivait en face… J’ai pris conscience que 7 h de formation ne suffisaient en aucun cas!
J’en ai parlé à mon jeune frère, motard, qui avait entendu parler de la CASIM en Bretagne. J’ai donc allumé mon ordinateur, visité le site, et ni une ni deux, j’ai postulé à la CASIM 33.

Que t’a-t-elle apportée?

Après une première saison assidue avec la CASIM 33, j’ai beaucoup appris et je commence à me libérer des aspects négatifs de la notion d’équilibre sur un 2 roues, pour me consacrer au plaisir de rouler. Je suis plus serein et cela me permet une meilleure attention aux divers dangers qui nous entourent.

De plus, étant persuadé aujourd’hui que ce mode de transport me convient, j’en ai profité pour passer avec succès (et du premier coup!) mon code et le permis A. Je roule maintenant avec une moto beaucoup plus impressionnante que la 125 Varadéro! C’est une Triumph Trophy 900cc et déjà 5000 km parcourus en quatre mois…

Et enfin je prends plaisir à partager d’excellents moments avec les CASIMirs…

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Portrait de Sébastien Le Strat

Trois questions à Le Breton – Seb qui roule en YAMAHA 660 MT-03 :

 Ton parcours motard?

Je rêvais de faire de la moto depuis des années quand à 23 ans j’ai passé mon permis A2 (obtenu en Août 2013).
Mon expérience est faible : environ 6000 km/an et surtout en ville.
Mes premiers tours de roues étaient sur un YAM’ 125 TTR (enduro) vers 14 ans. 
Depuis j’ai essayé quelques motos : la 600 XJ-n de la moto-école  (à mon goût trop fade), la Ninja 300 (très marrante mais inconfortable), le CB 500 F (2013) (prise en main ultra rapide, le top sauf que trop cher), La BMW G 650 gs (chouette mono mais grande roue très déconcertante).
Et ma première moto était un YAM’ 660 MT-03. A mon avis une très bonne moto pour débuter, même à utiliser au quotidien pour la ville.
Pas de grosses frayeurs avec le MT-03, ni d’accident ou encore de chute. Par contre en enduro avec le 125 TTR, il y en a eu quelques unes, mais jamais de bobos !
Je n’ai pas encore eu la chance de pouvoir voyager à moto, la destination qui m’attire dans un premier temps serait de faire le tour de Corse.

Pourquoi la CASIM ?

J’ai connu la Casim par internet, en cherchant des cours de perfectionnement autour de Bordeaux lorsque je suis tombé sur le site de la 33.
Le concept m’a tout de suite plu, des exercices pour être de plus en plus à l’aise au quotidien tout en le faisant avec un maximum de sécurité.
Conscient de mes lacunes, j’attends de la Casim qu’elle m’apporte tout ce dont j’ai besoin pour être à l’aise sur n’importe quels types de motos.

 Que t’a-t-elle apporté ?

La Casim m’a apporté une certaine facilité au quotidien ; par exemple les remontées de files ne sont plus un handicap pour moi, grâce aux différents cours de mania qui m’ont permis d’être plus à l’aise au guidon et surtout moins tendu !
De même lorsque je prends les nationales que je ne connais pas forcément, je sais où me placer pour découvrir le virage et ainsi pouvoir en profiter en sécurité.

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Portrait de Corinne MIRAILLES,

trésorière de la CASIM33

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Ton parcours motard?

J’étais passagère en Harley quand mon ami m’a convaincue de passer ce permis. J’ai mis du temps, je voulais me sentir en sécurité et surtout avoir les pieds au sol. Mais il y avait beaucoup de moqueries dans les moto-écoles qui me conseillaient de conduire une 125 cm3 et non un « gros cube ». J’ai donc trouvé un moniteur très patient qui a même mis des amortisseurs courts sur sa moto d’école !! J’ai obtenu le sésame en 2005.

J’ai acheté ma première moto un 600 shadow que j’ai gardé environ 1 an, mais je la trouvais trop lourde. Puis j’ai opté pour un 750 FZX. Il a fallut de nombreuses modifications, afin d’avoir les pointes des 2 pieds au sol !!! J’aimais beaucoup cette moto, beaucoup de punch , de la reprise pour doubler mais encore un peu trop haute.

Je faisais aussi partie d’un moto club, mais en tant que novice, je ne me sentais pas soutenue; on me reprochait de ralentir tout le groupe. Donc je me suis en peu bloquée et je ne roulais qu’avec des amis qui étaient beaucoup plus patients. Avec eux j’ai découvert le plaisir de rouler en groupe.

2 petites chutes ! un contre braquage loupé et donc, plouf : par terre ; et la seconde à un stop, démarrage en angle droit, et re-plouf : par terre ! Sans gravité, mais quand même…!

Jusqu’à présent, j’ai dû parcourir 10000 kilomètres environ. Mon plus long voyage était jusqu’à Port Leucate et Beobi. J’aimerais faire un voyage en petites montagnes, et le top serait la Corse…

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

L’un de mes amis « patients », F., m’a fait rencontrer le fondateur de la 33, et j’ai tout de suite vu dans la CASIM une valeur, un soutien moral que je recherchais. J’avais besoin de la CASIM pour me sentir à l’aise sur la moto. J’ai assisté à la présentation et je me suis sentie rassurée avec les personnes présentes.

J’ai rapidement décidé de « rendre » à la CASIM le bien qu’elle m’apporte: à la trésorerie, là je suis plus à l’aise que sur la moto!!!

Que t’a-t-elle apporté ? 

J’ai maintenant vendu le FZX pour acheter un Kawa 500 EN .

J’espère cette année participer plus activement à tous les CPM. C’est grâce à la CASIM que je n’ai pas envie d’arrêter la moto. Lorsque j’ai vendu le FZX, je me suis posé la question mais je me suis dit qu’avec les CPM, un peu de volonté et le soutien de cette équipe, je continuerais à piloter une moto et y prendrais beaucoup de plaisir.

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Portrait de Nicolas,CAMABC,

qui roule en Buell 1125 CR

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Ton parcours motard ?

Je rêve de faire de la moto depuis que je suis gamin.
Mais j’ai passé mon permis seulement quand j’en ai eu les moyens, à 23 ans.

Ma première monture est une SV 650 de 2001, payée avec toutes mes économies de l’époque. J’adore cette moto, je l’ai toujours et malgré ses 85.000 km, Suzette est en super forme et me fait toujours le même effet qu’au premier jour.

Conscient de mes limites, j’ai choisi de participer à un stage AFDM un peu plus d’un an après mon permis. Celui-ci a été un véritable déclic et m’a donné envie d’en savoir plus sur les techniques de conduite d’une moto. C’est ainsi que je me suis tourné vers le trial en 2005, tout en continuant à rouler sur route.
Les week-ends passés au guidon d’une Scorpa SY 250 continuent à m’être très profitables sur route, même si mon niveau en trial n’est pas vraiment reluisant. J’en viens à penser que tout le monde devrait commencer la pratique de la moto par le trial, avant de passer sur une moto de route.

D’abord comprendre et ensuite apprendre. En toute logique j’ai essayé la piste, avec ma SV 650. Puis, fin 2009, je me suis offert la bécane de mes rêves : une Buell 1125 CR. La Bestiole, entre deux de ses caprices, m’a déjà transporté dans les Pyrénées, en Allemagne, en Dordogne à maintes reprises, mais aussi sur piste…

Toujours dans l’optique de découvrir et d’apprendre, je pratique très occasionnellement l’enduro. J’aime bien goûter un peu à tout. Prochaine étape : le supermotard, pourquoi pas?

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’en ai entendu parler début 2012 sur un forum de motards girondins, dont beaucoup de membres sont devenus mes amis.
Fabien L., qui allait devenir notre futur président fondateur, fraîchement débarqué en Gironde, souhaitait y créer une CASIM. La présentation de son projet m’a beaucoup intéressé, surtout l’idée que des motards se forment puis à leur tour transmettent leurs connaissances à d’autres motards. Et ainsi de suite. C’est comme cela que je me suis retrouvé à faire partie de l’équipe des membres fondateurs.
Je pense qu’il faut toujours chercher à s’améliorer. C’est ce que j’attendais et continue à attendre de la CASIM. Tout en se faisant plaisir et sans se prendre la tête.

Que t’a-t-elle apporté ?

De nouvelles amitiés, qui partagent le même plaisir de la pratique de la moto et l’envie constante d’en maîtriser la conduite en sécurité sous ses différents aspects.
Des progrès aussi, dans ma propre conduite.
Et l’envie furieuse de me documenter afin de comprendre tous les phénomènes physiques et humains pouvant influencer la conduite d’une moto. J’avais en effet remarqué que les formateurs moto que j’ai rencontré donnent des instructions en fonction de leur parcours motard, instructions qui vont parfois jusqu’à contredire celles de leurs collègues. Pourquoi? Sont-ce des préjugés issus de leur formation qu’ils transmettent malgré eux à leurs élèves? Ou bien une incompréhension des phénomènes physiques ou humains intervenant dans la conduite d’une moto? Pour en avoir le cœur net, rien ne vaut un retour aux sources.
Je pense avoir commencé à me forger ma propre opinion, sur la façon dont fonctionne une moto, l’esprit et le corps humain, et comment relier le tout ensemble.

Une dernière question à notre Responsable Formation:

Pourquoi être devenu « encadrant/formateur »?

Pourquoi encadrant? Parce que la CASIM est animée par des bénévoles. Et plus nombreux nous serons, plus facile et simple ce sera pour chacun et tous.
Pourquoi formateur? Pour transmettre, bien évidemment, et aussi développer ma pédagogie. Et je dois avouer que la satisfaction de voir un stagiaire réussir à exécuter une manœuvre est aussi intense que de la réussir soi-même.

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Portrait de « stephane68331 », VISA 2,

qui roule en   CBF 600 S de 2009

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Ton parcours moto ?

Depuis mon adolescence, j’ai imaginé rouler en moto.
Une mobylette hors d’âge à mon adolescence m’a permis de découvrir le deux roues à moteur…. Vous imaginez la vieille Motobécane, avec un pot troué, pas de lumière, un équipement du pilote très succinct et la circulation en ville… je ne sais pas comment je ne me suis pas fait mal…

J’ai finalement passé le permis bien plus tard, en 1992, pour conserver le bénéfice du code. Je n’ai pas franchi le pas car je faisais de la plongée à l’époque, l’équipement est peu pratique sur un deux roues(!) et les finances restent une limite!

J’ai acheté un 500 GPz en 1998, que j’ai peu utilisé pour des problèmes de stationnement et par manque de pratique… J’ai fais des allers-retours Bordeaux/Dax par la RN 10, avec 3 virages en 160 km: un à l’entrée de la rocade, un pour attraper la route de Bayonne et un à Castets pour sortir de la RN 10…. Je l’ai revendue au bout d’un an et 2500 km.

L’envie de moto est restée en sommeil jusqu’à l’année dernière et j’espère avoir vraiment sauté le pas. J’ai repris 12h de cours avant de remonter sur un deux-roues et j’ai craqué…

Je suis donc un débutant!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’ai découvert la CASIM en fouinant sur Internet et en cherchant comment continuer à progresser techniquement.

J’en attends une plus grande aisance donc plus de plaisir et de sécurité.

Que t’a-t-elle apporté ?

J’ai découvert un groupe accueillant et convivial, sans esprit de compétition. Exactement ce que je cherchais.

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Portrait de Martine, CAMABC,

qui roule en BMW 1200 GS :

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Ton parcours motard ?

Premier deux-roues, une « bleue » MBK … super mobylette avec laquelle j’ai parcouru les routes des Landes, du Gers, et du Pays Basque à la vitesse folle de 45 km /h.

Permis 125 en 1985, j’achète une Honda 125CM. Je n’ai jamais réussi à m’en séparer: 30 ans après, elle roule toujours même si cette grand-mère est plus souvent en panne qu’en état de marche.

En 2012, coup de folie, je passe mon permis gros cube et choisis une R1200R avec laquelle je fais mes classes (32000 km) et comme souvent femme varie, depuis quelques semaines je roule en 1200GS.

Dans mon parcours, finalement peu de mésaventures et jamais très graves. La dernière en date étant une belle glissade sur une plaque de gasoil (de nuit et sous la pluie) avec la R1200R. Mon flat m’a bien protégé, aucun dégât en dehors de mon égo et de mes fesses (car je suis tombée dessus en me relevant tellement c’était glissant).

Des frayeurs, bien sûr, comme tout le monde, mais je suis plutôt adepte d’une conduite «parano» dans mes déplacements quotidiens et j’évite toute prise de risque. Ces bonnes résolutions s’estompent un peu dès que je suis en montagne, car j’adore entendre le moteur ronfler un peu plus dans les virages.

Pour l’instant, pas de grands voyages prévus, mais j’y travaille … Dès que j’aurai le temps et surtout le niveau, je compte bien aller faire un peu de hors piste dans des pays lointains.

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Dès que j’ai été « lâchée » sur la route après le permis gros cube, je me suis rendue compte que je savais déplacer la moto, mais en aucun cas la «piloter». Mon objectif a tout de suite été de trouver un moyen d’acquérir un maximum d’expérience et d’aisance en un minimum de temps pour traverser au plus vite cette phase critique du motard débutant.
J’ai donc lu différents ouvrages, discuté avec des motards aguerris, fureté sur le net pour essayer de trouver des infos, jusqu’à ce que je tombe sur le site de Fabien … OVNI sur le net, ce site était clair, détaillé, précis. Le gars qui le rédigeait ne pouvait être qu’un bon, et comme par chance, il créait une CASIM en Gironde, ça devenait une évidence de faire le déplacement.

Que t’a-t-elle apporté ?

Ce que je venais chercher, l’aisance technique qui me permet aujourd’hui de «piloter» sereinement, même si j’ai encore beaucoup de progrès à faire.
En prime, des trouilles et des challenges mémorables, de gros fous rires et des liens d’amitié à la hauteur des obstacles surmontés.

Et une question bonus pour la première Formatrice à la CASIM33:

Pourquoi être devenu « encadrant/formateur »?

Du C pour chaîne au T de transmission, il n’y a qu’un pas (même si perso je préfère les cardans) et si en plus le A vient s’en mêler, alors vous devenez formateur(trice) à la Chaîne d’Amitié pour l’information et la sécurité des motards sans trop vous poser de question.

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Portrait de Michaël J, qui roule en VSrtom1000,

Major VISA 1 2015,Major VISA 2 2016 et Major CAMABC 2018!

Ton parcours motard?

L’envie de faire de la moto ? Depuis toujours mais il m’a fallu d’abord vieillir un peu et arrêter de prendre la route pour un circuit (ça a été long).

Ensuite, vers 30 ans, habitant sur Paris et en ayant marre des bouchons, je me suis acheté une 125 (Honda CBR125R), sans formation comme autorisé à l’époque… « ça se conduit comme un vélo » m’a dit le concessionnaire. Sauf que dans la circulation de Versailles en sortant de la concession, j’ai vraiment eu l’impression de ne jamais avoir fait de vélo! Deux bonnes semaines de tours de parking plus tard je m’élançais enfin sur mon premier trajet vers le travail. DINGUE!!! A86, périphérique, tunnel de la Défense, N20, entre les files, sans même avoir pleinement conscience que la manette de droite c’est le frein avant… J’ai bien fait 2 ans comme ça à observer et copier les comportements les plus stupides et dangereux qui soient avec une espérance de vie d’à peu près 3 mois.

Prenant peu à peu conscience que ceux qui finissaient par terre étaient bien souvent beaucoup plus expérimentés que moi et simplement moins chanceux, je me suis décidé à passer le permis. Une formalité : «A raison d’une heure tous les 15 jours, ça devrait largement suffire» me disais-je… D’abord la théorie, le code: c’est facile, on l’a depuis plus de 15ans (merci la conduite accompagnée) et franchement c’est une formalité. Après la première séance « spécifique éclairage » et 20 fautes sur 40 questions, j’ai repris le bouquin… Puis la pratique, le plateau: franchement, quand on est persuadé que l’on maîtrise totalement la conduite deux roues et que l’on arrive pas une seule fois des premières séances à passer la 2ème porte du lent (oui, on démarre face à la première porte alors celle-là, j’arrivais à la passer) on prend une claque qui s’appelle Humilité! (Humidité aussi parce qu’on transpire beaucoup voire, on se fait pipi dessus tellement c’est chaud quand ça veut pas passer qu’on confond au moment où il ne faut pas l’embrayage, l’accélérateur, le frein avant, le frein arrière, et il et où le point de patinage sur cette machine de m…). Alors au rythme de mes leçons, inutile de vous dire que je n’étais pas près de passer la deuxième porte… J’ai fini par laisser tomber le permis… et la moto aussi parce qu’une fois que l’on a compris à quel point on a provoqué la chance pendant 2 ans, on arrête de jouer et de faire n’importe quoi.

Plus tard, bien plus tard… mutation vers un lieu moins « agressif » au niveau routier: les Landes. Reprise de la moto (ma 125 descendue en auto-train mais là c’est trop long à raconter), reprise du permis (laborieux encore mais ça finit par payer quand on fait des heures régulièrement!). Obtention du papier rose à 36 ans il y a juste quelques mois (ah ben non, ils m’ont refilé une petite carte ridicule).

Achat de la première moto puissante, racée, le truc d’homme qui fait peur quand on la voit: une Suzuki Gladius. Oui, OK, c’est une moto de gonzesse mais j’assume, vu comment il faut que je progresse, la rocket III attendra un peu. Surtout qu’avec mes 60 kilos (équipement compris) et mon 1m60 (casque compris aussi) ça me rappelle trop certaines vignettes de Joe bar team…

Depuis j’ai roulé plus de 2000 kilomètres sans aucune frayeur quand je m’en faisais au moins une par semaine en 125!
J’ai roulé de jour, de nuit, sous la pluie, la grêle (c’est rigolo ce ploc ploc sur le casque mais pourquoi ça glisse?).  J’ai évité des piétons qui traversaient en courant sans regarder, j’ai des voitures qui m’ont évité, je suis aussi passé entre 2 sangliers qui ont traversé sans prévenir juste sous mon nez pour l’un et derrière mon pot pour l’autre…

J’ai essayé de faire du wheeling et heureusement, je n’y suis jamais arrivé…

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Ben, il suffit de lire ce qu’il y a au-dessus pour comprendre que j’ai besoin d’aide…

Comment je l’ai connue? Ben il a suffi qu’un collègue de travail CASIMIR observe mon niveau…

Que t’a-t-elle apporté ?

Au départ, je voulais avoir des conseils d’anciens avisés (tout en me méfiant de ces soit-disant pro du guidon qui ne sont « que » des bénévoles).
Dès le départ, ça a été l’électrochoc. OK, ils sont Bénévoles mais que cela soit en pédagogie « théorique » ou en pratique pure, ils et elles touchent leur billes!
Je suis venu chercher un peu de conseil et d’expérience, j’y trouve une formation complète dispensée par mes nouveaux copains!
J’ai déjà beaucoup progressé et je n’ai qu’une seule envie, atteindre le quart voire la moitié du niveau des formateurs…

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Les Femmes conduisant une moto représenteraient 25% des motards.
A la CASIM33 elle sont présentes aussi puisqu’elles représentent près de 34% des Adhérents dont 2 sont Monitrices et Aide-Monitrices. Lors des Reconnaissances même par 2°C seulement, des Balades très matinales, des Ateliers quelques fois sous des pluies diluviennes, on retrouve cette même proportion. La CASIMIRette n’a pas froid aux yeux, tout comme le CASIMir ! Voici le portrait de l’une d’elle :

Stéphanie

qui roule en ER6F :

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Ton parcours motard?

J’ai roulé pendant 4 ans en 125, au début sur une Varadero (beaucoup utilisée par mon ami) puis très vite, j’en ai acheté une bien à moi, un Dealim Roadsport.

J’ai passé mon permis récemment; après un peu de galère pour le plateau, j’ai eu mon précieux sésame en mai 2014.

Je roule maintenant avec une er6f (Kawasaki). J’ai roulé environ 15000 km avec ma 125 et 5000 km avec mon er6f depuis fin mai, autant en ville que sur autoroute.

Je n’ai pas encore eu d’accident (je touche de la peau de singe ), oui je me suis fait quelques frayeurs dues à des pertes d’adhérence (roue avant ou arrière) lors d’un freinage en urgence ou sur une peinture ou plaque de gazole.

Pour les difficultés rencontrées: de temps en temps pour déplacer ma moto à l’arrêt surtout. J’ai encore du mal à porter mon ami en passager dans une circulation dense où je dois me frayer un chemin. Sinon, toute seule, j’anticipe beaucoup et je vais à mon rythme.

J’ai fait mon 1er grand voyage (pour moi c’est déjà beaucoup ) il y a quelques semaines. Je suis allée voir ma sœur dans l’Allier, 400 km aller et autant au retour, sur un week end.

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Je suis venue à la CASIM pour justement mieux maîtriser ma moto et savoir comment réagir face aux différentes situations et déjà apprendre à les reconnaître pour les anticiper. Également pour partager le plaisir de la moto à travers des balades. Pour sa philosophie aussi: la Sécurité reste indispensable pour que la moto reste un plaisir. Je voulais une association qui ne soit pas orientée vers la vitesse ou autre compétition. La réunion de présentation m’a convaincue et je me suis dit que j’étais au bon endroit. Ce qui a été le plus important pour moi, c’est le respect de chacun avec son niveau, son expérience, ce qu’il est.

J’ai connu la CASIM grâce à la personne à qui j’ai acheté ma moto d’occasion. Il connaissait l’antenne qui se trouve en région parisienne.

Je souhaite rencontrer des personnes qui partagent la même passion avec la même philosophie. Me perfectionner aussi et être plus à l’aise avec ma propre moto. En plus, j’attends de passer des bons moments soit en perfectionnement soit en balade ou tout simplement autour d’un verre.

Que t’a-t-elle apporté ?

Un peu plus de confiance en moi et en ma maîtrise de ma machine, voir son fonctionnement, son point d’équilibre. Plus de sérénité aussi dans ma  conduite même si j’ai encore à travailler. Je me sens plus à l’aise sur ma moto autant à l’arrêt qu’en conduite et c’est grâce à une bonne position et un meilleur maniement des commandes. Une perspective de continuer à apprendre avec une même idée de la pratique de la moto. Et point non négligeable, je suis encore plus sensible à la sécurité même si je l’était déjà pas mal en arrivant!

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Portrait de Stéphane

qui roule en F800R:

Ton parcours motard?

Pas de mob, de scooter ni de moto de petite cylindrée dans ma jeunesse car mes parents n’étaient pas pour. Du coup j’ai eu droit à la conduite accompagnée à la place!
Par la suite, je me suis fait des amis motards. Les entendre parler moto m’a donné envie de  m’y mettre, mais j’ai mis plusieurs années à passer le cap. En effet, la moto me faisait peur, par mon ignorance de la bête mais aussi par les accidents voire les séquelles vécues par mes amis. Leurs discours plus positifs que négatifs ont eu raison de moi.
J’ai donc pris mon courage à deux mains pour aller m’inscrire ce fut en fait le plus dur car depuis ce n’est que du bonheur.
J’ai obtenu mon permis en juin 2013 et j’ai depuis parcouru plus de 17 000km, sur une Honda 600 Hornet, une Susuki 750 GSX Anazuma et à présent sur une BMW F800R.

J’ai fait beaucoup de balades en Gironde et en Charente avec mes amis motards dans le même style que les balades de la CASIM: sur une journée. Et un week-end dans le pays basque avec la montée du col d’Ibardin côté français et la descente côté espagnol.

Ma seule grosse frayeur fut une semaine après l’obtention de mon permis. Une voiture venant en sens inverse en doublant une autre voiture. C’est le moment ou je me suis posé la question: tu restes sur la route ou tu vises le fossé? Finalement j’ai juste freiné en me mettant le plus possible au bord de la route et l’automobiliste a fait une belle queue de poisson à celui qu’il était en train de doubler.

Concernant les chutes, il y en a eu deux, sans aucune conséquence ni pour moi ni pour la moto. Une quasiment à l’arrêt devant un stop. À mon avis pas assez de gaz, guidon tourné + calage = par terre. La seconde était avec vous lors de la sortie circuit virages: une sortie de route dans un virage!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

En cherchant des informations pendant que je passais mon permis,  je suis naturellement tombé sur le site de FlatFab et donc de fil en aiguille sur celui de la CASIM33 et me voila inscrit.

Ce que je recherche c’est la pratique de la moto dans des situations que l’on ne rencontre pas souvent au quotidien pour m’améliorer en maîtrisant mieux ma moto et avoir le comportement adéquat en fonction de la situation tout cela dans une ambiance sympathique.

Que t’a-t-elle apporté ?

Une meilleure maîtrise à allure lente. Merci les courts de mania. Ce que j’ai compris c’est que sur une moto, que l’allure soit lente ou plus soutenue, il faut toujours avoir du gaz 😉

Merci à vous tous et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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Portrait de Karine, VISA 2,

qui roule en Tiger800 :

1-112KarineF

Ton parcours motard ?

Il y a encore quelques années, jamais je n’aurai pensé être motarde un jour! Mais la patience de mon mari, motard depuis plusieurs années, pour me mettre en confiance quand j’étais derrière lui sur sa moto, a eu gain de cause. Tout d’abord, j’ai connu le plaisir de me faire balader et puis un jour de l’été 2011, ce fut le déclic, j’ai eu l’envie farouche de piloter moi-même une moto. Mais je me disais d’abord que c’était une idée utopique et pas réalisable à mon âge. Pourtant, l’idée était bien germée et gagnait en force et en intensité.

Je me suis inscrite à la moto-école début 2012 et exultait de joie en l’annonçant à mon mari le soir même!!! J’ai eu mon permis en juillet 2012.

Depuis, je roule dès que je peux. Entre l’envie de rouler et avoir le temps pour rouler, pas toujours facile de tout concilier. Je ne peux pas me déplacer en moto dans le cadre professionnel, donc ça limite un peu mais je m’en sers en loisirs le plus souvent possible: 5000 à 6000km/an environ.
Rocade, un peu d’autoroute, ville et surtout routes de campagne sont mes parcours les plus fréquents.

Pas beaucoup de grand voyage à mon palmarès…. Mais presque toutes les balades de la CASIM , quelques allers-retours en Lot-et-Garonne et aussi sur le circuit de Nogaro ou Le Vigeant (en tant que spectatrice), et le WE montagne l’an dernier.
Outre la ER6N de la moto école, j’ai commencé avec une Suzuki Gladius (bicylindre de 650 cm3, 72 ch) que j’ai gardé 18 mois.

Depuis janvier 2014, je roule avec ma Honda Hornet (4 cylindres 600 cm3, 102 ch).

Pourquoi la CASIM ?

C’est en cherchant des cours de perfectionnement que j’ai découvert Fabien qui m’a bien sûr parlé de la CASIM.
J’ai adhéré de suite à l’idée d’être une CASIMirette, depuis septembre 2013 jusqu’à présent.
Je cherchais à être plus à l’aise et plus en confiance sur ma moto.

Que t’a-t-elle apportée ?

La CASIM m’a déjà apporté beaucoup l’an dernier: position sur la route, dynamisme, virage, maniabilité sont des domaines où maintenant je me sens vraiment plus à l’aise et en confiance.

Rester à la CASIM c’est progresser encore, dans un cadre sécurisant et convivial.

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Portrait de Pascal T.

1-104PascalT

 Ton parcours motard ?

J’ai passé mon permis en 2006. Pour me faire la main, j’ai d’abord eu un R1100R pendant 6 ans puis un GS pendant 3 ans et je viens de changer pour un GSA que j’apprécie beaucoup pour sa polyvalence et le confort qu’elle m’apporte car je suis très grand et cette configuration de moto me correspond très bien.

Je parcours environ 10 000 kilomètres/an.

J’ai eu une chute avec une passagère qui m’a fait prendre conscience des risques en moto… concrètement!

J’ai déjà eu l’occasion de faire quelques belles promenades : Le Mont-Saint-Michel, le désert des Bardenas, les Dolomites et l’Islande.

 Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’ai eu l’occasion de faire le stage de perfectionnement de l’AFDM qui m’avait déjà démontré l’intérêt du perfectionnement. Alors quand j’ai entendu parler de la CASIM grâce à OVS, je n’ai pas hésité. Cette année, je m’y suis ré-inscrit car avec une nouvelle machine, cela m’aidera à mieux la prendre en main.

 Que t’a-t-elle apporté ?

Elle m’a enseigné un perfectionnement très concret, pratique et très utile donc. J’y retrouve une belle convivialité. J’apprécie aussi beaucoup la grande diversité des activités: circuit, trial, tourisme, w-e montagne… en plus des ateliers.

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Portrait de François F

 Ton parcours motard ?

Aussi loin que je me souvienne, depuis tout petit, j’ai toujours été attiré par la moto. Enfant, je collectionnais les articles d’un magazine TV qui présentait une moto chaque semaine.

Je n’ai pas eu le droit d’avoir de « mob », alors j’ai patienté… A 17 ans, j’ai enfin pu goûter au plaisir du 2 roues, sur une Yamaha 125 DTMX.

Ce n’est que trois ans plus tard que j’obtenais le sésame pour les gros cubes.

Je ne suis pas un gros rouleur (5000 km/an environ, et si possible par temps sec).

Ma première machine était une Honda 600 XLM, une occasion qui correspondait à mon budget. Je suis ensuite rapidement passé sur un 600 Transalp (bien plus agréable).
Ensuite, j’ai eu successivement : Kawasaki 1000 GTR (la GT du tour de France…), Kawasaki 1100ZZR (la patate !), Suzuki SV 650 N (plus raisonnable, mais très sympa), Kawasaki 1200 ZRX.
Puis suite à un cumul de circonstances (notamment plusieurs accidents moto de copains, dont un fut fatal), pour rassurer mes proches, j’ai  interrompu mon parcours motocycliste.

C’est après cinq ans de coupure que je me suis remis en selle. Ce retour s’est fait sur une BMW R1100R.
Je disais à mes amis qui roulaient BMW à cette époque, « je roulerai en BMW quand je serai trop vieux pour faire de la moto ». Bon, maintenant, je leur dit que seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis…

De plus, l’achat de cette moto m’a permis de faire une rencontre très enrichissante (le gendarme motard qui avait créé les stages de sécurité moto à Mont-de-Marsan).
Quelques mois plus tard, je faisais le stage à Mont-de-Marsan.

Actuellement, je roule en BMW R1150R.

Pendant toutes ces années, quelques frayeurs, mais une seule grosse chute dans les Pyrénées l’an dernier, tout seul, à vitesse lente (fatigue et manque de sommeil), je pense que certains CASIMirs s’en souviennent…

Pas de grand voyage effectué, mais c’est en préparation.

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Après le stage à Mont-de-Marsan, j’ai ressenti le besoin de continuer à m’entraîner et améliorer ma conduite.
C’est un collègue de travail qui m’a parlé de la CASIM. La première saison étant complète, j’ai dû attendre la suivante pour pouvoir l’intégrer.
Mon attente: m’améliorer et progresser. Et pourquoi pas, plus tard, devenir encadrant?

Que t’a-t-elle apporté ?

Ce que j’ai trouvé en venant à la CASIM: des bénévoles motivés, des exercices pratiques et des cours théoriques qui m’ont permis de progresser et gagner en aisance, des balades en groupe. Et tout ça dans la bonne humeur.

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Portrait de Céline F

qui roule en Fazer

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Ton parcours motard ?

Je suis « une grande blonde pliée sur son petit FAZER 600 ».
J’ai attendu longtemps avant d’assouvir le rêve de chevaucher une moto.
En 2009, enfin mon permis en poche, j’ai fait quelques sorties solo tristounettes et surtout pas en confiance seule!!!
J’ai cherché un groupe de motards et fait alors ma première concentration où j’ai été accompagnée avec toute la générosité et l’attention d’un motard qui deviendra un ami, un grand frère.
Lors de la balade, m’ont aussi pris sous leur aile la « Pat’atrack-Family » en couple (Patrick et Griselda), derrière eux je me suis calée, et là je n’ai vu que leurs pieds et leurs mains me faire des signes dans tous les sens pour m’indiquer tous les pièges de la route. Si je m’étais plantée, ça aurait été vraiment de la mauvaise volonté!
Sans le savoir, déjà je découvrais le bel esprit de groupe de toute la joyeuse bande qui allait donner une autre sens à ma vie.
Je vous passerai tous « MES » moments de larmes, de panique, de cris dans mon casque, de mes yeux sortis de leurs orbites par la trouille avec le «oooooooooooooh putain» qui va bien, de découragement, de joies, car ce serait trop long…

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ? 

Comme je l’explique plus haut, j’ai eu la chance de faire mes débuts de motarde avec une bande de motards adorables, tous aussi confirmés les uns que les autres mais un peu fous aussi ! Mais ça c’est le propre du motard!
Il m’a été offert au delà de cette belle rencontre, diverses expériences sur route et notamment en montagne.
Ils m’ont apporté également formation et encadrement dans une grande convivialité et surtout dans un cadre très sécurisant, où conseils et formations, encouragements, voire engueulades m’ont été gentiment prodigués.
Tout cela, au dépens de leur propre plaisir de roulage, mais qui selon leur dire était compensé en constatant mes progrès. J’ai même pu voir quelques larmes dans les yeux de certains qui n’en revenaient pas de me voir rouler de cette manière. Qui a dit que les motards étaient des gros durs?
Petite « padawan » j’étais et je resterai face à eux, car ils m’ont enseigné beaucoup et ont su me transmettre ce plaisir de la moto. Je leur en suis très reconnaissante et je n’oublierai jamais tous ces beaux moments.

Et puis est arrivée la CASIM33: enfin l’asso tant recherchée et si rare dans nos campagnes. Elle organise les bonnes volontés, elle est exactement dans le même état d’esprit que ces compagnons de route de mes débuts! J’en retrouve d’ailleurs un certain nombre.
Je suis membre de la CASIM 33 depuis septembre 2013 : une amie, adhérente elle-même, m’en a parlé et j’ai adhéré de suite aux idées et au  programme de formation de l’asso.
Elle vient rajouter encore beaucoup à mon parcours et ma volonté de progresser. La maniabilité reste mon gros point noir au tableau, je ne suis pas toujours très sûre de moi dans certaines circonstances et mes grandes pattes me servent encore de petites roues (petit clin d’oeil pour toi ma  GZ).
Heureusement, les petits CASIMirs sont là pour nous couper l’herbe sous les pieds si je puis dire, et nous donner les clefs d’une meilleure technique.

Que t’a-t-elle apportée ?

L’enseignement qu’ils nous donnent si généreusement est vraiment sérieux et très enrichissant.
Mesdames Messieurs les CASIMirs, un grand merci pour votre patience, votre sérieux, votre enthousiasme, votre générosité et cette belle convivialité dans le groupe.

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Portrait Véronique (mandoline)

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Ton parcours motard?

J’ai longtemps été passagère puis, après une pause, je suis rentrée dans un moto-club pour y être bénévole et à nouveau me faire porter. J’ai eu beaucoup de plaisir en tant que Seconde De Selle mais j’ai eu l’envie de devenir pilote pour découvrir d’autres sensations et aussi devenir autonome.

J’ai obtenu mon permis en 2010 ce qui a été une grande victoire car malgré les encouragements des potes motards c’était très difficile. En post-permis c’était aussi un peu un désenchantement car les obstacles étaient encore nombreux, le chemin de la félicité m’était encore caché pendant bon nombre de kilomètres. La trajectoire en virage en particulier me laissait perplexe. J’ai d’ailleurs eu une chute après un « tout droit » en virage, renforçant mon inquiétude. Mais j’ai persévéré et pu finalement faire quelques « balades » en Aveyron, en Corrèze et au Pays Basque… de quoi soigner mon inquiétude des virages !

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Quand j’ai entendu parlé de la CASIM, j’ai pensé que ça correspondait justement à mon envie d’intégrer à nouveau une association motarde, de rouler en groupe (pour le partage) et également mon besoin de me perfectionner: un tout en un, en somme!

Que t’a-t-elle apporté ?

Je n’y suis que depuis la rentrée 2014 alors pour l’instant je ne peux que entrevoir l’aspect positif de la formation recherchée.

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Portrait d’Alexandre dit ‘Al-X’, VISA 2,

qui roule en Honda 1000CBF 2006 noire

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Ton parcours motard?

Issu d’une famille de deux roues motorisées depuis deux générations, je perpétue la tradition! Je suis monté sur les motos de mon oncle dès mon plus jeune âge (à l’arrêt tout de même), et dès que j’ai pu faire des balades avec lui, je l’ai fait!
Du coup pour moi la moto était une certitude. Je n’avais qu’à être patient pour devenir un A au bon moment.
Ce qui se fit en 2008, le 10 avril exactement. Cela faisait bientôt cinq ans que j’avais mon permis voiture, et j’estimais avoir une expérience suffisante de la route en BAR pour me lancer dans le permis 2RM, d’autant plus que mon code allait arriver à péremption et il était hors de question que je le repasse! XD

Permis en poche, j’ai acquis dans la foulée le merveilleux Honda CB600F Hornet S ABS de 2008. Un choix raisonnable malgré ce que l’on peut prétendre car s’il a un moteur puissant, c’est un moto ultra sécurisante et dotée d’une super partie cycle. De quoi être certain que les erreurs de conduites viennent bien de moi et non de la machine! Et durant les 13 000 km … il y en a eu! Heureusement, j’ai toujours réussi à garder mon sang froid et réagir sobrement aux imprévus… ce qui m’a permis d’éviter pas mal de casse.

Mon premier coup de frayeur c’est mon premier tout droit en sortie de rond point (avant la sortie), sur la 936 et ses mille rond-points. Je ne sais pas où je regardais mais quand j’ai vu que le trottoir me sautait dessus, j’ai pas réussi à regarder ailleurs… donc j’ai foncé droit dessus! Léger frein avant pour redresser, debout sur la moto, j’ai fait du Off road en Hornet! Non je n’ai pas pris le temps d’être certain qu’il n’y avait pas de fossé, j’ai roulé… et c’est passé!
Mon second gros flip fut en plein Bordeaux : 17h sous la pluie, au feu d’un gros carrefour en pavés du côté de Nansouty/Capucins. Je remonte la file du feu (les voitures sont arrêtées) et m’arrête entre la file qui tourne a gauche et celle qui tourne à droite/tout droit, pour attendre que le feu passe au vert. Quand il est passé au vert, comme je suis entre deux files, je démarre sec pour les distancer, mais j’ai « oublié » que je suis sur des pavés mouillés, et sur un marquage au sol d’inter file… je perds l’arrière qui tente de passer devant, les voitures voyant que je pars en couscous ne bougent pas, heuuuureusement, et relâchant mon accélérateur je parviens à reprendre mon grip arrière pour partir… en sueur… Donc pas de casse, mise à part de sacrées suées.
Non pour la casse j’ai une technique : la chute à l’arrêt. Le Hornet est tombé au moins deux fois (je ne m’en souviens que de deux, disons.). Mais comme je dis toujours, un truc qui tient en équilibre est voué à se péter la gueule, faut s’y préparer ou rouler en side… donc tant pis!

Il m’a finalement fallu vendre le Hornet pour des raisons financières, après un grosse année à rouler tous les jours, par tous les temps.
S’en est suivie une grosse pause de deux ans sans moto, la situation ne me permettant absolument pas de financer un bolide.

Vint enfin le moment où j’ai pu m’acheter une nouvelle monture… et mon cœur a vite balancé vers le 1000CBF! Une moto géniale, qui cache bien son jeu sous une esthétique banale, faut être honnête. Mais moi elle me plaît, car elle est joueuse sans être brûle permis, et peut aussi rester très raisonnable, c’est « un chameaux », elle peut m’emmener très loin sans me vriller les vertèbres, je peux la charger ras la gueule sans qu’elle ne bronche, et je peux rouler toute l’année avec. On dira ce qu’on voudra, mais ça reste une p***** de bécane. Aujourd’hui je roule avec, si j’en change ce sera probablement pour un 1200VFR (cardaaaaaan, mais virage de sous marin, on ne peut pas tout avoir). Mais ce n’est vraiment pas pour tout de suite, j’ai encore pas mal de bornes à faire avec le CBF, approchant aujourd’hui les 15000 sur sa selle.

J’ai au total un petit compteur perso, puisque j’aligne presque 20 000km mais les km des années CASIM valent double 😛 .

Pour conclure, je dirais que mon vrai gros flip sur la route c’est la chute en circu’, parce que là, je sais qu’il y a trop de chance pour que je me fasse rouler dessus dans la foulée. Je préfère mille fois finir dans une rangée de vignes que de chuter sur l’asphalte. Mais pour l’instant je touche du bois, ça n’a jamais eu lieu!

Pour la destination, euh… on projette les Pays Bas l’an prochain… après on tourne plutôt dans les départements environnant… (avec ma compagne, qui pilote et est CASIMirette aussi)

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

 
Je suis venu vers la CASIM en même temps que j’ai acheté le CBF. Je me suis branché au forum CBFAttitude, et un posteur bordelais a annoncé la fondation de la C33. J’ai vite fait mon calcul : nouvelle moto, gros cube, deux ans de pause sans rouler après seulement 13 000km au guidon de ma première. BILAN : « un dé-grippage puis un perfectionnement ne te feraient pas de mal Alex! »
Évidemment, je me suis pré inscrit, et zou! je suis parti suer sur la piste de Labarde (la première saison s’est faite la-bas) pour tenter de perdre mais vieux mauvais réflexes, et récupérer les quelques bons que j’avais.
De la CASIM j’attends donc de me faire faire des progrès, à mon rythme (qui est ce qu’il est), car la sécurité passe par le bon geste au bon moment, c’est moins une question de savoir que de faire. Et pour apprendre a faire, les dimanches sont bien utiles!

 Que t’a-t-elle apporté?

Aujourd’hui je suis « Visa 2 », je sais que j’ai beaucoup progressé, même si je ne suis pas au poil sur le foutu cercle (LE truc qui m’a planté ma note de mania’ :'( ). Je sais donc que j’ai encore beaucoup de marge de progression, que je continue à travailler sur la route, pour au moins garder mon niveau.
Professionnellement je suis sur un tournant très investissant, je ne suis plus les cours CASIM, et cela va durer encore un ou deux ans je pense, mais cela ne m’empêchera pas de payer ma cotis’ annuelle, car je reste un CASIMir, et qu’un jour, dans pas si longtemps, je reviendrais…. mouahahahaha! Un peu frustré de ne pas participer plus, je veux soutenir l’asso, j’aime pas l’idée du « j’utilise pas/je paie pas » dans la mesure ou le projet mérite d’être soutenu. C’est pas du commerce selon moi ^^ donc ma cotis’ est plus militante, et me permet de me dire que je ne suis pas complètement « inactif » 😉 …un peu moins frustrant…
Surtout que j’ai fait parti du bureau avant et tout… bref, je suis moins impliqué, pour moi et pour l’asso, mais je veux pas être inutile… donc je soutiens!

Pourquoi étais-tu Encadrant&Co ?

Hum.. vaste question…
Disons pour commencer que la gestion et la gestion associative sont parmi mes cordes professionnelles.
De plus, le projet CASIM est un projet d’intérêt général, je veux dire par là que c’est un projet associatif tourné vers un objectif sociétal et positif. Et ce projet me concerne, me plaît, et m’intéresse.
Lorsque je suis entré à la C33, elle était toute neuve, et Fab’ (le fondateur de l’antenne 33) faisait quasiment tout tout seul, il faisait plein de trucs super, mais ça lui bouffait beaucoup de temps et d’énergie.
Personnellement lorsque je trouve un projet associatif qui me concerne, qui mérite qu’on le soutienne, et en même temps, qui a du mal à se stabiliser par faute de bras, il me semble que c’est une responsabilité de s’y impliquer. Surtout lorsque cela fait parti de mon champs de compétences. C’est du militantisme en quelque sorte. Si l’asso tourne très bien sans mon intervention, alors pas de soucis, il ne m’est pas nécessaire d’être actif si je ne suis utile. En revanche, si je sens qu’il y a besoin, alors j’y vais.
Cette année j’ai du arrêter car je sais que la qualité de ma présence ne serait pas suffisante, d’autant plus que l’an dernier en fin d’année cela a déjà été dur pour moi d’être suffisamment dispo. Donc n’étant plus en mesure de m’impliquer, j’ai laissé ma place aux nouveaux CASIMirs volontaires, qui d’ailleurs sont pas mal à avoir répondu présents! Et ça c’est cool!
Donc lorsque je serais de nouveau dispo, si ma présence peut être utile et s’avère nécessaire, alors je m’impliquerais surement, mais sinon je serais un simple adhérent qui remerciera bien bas tout ceux qui font que le projet fonctionne ^^
Au passage, merci à toi! 😉

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Portrait de Simon B

qui roule en DUKE 390

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Ton parcours motard?

J’ai obtenu mon permis en 2014 mais comme j’effectue 80 % de mes trajets en moto j’ai déjà totalisé 14 000 kilomètres.

Avant de passer le gros cube j’ai volontairement fais 9 mois en 125 KTM DUKE, ce qui m’a bien aidé pour le permis.

J’ai eu deux ou trois mésaventures dues à une mauvaise estimation des conditions.

La première c’était quand je suivais un copain sur une route détrempée, j’ai cru que je pouvais prendre autant d’angle que lui mais il avait une machine plus lourde avec des pneus plus large, c’est ainsi que j’ai appris le premier danger de rouler à plusieurs : il ne faut pas se fier aveuglément à celui qu’on suit.

La deuxième fois j’arrive trop vite à l’entrée d’un virage, bien que je freine, je fixe la barrière qui m’inquiète au lieu de regarder la sortie du virage. Heureusement j’avais bien ralenti et c’est donc doucement mais surement que j’ai été me poser sur cette barrière. Petit rappel à l’ordre : ne pas regarder où tu crains d’aller mais là où tu veux aller. Ça ne m’a pas empêché le lendemain de faire une promenade… de 300km… quand on tombe de sa monture il faut…

Mon plus grand voyage est une boucle de 2000km en une semaine dans le Sud de la France, en camping à deux motos avec tout le nécessaire à trimballer : Massif Central, Alpes, Mont Ventoux, Cevennes et les très fameuses Gorges du Tarn : que du bonheur!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’ai passé mon permis au CF2R alors le perfectionnement était pour moi la suite logique, tout à fait dans l’état d’esprit de cette moto-école qui plébiscite volontiers la CASIM. J’y suis venu aussi pour les balades et sorties, l’effet club, pour pouvoir continuer de m’améliorer dans cette belle ambiance et encore plus de balades, j’espère!

Que t’a-t-elle apportée ?

Grâce à la CASIM je vois la route d’une autre façon, plus sécuritaire grâce aux cours théoriques et pratiques plus poussés que la formation initiale. En particulier la trajectoire de sécurité en virage, le roulage en groupe etc… et tant de piège à éviter.

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Portrait de Marion, VISA 2,

qui roule en FZ6 N

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Ton parcours motard?

Année de permis : 2012, comme la fin du monde!
Mais je n’ai que 2 ans d’expérience sur ma « belle » bécane (belle quand elle est propre, donc rarement car j’ai une veine d’enfer avec la pluie). Je dois en être à 15 000 kilomètres parcourus. Je roule tous les jours, par tous les temps et toutes les températures (j’ai tout de même une préférence pour celles entre 10 et 30°C).

J’ai eu trois frayeurs, 2 avec des conducteurs en voiture pas très ouverts d’esprit et une dame, piétonne: on a voulu me mettre dans le fossé!

Le premier, à force de me coller au c.., je l’ai insulté alors il m’a doublé en freinant devant moi, j’étais aussi en tort, j’ai bien appris…

Le second a tenté de me pousser, vraiment! Je n’ai toujours pas compris pourquoi???
C’était y a environ un an pilou, il faisait beau, je sortais du boulot en plein centre-ville de Libourne. J’arrive sur un passage piéton, personne, très bien… Et là, il me semble que c’était une vieille, je ne me souviens plus très bien, qui débarque entre deux voitures stationnées et qui se jette sous mes roues. Ah! Bravo! Moi, j’empoigne mes leviers (tous XD) et voilà que ma roue arrière décide de bloquer (forcément j’étais sur les bandes blanches du passage piéton). J’étais beaucoup moins inquiète que la petite vieille qui était restée bloquée au milieu de la route. Ma moto a louvoyé environ 3 fois avant que je puisse la stabiliser et l’arrêter sans me vautrer, et c’est là qu’on se rend compte que les freinages glissades prennent beaucoup plus de place que les freinages réussis. Vive la CASIM qui m’a appris à gérer!

On ne peut pas dire que je suis une brute avec ma bécane, je suis les limitations de vitesse, je remonte rarement les files: il faut gérer sa propre conduite et celles des autres, à moto cela peut être dangereux.

Le plus long voyage que j’ai fait, c’était jusqu’à Thiviers et j’ai découvert ce jour là que les selles conforts c’était pas négligeable 😉

En projet la Hollande 🙂 va falloir équiper ma bécane comme il faut d’ici là!

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

J’ai connu la CASIM par Alex, mon compagnon, qui l’a trouvé sur un forum.
Je suis venue à la CASIM alors que je n’avais pas encore mon Fazer parce que je voulais apprendre des choses en plus.
J’ai encore bien des choses à apprendre et elle peut me permettre ça car elle a pas mal de bons formateurs et une piste bien fichue. C’est quand même pas mal. Et petit plus pour ceux qui aiment les balades, c’est possible!

Que t’a-t-elle apportée ?

Au bout de 8 mois de CASIM j’ai enfin eu mon Fazer et là j’ai encore plus appris, en particulier le freinage (sans ABS bien sur). Elle m’a appris à être plus à l’aise sur ma moto en toute circonstance, ça peut être vital.

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Portrait de Christophe (MC), VISA 2,

qui roule en BFG

02-62(Christophe MC)

Ton parcours motard ?
En 95, j’ai profité de la loi autorisant la conduite d’un 125 avec mon permis voiture. Même si à ce moment là aucune autre formalité n’était exigée, il m’a semblé logique de prendre deux heures de leçon.
J’ai roulé tous les jours durant quatre ans d’abord avec un CB 125 puis avec un custom, un bicylindre quand j’ai ressenti le besoin de passer au gros cube, pour l’énergie, la sécurité aussi.
J’ai obtenu mon permis avec grande facilité en 2001, sans doute que l’expérience de la 125 m’a aidé ?!
J’ai alors eu une 750 Guzzi Nevada puis une 650E CX Honda et finalement la BFG. Ce que j’aime le plus, ce que je recherche dans une moto c’est le couple, plus que la vitesse de pointe.
En moto (comme en voiture d’ailleurs), ce qui me plait c’est les anciennes machines. Du coup mon voyage le plus remarquable à mes yeux c’est quand je suis allé à Dijon pour la Coupes Moto Légende : un régal, une chose à faire au moins une fois dans sa vie!
Ma première frayeur c’était quand sur une route mouillée j’ai dû faire un freinage d’urgence à l’entrée d’un rond point : freinage de l’avant + la roue tournée = moto par terre!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?
Après ma première chute, mon mécano faisait parti de la CASIM44 alors c’est comme ça que j’ai découvert cette super asso’ qui m’a beaucoup apporté. Malheureusement j’ai du déménager à Bordeaux et il a fallut attendre qu’une antenne s’y ouvre. Après 8 ans d’interruption moto pour des raisons familiales, je n’y tenais plus, il fallait que je m’y remette. J’étais alors bien content de retrouver une CASIM en Gironde pour me perfectionner d’abord mais aussi pour la convivialité de l’esprit club.

Que t’a-t-elle apportée ?
Elle m’a apporté plus d’aisance. De l’amitié aussi, les bons moments partagés entre motards (le week end montagne en a été que plus riche!).

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Portrait de Flo, VISA 1,

qui roule en XJ6

41-101FlorenceT

Ton parcours motard ?
Mon premier 2RM était un 103SP orange. Devenue grande, à 16 ans, j’ai eu un scooter 80 qui m’a mené (avec mon petit frère comme passager) de Paris à Nice! Après quelques années de permis voiture, la Poste m’a offert l’opportunité d’évoluer en 2RM  avec un scooter 125 (jaune et bleu off course!). Bien qu’à l’époque il n’y avait aucune obligation de formation pour cet engin, mon employeur a tenu à nous offrir une base : mise sur béquille centrale + allumage de la machine et… « roule-ma-poule »! Pendant ces 8 ans de roulage c’est là que je me suis fréquemment fait peur, en particulier en virage. Puis arrêt de cette pratique puisque j’ai changé de travail.
A 48 ans, par défit, pour me mesurer à mes frères motards, j’ai décidé de passer le permis. En fait je voulais arrêter de fumer et j’avais besoin d’un but à atteindre, d’une motivation: les sous de la cigarette basculeraient dans ce projet… et ça a très bien marché car aujourd’hui je ne fume plus ET j’ai obtenu mon permis en mars 2013! J’ai échangé un plaisir par un autre!
J’ai attendu juillet 2014 pour trouver la machine de mes rêves : un XJ6 Diversion S repeint en rouge. Depuis j’ai parcouru 16 000km.
Les virages restent encore ma difficulté, je dois encore me répéter les phases de la trajectoire de sécurité.
Mon projet de voyage c’est la Corse et le Massif Central… ça serait chouette de pouvoir partager ça avec mes frères!

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?
Après ma première sortie en groupe avec OVS, où j’ai très bien été encadrée, je me suis rendu compte que le permis n’était qu’un début de formation, qu’il fallait davantage. Juste après, Griselda à lancé une sortie sur le même site et je me suis dit que c’était exactement pour moi.
J’y suis venue pour continuer de me perfectionner, surtout sur le point de patinage encore un peu compliqué pour moi. J’y suis venue chercher aussi la convivialité. M’obliger à être en groupe alors que je n’affectionne pas tellement la foule: je suis timide mais je me soigne!

Que t’a-t-elle apportée ?
Elle m’a apporté des rencontres bien sympathiques. Des outils et de la technique pour pratiquer la moto sur la route. Du plaisir à me lever le dimanche matin CASIM.
Je suis tellement touchée par l’aspect humain de cette aventure : des gens qui viennent donner de leur temps, de leur énergie pour d’autres gens dans ce monde si commerciale… c’est épatant!

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Portrait de BN33

qui roule en CBF600S

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Ton parcours motard?
Plus jeune je n’avais jamais eu l’idée de faire de la moto, c’est en découvrant la place de passagère d’un copain motard que j’ai attrapé le virus. En le quittant je m’étais dis que si un jour je remontais sur une moto ce serait au guidon ou rien du tout. En 1999 j’ai passé mon permis gros cube en même temps que mon ex-mari : un projet commun. Les projets familiaux ont repoussé cette pratique alors il n’y a que 4 ans que je m’y suis remise pour de vrai.
En moyenne 5000 kilomètres par an.
J’ai eu un 600 Diversion N, CB 500, CBF600S, des choix économiques et ergonomiques, ce que je pensais pouvoir conduire, du moins que je pouvais espérer que ce soit moi qui les conduisent et non l’inverse. En montagne je préférais le 600 Diversion mais dans l’ensemble j’aime mieux le CBF600S ce qui est logique puisqu’il est plus récent, caréné et dispose d’ABS et autre aides à la conduite.
J’ai faillit mourir en montagne avec le Diversion, dans une épingle, je suis arrivée un peu trop optimiste, dans l’euphorie du groupe, jusqu’au moment du « merde-merde-merde », à choisir entre piler ou coucher la moto j’ai choisi la deuxième solution. C’était assez effrayant… mais heureusement l’équipement (emprunté la veille!) m’a éviter des blessures graves.
Globalement ce qui reste pour moi compliqué sont les manœuvres à l’arrêt si bien que tous ces déplacements prétendument plus simple en moto ne le sont pas pour moi (en ville).
J’ai eu le plaisir d’aller un certains nombre de fois en Dordogne et dans les Pyrénées : mon plus grand fun. J’espère un jour pouvoir aller découvrir la Corse ou le Cap Nord.

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

Je l’ai connu grâce aux OVESiens qui en parlaient puis à un couple d’amis qui m’en ont parlé.
Ça m’a semblé un bon moyen de me perfectionner, de retrouver des bonnes bases, des balades mais aussi mes amis qui y étaient déjà adhérents.

Que t’a-t-elle apportée ?
Plus de confiance dans mes capacités, j’ai fais des exercices que je ne pensais pas pouvoir faire. Voir la sortie de groupe sous un autre angle. Rencontrer d’autres personnes avec qui on peut échanger sur nos/leur difficultés sans en rougir.

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Portait de Patrick, VISA 2,

qui roule en Yamaha 1200 Super Ténéré ou en CBF600S

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Ton parcours motard ?

J’ai passé mon permis en 1995 sur une XT 600, c’était une des motos classiques pour la formation.
J’ai démarré sur un Yamaha XTZ 660 que j’ai épuisé et revendu à plus de 80.000 km : normal, c’était mon seul véhicule en toutes saisons. Ensuite, j’ai passé un petit moment sur une Yamaha 900 Diversion (arf, le cardan, quel bonheur !) avant un arrêt prolongé (enfants, travail, maison…).
Pour reprendre, j’ai opté pour la sagesse et je suis passé sur un Bandit 650S.
Aujourd’hui, je roule en XTZ comme à mes débuts : comme quoi, si la soupe est bonne, on y revient.

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

Après un premier stage de perfectionnement avec l’AFDM, j’avais déjà l’idée qu’un bon nombre de choses devaient être entretenues et améliorées par un entrainement hors circulation.
J’étais déjà convaincu de l’utilité d’une formation continue au long de l’année quand j’ai entendu parler de la création prochaine de la CASIM 33 par un copain motard. J’avais prévu d’accompagner Madame qui en ressentais le besoin. Le temps de se décider, c’était trop tard, direction la liste d’attente. Le comble c’est que j’ai réussi à me vautrer deux fois pendant cette attente…

Que t’a-t-elle apporté ?

L’entraînement recherché et des rencontres permettant de rigoler un bon coup au milieu d’une bande d’hurluberlus qui jouent les acrobates sur plateau, voire en trial.

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Portrait de Fred

qui roule en Suzuki DL 1000 V-Strom

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Ton parcours motard ?

Permis en poche en 2004, j’ai parcouru environ 90 000km depuis.
Tout d’abord en Virago parce qu’elle traînait dans un garage. C’était déjà chouette de me la prêter en attendant d’avoir la mienne, mais je n’ai pas eu un très grand « penchant » pour elle, alors je l’ai rangée aussi discrètement que possible. Puis j’ai fait mes armes sur un Bandit 650 qui m’a vraiment appris à conduire, il m’a démontré qu’on pouvait « pencher ». Comme j’ai eu envie d’un peu plus de pêche, j’ai ensuite opté pour le Bandit 1200. On peut dire que c’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à découvrir la moto, son monde, son mode de vie, le plaisir de voyager un peu aussi.
Beaucoup en montagne grâce au groupe avec lequel je roule, l’émulation m’a donné envie d’aller plus loin… jusqu’aux hivernales. J’ai compris que désormais, je voulais rouler plus loin et plus longtemps, j’ai donc cherché une moto mieux équipée et plus confortable. J’ai testé le K1200GT qui était bien, mais pas top pour les routes des cols. Du coup, j’ai basculé sur la Moto Guzzi Norge pour le confort et charmé par le bicylindre, mais très vite les pannes successives m’en ont vacciné. Les « chèvres » (trails) ne m’attiraient pas, mais à force de voir les copains en chevaucher, j’ai voulu essayer : tester c’était adopter, c’est ainsi qu’aujourd’hui je roule sur un V-Strom 1000.

J’ai eu quelques moments de flippe quand, par exemple, un camion m’a coupé la priorité et que ma roue est venue saluer sa carrosserie. Un moment d’inconscience aussi quand, sur l’autoroute, j’ai déboîté de derrière un camion à vive allure (non homologuée par la maréchaussée) et que, stupeur, sur la voie de gauche ils étaient tous arrêtés à cause d’un bouchon. Freinage d’urgence, heureusement l’espace entre la file de gauche et la barrière de sécurité m’a permis de créer une file supplémentaire car ma moto ne s’est stoppée qu’après avoir dépassé la 4ème voiture !!! Depuis, je sais que sur l’autoroute ça ne roule pas toujours et qu’un camion cache la vue. Moins angoissant mais non moins mémorable : dans le pré des Mille Vaches, petite glissade latérale… Tout ceci m’a amené à comprendre qu’on n’est pas seul sur la route… et que dans les champs, il y a des bouses !

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’étais favorable à la formation parce qu’on a toujours besoin d’apprendre et/ou d’entretenir ses capacités. Suivre ma chérie et les copains a fini de me décider.

Que t’a-t-elle apporté ?

J’y ai trouvé du perfectionnement adapté au niveau de chacun, personnalisé grâce à une grande écoute et l’évolution possible des exercices.

Pourquoi te réinscrire ?

Pour continuer d’apprendre et de partager. Également parce que c’est une belle initiative et continuer d’être CASIMir, c’est soutenir un bel esprit.

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Portrait de Charlotte O.

qui roule en Honda 600 Hornet.

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Ton parcours motard ?

J’ai passé mon permis en 2014, j’ai parcouru 1.500 km.
Je n’ai pas tellement d’expérience à conter, si ce n’est que j’ai pu observer que les automobilistes sont imprévisibles et ont tendance à faire de la route leur propriété, donc MÉFIANCE !!!

Mon plus long voyage a été Bordeaux – Oléron, nous étions trois motards dont un CanAm Spyder. Ça s’est très bien passé, il faisait très chaud, donc nous nous sommes arrêtés souvent pour boire et souffler….

Pourquoi es-tu venue à la CASIM ?

A moto, mes difficultés sont plutôt cette satanée appréhension des risques et notamment des comportements des automobilistes que je ne parviens pas très bien à gérer. Quand je stresse, j’ai plutôt une conduite erratique et ça c’est mauvais. Je ne maîtrise pas bien ma moto dans les virages. Pour mes difficultés, c’est à peu prés tout et déjà pas mal…
J’ai connu l’association par hasard en trouvant un flyer dans un magasin d’équipements de moto.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que je me suis inscrite à la CASIM. Je souhaiterais être capable de me sentir plus à l’aise sur ma moto et acquérir de bonnes bases de pilotage !!

Que t’a-t-elle apportée ?

Je ne suis venue que deux fois aux CPM, mais j’ai été mise en confiance par les encadrants et les adhérents, ce qui me laisse penser que mes objectifs sont atteignables.

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Portrait de François M. VISA 2

qui roule en Bandit 600 rouge

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Ton parcours motard ?

Mises à part quelques mobylettes quand j’étais adolescent, pas d’expérience avant d’aller passer mon permis gros cube en 1987. A ce moment-là, je bénéficiais encore de mon code, passé moins de 5 ans avant pour le permis voiture ce qui me simplifiait la tâche. D’autres projets (enfants, maison) ont relégué l’achat de la première moto à plus tard… nettement plus tard : en 2010!
Déjà sensibilisé à l’importance de la sécurité en moto, j’ai budgété avec l’achat de la monture, quatre heures de conduite en moto-école pour me remettre en selle et un équipement de la tête au pied. J’ai trouvé la moto de mes rêves, mon Bandit, au bout de ma rue ou presque : à 300 mètres de chez moi.
Ça tombait bien car jamais cette distance ne m’a paru plus longue que ce jour là, je ne faisais pas le fier! Cela confirmait la nécessité des cours en moto-école, mais au bout de deux heures de leçon, le moniteur m’a encouragé à me lancer dans le grand bain.
Puis je roulais trop peu à mon goût : à peine les 4 kilomètres pour aller au travail et quelquefois le dimanche, un peu léger pour se constituer une expérience solide.
Je manquais vraiment de confiance dans mes compétences, mais avais très envie d’y remédier!

Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

J’ai fouillé le Net, vu beaucoup de vidéos, mais ça me semblait insuffisant, rien ne vaut la rencontre en vrai, le partage d’expérience. Je cherchais un groupe avec lequel rouler en sécurité, qui pourrait me guider, m’initier, me transmettre. C’était compliqué, mais j’ai fini par trouver un club très sympa, des motards très accueillants que j’ai eu plaisir à rencontrer. Mais une fois en balade, ça roulait encore trop vite à mon goût, surtout que j’étais à la fin du groupe. Pas si simple de s’intégrer dans un groupe qui a l’habitude de rouler ensemble, j’ai préféré éviter de leur imposer mon inexpérience.
De vidéo en vidéo, je suis tombé sur celles de Fabien (FlatFab), son site, puis celui de la CASIM.
Il m’a semblé que cette asso allait me permettre de trouver ce que je cherchais : me perfectionner, rencontrer des vrais gens, partager des expériences et avoir des conseils également pour mon équipement.

Que t’a apporté la CASIM ?

Avant de pouvoir intégrer le groupe des stagiaires, il a fallu que j’attende la rentrée 2015, mais dès janvier, j’ai assisté aux CPM en tant que spectateur, ce qui m’a déjà permis d’entendre les recommandations. Et puis, surtout, partager ces moments avec les CASIMirs, ces passionnés, dans cette bonne humeur, c’était déjà très chouette. Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’étais impatient de pouvoir accéder aux CPM pratiques.
Aujourd’hui, j’ai acquis plus de confiance et donc plus de plaisir.

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