1. Ton parcours motard ?

Paris, les embouteillages, la voiture et son lot de stress : vite un coup d’œil sur Sytadin : «NOOOOOOOOOOOON, je n’arriverai pas à l’heure !»

Boule au ventre, démarrage de mon bolide, un break diesel, et c’est parti avec un plaisir inexistant, et surtout l’angoisse de croiser un bouchon…

Pourtant motard depuis 1981 avec : la 103 SP et oui j’en ai eu une ( oui ce n’est pas une moto mais quand même : respect ), l’ER 80 noire et verte kittée et tout et tout, une Aprilia 125 enduro, une 750 VFR merveille du wheeling, une K75 RT, une FJ 1200…

Avec un historique pareil, j’ai revendu le break et j’ai acheté une magnifique (à mes yeux) RT.

Une bête de plaisirs, une tenue de route impeccable dans un confort inouï, une moto toute sereine qui ne demande qu’à être malmenée, douce et câline, il faut la conduire d’une main de fer.

Alors depuis 2012, je suis à nouveau motard, mais plus de place à la chevauchée fantastique, à la roulette russe, les jeans et les santiags ont laissé la place au cuir coqué et aux bottes de moto, je suis dorénavant un motard responsable.

La R1150RT et la R1200S sont venues compléter ma collection avant d’être détrônées par ma R1200RT LC actuelle.

2. Pourquoi es-tu venu à la CASIM ?

A ma reprise de guidon en 2012, je me suis naturellement tourné vers les stages de la gendarmerie et de la police en IDF.

Mais quelle ne fut pas ma surprise avec l’adjudant qui me corrigeait : « Revoyons ensemble votre position de conduite », « Oh lala Monsieur, vous vous croyez sur un transat ou quoi ? » me dit le gendarme instructeur. « Resserrez les genoux contre le réservoir, tenez-vous droit, avancez contre

le réservoir » etc etc…

Quelle remise en question, moi qui étais cool sur mon bolide, me voilà obligé de serrer le réservoir, et les pieds, mais où se trouve le plaisir ?

L’apprentissage de la trajectoire sur route ouverte a fini de m’achever, 30 années de moto pour s’apercevoir que j’avais pris de sacrées mauvaises habitudes !

Houlala, qu’il est difficile d’enlever ces défauts acquis depuis ces années !

Je me suis donc tourné vers la CASIM, suite aux conseils du gendarme instructeur…

3. Que t’a-t-elle apporté ?

J’ai pris plaisir à apprendre à nouveau à conduire ma propre moto.

À progresser. A voir ces bénévoles prendre du temps pour moi, me prodiguer des conseils, les répéter jusqu’à la compréhension définitive.

Whaouuuu, quelle leçon de don de soi malgré le froid, le chaud, les dimanches à octroyer aux Casimirs…

4. Tu es Président CASIM France : Pourquoi t’investir dans cette asso ?

J’ai donc effectué mon petit parcours… jusqu’au CAMABC, et à mon tour, je me suis investi pour les suivants.

Responsable « relations publiques » à la CASIM 78, puis vice-président de la 78, j’ai noué de belles relations avec le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense pour améliorer non plus la CASIM 78, mais la CASIM France.

Élu au poste de président de la CASIM France, je vais m’efforcer, avec vous tous, de remettre à flot cette fédération pour qu’elle prenne la place qu’elle mérite dans le monde de la moto.

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