Naissance de l’association CASIM

Le 3 mai 1981, Luc Boyé, au cours d’une soirée à Nantes, quitte un instant ses amis pour enfourcher sa 850 cm3, sa première moto.
Ses amis, ne le voyant pas revenir, partent à sa recherche. Ils le retrouvent un peu plus tard.
Luc, au guidon de sa moto, a manqué un virage et a percuté un mur. Il décédera très rapidement des suites de ses blessures. Il avait 18 ans.
La cause de cet accident semble être le manque de maîtrise : Luc venait de passer son permis.

Immédiatement, son père Claude Boyé et ses camarades motards créent une association :

« La Chaîne d’Amitié pour la Sécurité et l’Information des Motards »

Claude Boyé lance cet appel aux motards par le biais des quotidiens régionaux :

« Motards, comme l’était mon fils Luc, je vous comprends comme je l’ai compris. Je respecte votre passion pour la moto, et ne m’accorde pas le droit de vous juger ou de vous faire la morale.

Je voudrais tout simplement vous mettre en garde contre le danger qui vous guette, si vous enfourchez votre bécane, en sachant que vous n’êtes pas en état de le faire.
Tenez compte des trois règles suivantes : « Repos, Santé, Sobriété ».

Si l’un de vos camarades vous parait fatigué, si un symptôme que vous seul pouvez deviner ou connaître vis-à-vis de l’un d’entre vous apparait, empêchez par tous les moyens, même par la force, votre copain de monter sur son engin.
Vous lui sauverez peut-être la vie.

Sachez que je suis avec vous, et que si vous avez besoin de moi, ce serait avec la plus grande joie que je vous aiderai en vous accompagnant ou en vous représentant auprès des gens compétents, qui pourraient vous comprendre et vous conseiller, à vous perfectionner sur des terrains aménagés spécialement pour vous.

La mort de Luc ne doit pas rester inutile.
Restez, quoi qu’il arrive, le maître de vos machines. »

Les objectifs de la CASIM sont de former et d’aider d’autres motards à apprendre, entre eux, la sécurité.

Les logos de la CASIM à travers l’histoire:

 

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Son développement

Créée le 3 mai 1981 à Sainte Luce-sur-Loire, près de Nantes (Loire-Atlantique), la CASIM est régie par la loi 1901 sur les associations.

Très vite, la CASIM se développe et son rayon d’action s’élargit peu à peu sur l’ouest de la France.

Pour permettre un fonctionnement souple et rigoureux, il est décidé de créer des associations départementales, chapeautées d’abord par la Fédération CASIM–Ouest, puis depuis 1996 par la fédération CASIM-France.

Sont nées d’abord les CASIM du 44 (Loire-Atlantique), 49 (Maine-et-Loire), 85 (Vendée), puis du 22 (Côtes-d’Armor) et 29 (Finistère)…
Avec la création récente d’associations Casim dans le 35 (Ille-et-Vilaine) et le 56 (Morbihan), tous les motards bretons peuvent aujourd’hui rejoindre la Casim.

Les motards bourguignons peuvent eux adhérer aux Casim 21 (Côte-d’Or) et 71 (Saône-et-Loire).

Depuis 2009, les motards franciliens peuvent eux aussi suivre les formations de la Casim, d’abord avec la Casim 75 (Île-de-France) de 2009 à 2011, et actuellement avec les Casim 77 (Seine-et-Marne) et 78 (Yvelines), en attendant de futures associations Casim dans les autres départements d’Ile-de-France.

Depuis 2012, la Casim 33 (Gironde) s’adresse aux motards de toute l’Aquitaine.
Dernière née, la Casim 60 (Oise) commence à la rentrée 2014 sa première saison d’activités.

Des projets de création sont en cours dans l’Est de la France.

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Son organisation

Chaque association départementale est autonome dans son fonctionnement (budget, recherche de subventions, choix de partenaires, actions sur le terrain), mais se doit de poursuivre les objectifs fixés par la CASIM.

Sa création est soumise à autorisation de la CASIM-France. Elle doit désigner des délégués qui la représentent et rendent compte de ses activités chaque année lors de l’assemblée générale de la CASIM-France.

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La CASIM en France






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